Tour d’Italie 2026 : les favoris pour le maillot cyclamen du classement par points sur le Giro
Découvrez les favoris du maillot cyclamen du Giro 2026 : Jonathan Milan face à Paul Magnier, Arnaud De Lie, Kaden Groves ou Tobias Lund Andresen dans la lutte pour le classement par points du Tour d’Italie.
Un parcours difficile
Il ne fait pas bon d’être un pur sprinteur ces dernières années. Le Giro ne fera pas exception à cette règle. Pour remporter le maillot cyclamen, il faudra savoir grimper. Ne serait-ce que pour terminer dans les délais lors de la dernière semaine de course, qui sera exigeante pour les poids lourds du sprint.
En effet, les étapes sont souvent montagneuses et quand elles ne le sont pas, elles sont vallonnées. Quand on fait le compte, un pur sprinteur peut s’imposer sur quatre à cinq étapes. C’est peu, mais suffisant pour voir un sprinteur remporter le maillot cyclamen, grâce à un barème adapté.
- À ce sujet – Arnaud De Lie, Egan Bernal, Unibet Rose Rockets… nos six paris pour le Tour d’Italie 2026
Plus d’informations sur le barème
Mis en place en 2014 après quatre maillots cyclamen consécutifs remportés par des grimpeurs (de 2009 à 2012), le barème distribue un nombre de points conséquents lors des étapes de plaine. Tandis que sur les étapes de montagne, les points gagnés au classement du meilleur sprinteur sont minimes.
Le classement par points du Giro d’Italia 2026, récompensé par le célèbre maillot cyclamen, favorise largement les sprinteurs. Les étapes de plaine offrent le plus gros total avec 50 points attribués au vainqueur, contre 25 sur les étapes vallonnées et seulement 15 lors des étapes de montagne ou des contre-la-montre. Les sprints intermédiaires permettent également de glaner des points précieux tout au long des étapes, avec un maximum de 12 unités distribuées.
Ce système encourage les hommes rapides à viser la régularité sur l’ensemble des arrivées massives, tout en laissant une petite marge aux puncheurs et aux coureurs capables de performer sur des terrains plus accidentés. Comme souvent sur le Giro, la lutte pour le maillot cyclamen pourrait ainsi se jouer jusqu’aux dernières étapes.

Jonathan Milan, favori incontesté
En 2025, c’est Mads Pedersen (Lidl-Trek) qui l’avait emporté, avec 4 victoires d’étapes en prime. Pour lui succéder, l’archi-favori n’est autre que son coéquipier, Jonathan Milan. L’Italien de 25 ans n’en est pas à son coup d’essai. En trois Grands Tours, il a remporté trois fois le classement du meilleur sprinteur (deux fois sur le Giro, une fois sur le Tour). Cette année encore, il sera l’homme à battre.
Le Géant de Buja, comme on le surnomme de l’autre côté des Alpes, a toutes les qualités pour poursuivre la razzia de Lidl-Trek. Voilà deux éditions que l’équipe américaine impose sa loi sur les sprints. Lors de sa dernière participation en 2024, Jonathan Milan avait d’ailleurs remporté trois étapes et fini quatre fois 2e.
Paul Magnier, la chance française
Est-il la relève d’Arnaud Démare – double vainqueur du maillot cyclamen (2020 et 2022) ? Nous ne connaissons pas la réponse à cette question mais une chose est sûre : Paul Magnier (Soudal Quick-Step) est la meilleure carte française.
Du haut de ses 22 ans, le jeune Français arrive sur ce Giro avec ambition. Il y a un an, il arrivait sur le Tour d’Italie avec 5 victoires professionnelles (aucune en WorldTour) dans le but de découvrir l’épreuve, et de se tester. Entre-temps, Paul Magnier a changé de dimension. En 2025, il a remporté 19 victoires dont 6 au niveau WorldTour – ce qui en fait le 2e plus prolifique derrière Tadej Pogačar. C’est pourquoi il arrive cette année avec un nouveau statut, celui de leader de son équipe.
Sur le Giro 2025, une 3e place était sa meilleure performance. Cette année, une absence de victoire d’étape pourrait être vue comme une déception par les suiveurs. Pourtant, la concurrence est rude et Magnier devra être parfaitement placé lors des arrivées pour rivaliser avec le surpuissant Jonathan Milan.
Pour le maillot cyclamen, le Français fait office de sérieux outsider. S’il veut le remporter, il devra néanmoins trouver ce qui lui a manqué sur son premier Giro : de la régularité.

Tobias Lund Andresen, l’homme en forme
Vainqueur à trois reprises en WorldTour cette année, le Danois aura à cœur de briller sur les routes italiennes. Il s’est imposé à deux reprises en début de saison pour s’offrir une étape du Tour Down Under et la Cadel Evans Great Ocean Race. Avant de récidiver sur Tirreno-Adriatico où il s’est imposé devant Arnaud De Lie (Lotto Intermarché), Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) et Paul Magnier. Tobias Lund Andresen est en forme, et il souhaitera satisfaire son nouvel employeur sur ce Giro.
Nouvel arrivé dans l’équipe Decathlon CMA CGM, le Danois a bénéficié lors de ses victoires d’un excellent travail collectif. En effet, il a souvent été bien emmené et parfaitement lancé par son poisson pilote, le Norvégien Tord Gudmestad. La paire scandinave peut s’avérer redoutable et on s’attend à voir le Danois aux avant-postes dans les arrivées massives.
De Lie et Groves à l’affût
Les capteurs de puissance vont s’affoler sur ce 109e Tour d’Italie car le plateau de sprinteurs est bien fourni.
En plus des trois cités précédemment, on peut noter la présence d’Arnaud De Lie (Lotto Intermarché) en quête de sa première victoire sur un Grand Tour. À l’aise sur les itinéraires vallonnés, il sera un candidat sérieux au maillot cyclamen.

Le dernier outsider crédible n’est autre que le double vainqueur du classement par points du Tour d’Espagne : Kaden Groves (Alpecin-Premier Tech). L’Australien revient d’une blessure au genou survenue suite à une chute sur Kuurne-Brussel-Kuurne. Lui aussi passe bien les bosses et peut jouer les trouble-fête. À condition d’arriver rétabli et en forme, bien évidemment.
Dans la caste des sprinteurs présents, on retrouve également Ethan Vernon, Corbin Strong (NSN Cycling), Pascal Ackermann (Jayco AlUla), Casper Van Uden (Team Picnic PostNL), Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets), Matteo Malucelli (XDS Astana), Orluis Aular (Movistar), Matteo Moschetti (Pinarello Q36.5), Paul Penhoët (Groupama-FDJ United) et Erlend Blikra (Uno-X Mobility). Ils seront tous des prétendants à une victoire ou un podium d’étape, en revanche on les imagine mal remporter le classement du meilleur sprinteur.
En conclusion
Ce qui est certain, c’est que ce Giro dispose d’un plateau de sprinteurs comme on en voit rarement. L’ultra favori pour la succession de Mads Pedersen est Jonathan Milan, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une surprise. Paul Magnier, Tobias Lund Andresen, Arnaud De Lie et Kaden Groves pourraient bien jouer les trouble-fête et, pourquoi pas, ramener le maglia cyclamen à Rome.


