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La paire Julien Maio-William Villeger échoue en finale de l’Open d’Allemagne

Sébastien Gente

Publié le

La paire Julien Maio-William Villeger échoue en finale de l'Open d'Allemagne
Photo Yang Shaochen / Badmintonphoto

OPEN D’ALLEMAGNE DE BADMINTON 2026 – Julien Maio et William Villeger ont craqué malgré une belle partie, et devront attendre pour un premier titre.

Une paire associée depuis 2023, mais qui n’avait jamais réussi à percer sur le circuit BWF de badminton : Julien Maio, médaillé européen en double mixte la saison dernière (avec Laura Palermo), et William Villeger, ancien champion d’Europe juniors du double messieurs (avec Fabien Delrue), disputaient leur première finale d’importance à l’Open d’Allemagne. Mais ils n’étaient clairement pas favoris contre les médaillés de bronze mondiaux en titre, les Chinois Bo Yang Chen et Yi Liu.

Rageant pour les Bleus

Pourtant, sur la lancée de leur superbe semaine, ils géraient le tempo d’entrée pour rester à hauteur, et plaçaient un premier coup d’accélérateur pour prendre la main. Des choix audacieux en attaque, une activité impressionnante sur le court, le petit matelas constitué tenait bon, les Chinois alternant le très bon et le médiocre. Et si une faute bête au service et un challenge manqué semblaient inverser le momentum, Julien Maio et William Villeger étaient les patrons sur le court, et concluaient le premier set sur un splendide rallye.

On sentait les Bleus sereins, un cran au-dessus, et ils faisaient la course en tête, au point d’avoir deux longueurs d’avance au moment du changement de côté. Mais la machine se grippait subitement : fautes directes, petit creux physique, de quoi réveiller l’appétit chinois. Bo Yang Chen et Yi Liu retrouvaient de l’allant et dictaient alors le tempo, dominant dans le petit jeu, et venaient égaliser en toute logique au vu de la physionomie de la rencontre.

On craignait le pire, et le pire arrivait. Petit à petit, point par point, les Bleus touchaient leurs limites. Physiquement, il ne semblait plus y avoir d’essence, et les Chinois appuyaient là où ça fait mal, déplaçant le volant à volonté pour essorer le reste d’énergie de leurs adversaires. Julien Maio et William Villeger tentaient de rassembler leurs dernières forces pour un baroud d’honneur, mais le dénouement était tristement logique : 21-17, 15-21, 12-21, il n’y a certes pas à rougir du parcours, mais les Bleus peuvent légitimement ressentir un sacré goût d’inachevé.

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