Nous suivre
Top 14

Les notes de Toulon-Toulouse : Dupont flamboyant, Serin transparent

Flo Ostermann

Publié le

Les notes de Toulon-Toulouse Dupont flamboyant, Serin transparent
Photo Icon Sport

Découvrez les notes du match entre Toulon et Toulouse, rencontre de la 23ème journée de Top 14, remportée par Toulouse (27-51).

Les notes de Toulon

Ceux qui ont brillé

Tomás Albornoz – 7

L’ouvreur argentin est décidément en grande forme. Déjà en vue en demi-finale de Champions Cup, il a encore réalisé une prestation solide dans un grand match. Coïncidence, son équipe a perdu les deux matchs. Mais il n’a pas grand-chose à se reprocher, si ce n’est trois plaquages manqués sur sept tentés. Le point noir d’un match réussi. Il marque le second essai des siens, celui qui fait passer son équipe devant. Il a été un atout offensif intéressant, notamment par sa capacité à percuter (cinq courses, 41 mètres gagnés ballon en main). Un peu moins en vue avant sa sortie (62e).

Matthias Halagahu – 6

Alors que quelques Toulonnais ont flanché dans le premier acte, le deuxième ligne a fait le travail en défense. À sa sortie (47e), il est le joueur qui a réussi le plus de plaquages (12), sans en manquer un seul. Irréprochable sur ce plan-là. Son apport offensif aura toutefois été très limité. Mais après la débandade subie par son équipe, qui s’est accélérée à sa sortie, son activité défensive méritait d’être soulignée.

Ceux qui ont déçu

Baptiste Serin – 4

Dans son duel avec Antoine Dupont, le Toulonnais aura perdu la partie par K.-O. Alors que le Toulousain a été flamboyant, Baptiste Serin aura été transparent. Se contentant d’un rugby scolaire, sa passe décisive ne peut pas masquer ses faiblesses offensives. Il n’a jamais su attaquer la ligne adverse (une course avec ballon), alors que cela est censé être l’un de ses points forts. Bien ciblé par la défense toulousaine, il aura été pris à la gorge. Le génie a été mis en cage.

Antoine Frisch – 4

Le premier centre a été transparent dans la partie. S’il a été sérieux en défense (9/9 aux plaquages), on est en droit d’attendre un peu mieux d’un joueur dont le talent crevait l’écran quand il était en Angleterre et surtout en Irlande. Mais il n’a jamais réussi à retrouver ce rendement depuis son retour en France. Trop scolaire, trop classique et pas assez impliqué offensivement dans le jeu de son équipe (trois courses, trois mètres gagnés en 60 minutes). Toulon s’est retrouvé avec une paire de centres qui n’a pas pesé dans la partie.

Ignacio Brex – 3

Toulon a pris l’eau et près de 50 points. Et le centre n’est pas étranger à cette prestation compliquée en défense. Il est le joueur qui a manqué le plus de plaquages : six en 14 tentés. Beaucoup trop dans un match d’un tel niveau. Par ailleurs, il aura été transparent offensivement, alors que son équipe a eu quelques munitions. Certes, il a fait jouer (neuf passes), mais n’a jamais vraiment su attaquer la ligne adverse.




Les notes de Toulouse

Ceux qui ont brillé

Antoine Dupont – 8

Pas mal critiqué ces dernières semaines, à juste titre, le demi de mêlée international français a remis les pendules à l’heure ce samedi soir. Il a été le maître à jouer de son équipe tout au long de la partie. Auteur d’un essai et de deux passes décisives, dont une sublime après un numéro en solitaire vers Santiago Chocobares. On lui reprochait de ralentir le jeu, il l’a considérablement accéléré dans cette rencontre. Il a mis en grande difficulté la défense adverse (deux franchissements, deux passes après contact et 58 mètres gagnés ballon en main).



Romain Ntamack – 7

Antoine Dupont et Romain Ntamack qui performent dans le même match. Coïncidence ? Pas si sûr ! Il marque le premier essai du match et a enfin su attaquer la ligne adverse (neuf courses), chose que l’on ne voyait quasiment pas lors de ses dernières sorties. Et bizarrement, quand il se met à attaquer, il franchit et trouve des espaces. Son rendement dans la transformation du jeu n’en est pas affecté pour autant. Preuve que le blocage était ailleurs que sur le plan purement rugbystique. À cela s’ajoutent de beaux progrès devant les perches. Petit point faible de sa partie, il manque deux de ses sept plaquages tentés.

Peato Mauvaka – 7

Lui aussi faisait partie des joueurs un peu en dedans. Il avait quelque peu perdu de sa qualité de percussion. Ce samedi soir, les Toulonnais vont sans doute se souvenir des charges du talonneur international français. Véritable machine à démolir, il termine son heure de jeu avec deux franchissements et 75 mètres gagnés ballon en main en neuf courses. Tout simplement le plus haut total d’un joueur ce soir. On rappelle que l’on parle d’un première ligne ! Il s’offre son essai, le deuxième de son équipe, qui permet à Toulouse de recoller et d’inverser la vapeur dans ce match. Une grande partition entachée d’un plaquage manqué qui coûte un essai à son équipe.

Ceux qui ont déçu

Cyril Baille – 4

Le pilier a souffert dans la puissance, même s’il a retrouvé une certaine mobilité (six passes et quatre courses). Mais dès qu’il est touché, il va trop rapidement au sol, loin de ce joueur percutant qu’il était encore il y a deux ans. Il y a un peu de mieux, il a fait jouer, mais l’édifice est fragile. Surtout quand on joue dans l’un des clubs les plus performants d’Europe, où la baisse de régime n’est que peu tolérée. Sorti avant l’heure de jeu (55e).

Blair Kinghorn – 4

Il est directement fautif sur le premier essai encaissé par Toulouse. En tentant quelque chose de presque impossible, il se fait intercepter par Mathis Ferté, qui lancera Gaël Drean. C’est un peu à l’image de sa saison. L’arrière/ailier se cherche, cherche ses sensations, et a perdu son rugby et son sens du jeu. Il est capable de percuter et de porter le ballon, mais c’est à peu près tout. Une saison pour l’heure à oublier, même s’il reste quelques matchs.

2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Avatar

    simone raynaud

    10 mai 2026 à 21h48

    N oublions pas qu il manquait à Toulon les deux preneurs de balles en touche que sont : ollivon et leur capitaine 2em ligne. Toulouse aurait eu beaucoup moins de balles s ils avaient joué.

  2. Avatar

    Annie Romier

    10 mai 2026 à 0h14

    Pas du tout d’accord concernant Cyril Bâille il a été très actif

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *