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Le Montpellier Handball s’offre sa quinzième Coupe de France en dominant Nantes

Théo Alleaume

Publié le

Le Montpellier Handball s'offre sa quinzième Coupe de France en dominant Nantes
Photo Icon Sport

COUPE DE FRANCE DE HANDBALL – Au terme d’une finale monumentale, c’est le Montpellier Handball qui triomphe, remportant ainsi son quinzième trophée dans la compétition (27-24).

Qui de Nantes, deuxième du championnat et triple vainqueur de la compétition, ou de Montpellier, quatorze fois champion et actuel troisième de Starligue, ajoutera une ligne à son palmarès ?

Si, du côté héraultais, le groupe est au complet, du côté du HBC Nantes, le grand absent du soir se nomme Thibaud Briet. En lice pour le titre de meilleur arrière gauche et de meilleur défenseur du championnat, sa densité physique risque de manquer cruellement au H.

Quel début de match ! Avec six buts, dont quatre inscrits sur les ailes en moins de cinq minutes, les deux formations ne perdent pas de temps avant de s’échanger des coups. En tribunes, les supporters des deux équipes se répondent d’un bout à l’autre du terrain. Le poids du public aura clairement son importance. Nantes subit dans ce premier quart d’heure. Se mettant deux fois à la faute en défense, Romain Lagarde offre deux penalties aux Montpelliérains, qui prennent un petit avantage de deux buts (7-5, 9’).

Je ne suis pas content de ce qu’on a produit. On a fait énormément de fautes techniques, on a perdu énormément de ballons, on s’est trop précipités. (Grégory Cojean, coach du HBC Nantes)

Pour essayer de relancer la machine, Grégory Cojean effectue ses premières rotations en faisant entrer Julien Bos, Rok Ovniček et Ian Tarrafeta. Changement de plan en défense, avec un passage en 1-5, mais sans impact immédiat. Pas le choix : le premier temps mort est posé côté nantais, sous la bronca des supporters héraultais. Dans le match des gardiens, avantage au portier du MHB. Son homologue nantais, Ivan Pešić, réalise son premier arrêt à la 19’ (13-9, 21’).

Le jeu rapide montpelliérain fait des ravages dans la défense nantaise, forçant les Jaunes et Violets à se mettre à la faute et à écoper d’un quatrième deux minutes en première période (16-12, 30’).



Rémi Desbonnet scelle la rencontre

Nantes, déjà mal embarqué dans cette rencontre, va voir rouge. Auteur d’un coup au visage sur Rogerio Moraes, Romain Lagarde écope de son troisième deux minutes, synonyme d’exclusion définitive. Un gros coup dur pour le secteur central nantais, désormais privé de deux joueurs (20-15, 37’). Noam Léopold a l’occasion de ramener les siens à -3, mais c’est sans compter sur Rémi Desbonnet, qui écœure le jeune Suisse sur penalty.



On a perdu contre la meilleure équipe aujourd’hui. On fait trop de fautes et on rate des shoots importants à la fin de la rencontre. Tout ça combiné, ça ne donne pas un très bon résultat. (Noam Léopold, ailier gauche du HBC Nantes)

Pourtant bien dans son match, Montpellier se fait peur en attaque, perdant deux ballons puis venant buter sur le portier nantais, offrant ainsi une balle de -2 aux Nantais, qui n’en demandaient pas tant. La finale est-elle relancée (21-18, 45’) ?

Franchement, je suis très content. On n’a pas été happé par la pression, l’ambiance de la rencontre. On a été très solides en défense tout au long du match. Tout n’est pas parfait, mais 15, c’est un chiffre presque rond, donc ça me va bien. (Valentin Porte, arrière droit du MHB)

Si Nantes parvient à rester en embuscade, oscillant entre -2 et -4, Montpellier reste maître de son destin. Les hommes d’Erick Mathé peuvent remercier leur portier, qui réalise toujours l’arrêt parfait au bon moment. Et il le prouve encore en stoppant son troisième penalty de la rencontre, scellant définitivement l’issue de cette finale. Montpellier remporte ainsi sa quinzième Coupe de France (27-24, score final).

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