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Hockey sur glace aux JO 2026 : le bilan du grand retour des stars de la LNH

Nicolas Jacquemard

Publié le

Après 46 ans d'attente, les États-Unis retrouvent l'or olympique en hockey sur glace après une grande finale contre le Canada
Photo Icon Sport

Le 22 février 2026, Jack Hughes glisse le palet entre les jambières de Jordan Binnington. À 1 min 41 sec de la prolongation, les États-Unis arrachent l’or olympique 2-1 face au Canada, à l’Arena Santaguilia de Milan. Pour la première fois depuis Sotchi 2014, les meilleurs joueurs de la LNH ont disputé un tournoi olympique. Ce retour était attendu depuis douze ans. Il n’a pas déçu.

En 2018 et en 2022, la LNH avait refusé de libérer ses joueurs. Le niveau du tournoi en avait souffert. L’accord signé en 2024 entre la LNH, l’AJLNH, l’IIHF et le CIO a tout changé. À Milan, chaque équipe a aligné ses vraies forces. Le Canada a déployé 25 joueurs issus de la ligue. Sidney Crosby portait le « C ». Connor McDavid et Cale Makar étaient adjoints. Jon Cooper tenait le banc.

Quand le hockey olympique booste toute une économie du sport

Un tournoi de ce niveau ne se résume pas à la glace. Au Canada, les retombées d’un grand événement international de hockey touchent plusieurs secteurs. Les droits télévisés, les ventes de maillots, le trafic des plateformes numériques : tout grimpe en même temps. CBC, Bell Media et Rogers Media ont couvert le tournoi en continu. L’audience nationale a atteint des niveaux inédits depuis Vancouver 2010.

Le secteur du divertissement en ligne a suivi la même courbe. Depuis la réglementation du marché des jeux en Ontario en 2022, plusieurs provinces canadiennes ont encadré l’accès aux plateformes de jeux d’argent numériques. Des sites comme casino.ca recensent et comparent les options disponibles pour les Canadiens qui cherchent des plateformes licenciées. Ce marché structuré s’est développé en parallèle du regain d’intérêt pour les grands événements sportifs au Canada.

Un Canada dominateur jusqu’en finale

En phase de groupes, le Canada a écrasé ses adversaires. Victoire 5-1 contre la Suisse, 10-2 contre la France. McDavid, Crosby, Wilson et Harley ont alterné au marquoir. En quart de finale, la Tchéquie a failli créer la surprise : menés à trois minutes de la fin, les Canadiens ont arraché l’égalisation puis le but vainqueur de Mitch Marner en prolongation (4-3). En demi-finale, MacKinnon a marqué dans la dernière minute pour qualifier le Canada.

McDavid a terminé le tournoi avec 13 points, record absolu pour un joueur de la LNH sur un seul tournoi olympique. Ce chiffre dit quelque chose sur la nature de ce tournoi. Le niveau défensif des équipes adverses, la densité des matchs à élimination directe : tout rendait ce record plus difficile encore à atteindre.





McDavid, Crosby, Makar : trois générations sur la même glace

Ce tournoi a mis en lumière une réalité rare dans le sport professionnel. Trois générations de joueurs canadiens d’élite ont coexisté dans le même vestiaire. Crosby, 38 ans, représentait l’héritage olympique. McDavid, 29 ans, incarnait le présent absolu. Makar, 27 ans, annonçait déjà la suite. Sur la glace, cette cohabitation a produit des combinaisons offensives d’une fluidité rare. Les adversaires ne pouvaient pas neutraliser les trois lignes d’attaque en même temps. Devon Toews, Thomas Harley et Shea Theodore ont formé des paires défensives solides. Binnington a tenu sa cage avec constance tout au long du tournoi.

La finale : Hellebuyck contre tout le monde

Le Canada a dominé la finale dans les grandes lignes. Binnington a réalisé 26 arrêts. En face, Connor Hellebuyck a bloqué 41 tirs. Le gardien des Jets de Winnipeg a terminé le tournoi avec cinq victoires en cinq matchs, une moyenne de 1,18 but par partie et un taux d’efficacité de ,956.

Crosby n’a pas pu jouer la finale. Blessé, il a regardé le match depuis le banc. Matt Boldy a ouvert le score dès la sixième minute. Makar a égalisé en deuxième période. À 3 contre 3 en prolongation, Werenski a trouvé Hughes, seul devant Binnington. But. Fin du match. Pour le Canada, c’est la première médaille d’argent olympique en hockey masculin depuis 1992.

Chez les femmes aussi, les États-Unis ont tout raflé

Le Canada n’a pas seulement perdu une finale à Milan. Il en a perdu deux. Trois jours avant la défaite des hommes, les Canadiennes s’inclinaient 2-1 en prolongation face aux États-Unis. But vainqueur de Megan Keller, défenseure du Fleet de Boston, à trois contre trois. Le Canada était tenant du titre depuis Pékin 2022.

Marie-Philip Poulin avait pourtant marqué tout au long du tournoi. La capitaine de la Victoire de Montréal a égalé le record de buts olympiques de Hayley Wickenheiser en quart de finale contre l’Allemagne. Elle repart avec l’argent. Comme ses coéquipiers masculins. Ce double revers face au même adversaire, dans les deux tournois, à trois jours d’intervalle, dépasse le simple bilan sportif. Les États-Unis ont dominé le hockey canadien sur toute la ligne à Milan. Cette réalité nourrit une rivalité qui s’annonce encore plus intense en 2030.

Le Canada repart avec des certitudes et une question. McDavid et Makar ont prouvé qu’ils peuvent porter une équipe nationale au plus haut niveau. Mais qui prend le relais de Crosby ? À 38 ans, le capitaine de Pittsburgh a sans doute disputé son dernier tournoi olympique.