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Hockey sur glace

Ambitieuses, les Bleues du hockey visent la montée dans un Mondial D1A plus relevé que jamais

Maxime Cazenave

Publié le

Ambitieuses, les Bleues du hockey visent la montée dans un Mondial D1A plus relevé que jamais
Photo Icon Sport

MONDIAL D1A FÉMININ 2026 – Deux mois après ses premiers Jeux Olympiques, l’équipe de France va tenter de retrouver l’élite du hockey mondial à Budapest (Hongrie).

La parenthèse enchantée de la première participation aux Jeux Olympiques refermée, l’équipe de France féminine se lance dans un nouveau cycle, avec les Jeux de 2030 en ligne de mire. En attendant cette prochaine échéance, les filles de Grégory Tarlé ont déjà un objectif majeur en tête : celui de monter dans le groupe Élite des championnats du monde.

Un Mondial D1A à la densité historique

Une mission particulièrement ardue. L’année dernière, les Bleues avaient raté le coche en terminant 4èmes à Shenzhen alors que les deux premiers glanaient un précieux sésame. Cette année en revanche, seul le premier accédera au gratin mondial. Ce changement radical est également accompagné par une concurrence accrue.

En effet, la Chine, que les Bleues avaient battue d’un souffle en 2025, mais aussi en match de préparation cette semaine, fait désormais office de petit poucet. Il faut dire qu’entre la Slovaquie de la prodige Nela Lopušanová, les relégués sérieux que représentent la Norvège et la Hongrie, et la force montante qu’est le promu italien, le plateau n’a jamais été aussi relevé dans l’antichambre de l’Élite.

Le trio de gardiennes reconduit, une cure de jouvence en attaque

Pour rivaliser avec tout ce beau monde, Grégory Tarlé s’appuie naturellement sur le noyau dur qui était à Milan-Cortina en février. Devant le filet, le trio n’a pas changé. Brillante lors du tournoi olympique, Alice Philbert sera la numéro 1, et aura un rôle capital à jouer. Sur le plan défensif, seule Léa Villiot manque à l’appel, et est remplacée numériquement par la jeune Clara Piazzon (20 ans), qui compte à son actif deux Mondiaux U18.

Cette dernière fait partie d’une cure de jouvence, particulièrement prononcée dans le secteur offensif. En effet, en plus de la néo-retraitée Anaé Simon, Jade Barbirati et Sehana Galbrun ont fait l’impasse, ce qui permet à trois néophytes de prendre part à leur première compétition en senior : la capitaine des Bleuettes U18 Maëli Moussier (17 ans), mais aussi Jade Bernoussi (18 ans) et Marleen Origlio (19 ans) qui évoluent toutes deux à l’Université John Abbott au Canada.



Ce jeune trio s’ajoute à une autre pensionnaire de l’université canadienne, Anaïs Peyne-Dingival (18 ans), et à Clémence Boudin (17 ans), qui étaient toutes deux de l’aventure olympique.

Un équilibre à trouver pour les Bleues

Ce quintet vient ainsi compléter l’offensive auprès des cadres indéboulonnables. Capitaine et possédant désormais 250 sélections au compteur, Lore Baudrit va effectuer sa dernière danse avant de transmettre définitivement le flambeau au trio magique Chloé Aurard-BusheeEstelle DuvinClara Rozier. En ajoutant à cela les filles qui ont à peine passé la vingtaine, mais disposent d’une belle expérience internationale déjà (Huot-Marchand, Nonnenmacher, Le Scodan), le talent ne fait pas défaut.



Cependant, le manque de bouteille au plus haut niveau sera sans doute le principal défaut de ce collectif. Le risque d’un déséquilibre sur les lignes offensives peut également se ressentir. Est-ce que le sélectionneur décidera d’aligner deux gros premiers trios, ou d’équilibrer les forces pour disposer de trois trios plus homogènes ? Le choix sera cornélien, et pourra évoluer en fonction de l’adversaire. Quoi qu’il en soit, cette équipe de France ne partira pas favorite. Si l’objectif de terminer 1er du groupe est clairement affiché, tous les scénarios semblent possibles dans ce Mondial extrêmement homogène. Même le pire.

Les deux premières rencontres serviront en tout cas de révélateur grandeur nature pour les ambitions des Bleues. En effet, en moins de 24 heures, il faudra faire face successivement à la Hongrie, poussée par son public, et à la Norvège, contre laquelle les Tricolores se sont inclinées en fin de semaine. Soit deux équipes qui évoluaient en Élite l’année dernière. La mise en route va donc être capitale.

La liste des 23 Bleues

Gardiennes : Margaux MAMERI, Alice PHILBERT, Violette PIANEL COURIAUT.

Défenseures : Léa BERGER, Gabrielle DE SERES, Sophie LECLERC, Marie-Pierre PÉLISSOU, Clara PIAZZON, Lucie QUARTO, Élina ZILLIOX.

Attaquantes : Chloé AURARD-BUSHEE, Lore BAUDRIT, Jade BERNOUSSI, Clémence BOUDIN, Estelle DUVIN, Margot HUOT-MARCHAND, Manon LE SCODAN, Julia MESPLÈDE, Maëli MOUSSIER, Emma NONNENMACHER, Marleen ORIGLIO, Anaïs PEYNE-DINGIVAL, Clara ROZIER.

Le calendrier des Bleues à Budapest

  • France – Hongrie le dimanche 12 avril (19h30)
  • Norvège – France le lundi 13 avril (16h)
  • Italie – France le mercredi 15 avril (19h30)
  • France – Chine le vendredi 17 avril (12h30)
  • Slovaquie – France le samedi 18 avril (16h)
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