L’avenir de l’écurie Renault F1 reste incertain
FORMULE 1 – Le constructeur Renault prépare actuellement un plan d’économies de 2 milliards d’euros, qui sera présenté prochainement. Et la crise liée au coronavirus pourrait bien mettre en danger l’écurie Renault F1.
Renault va mal, et ce n’est pas d’aujourd’hui. Après des choix stratégiques qui ont mené le constructeur au losange à des pertes financières conséquentes et l’affaire Carlos Ghosn, la crise liée à la COVID-19 précipite Renault dans une situation bien plus délicate. Déjà, en février dernier, un vaste plan d’économies est évoqué. Celui-ci doit être présenté d’ici une dizaine de jours. Le montant de 2 milliards d’euros d’économie est également annoncé.
D’abord, mardi dernier, c’est Le Canard Enchaîné qui jetait un pavé dans la mare. Ce dernier annonçait alors la probable fermeture de quatre sites sur le territoire français : Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), les fonderies de Caudan (Morbihan), le site de Dieppe (Seine-Maritime) et Flins (Yvelines). Selon Les Échos, ce dernier site ne devrait finalement pas fermer, au contraire des trois premiers cités.
À terme, l’objectif est de réduire les coûts fixes de 2 milliards d’euros d’ici 2022. Forcément, outre ces probables fermetures, on peut se demander quelles seront les autres sources d’économies dans le cadre de ce vaste plan de restructuration.
Quel avenir pour Renault F1 ?
Pour le constructeur français, le salut pourrait venir de l’État. En effet, ce dernier, actionnaire à 15% de Renault, devrait accorder un prêt garanti de plusieurs milliards d’euros. Néanmoins, le gouvernement a déjà prévenu. Il sera « intransigeant », dans le but de sauver un maximum d’emplois en France.
C’est dans cette conjoncture peu réjouissante que se pose désormais la question de l’avenir de Renault F1. Selon le site spécialisé NextGen-Auto Motorsport, trois raisons pourraient pousser le Conseil d’Administration de Renault à une réflexion sur le futur de l’écurie. Parmi elles, deux semblent irréfutables. La première est d’ordre économique. Renault F1 Team, c’est un budget annuel avoisinant les 200 millions d’euros. Loin d’être négligeable dans l’optique d’un plan d’économie massif.
Deuxième raison, le sportif. Dépassé par McLaren dans la hiérarchie des écuries, Renault F1 Team n’a pas obtenu un seul podium en 2019. Sans oublier que le constructeur français ne fournira plus les moteurs à leur bourreau de la saison dernière. Une régression évidente.
Des réponses attendues dans les prochains jours ?
Pour le moment, aucune déclaration n’a été dans le sens d’une disparition de l’écurie dans les années à venir. Il est bon de rappeler que durant l’intersaison, Renault F1 a signé un gros contrat de sponsoring titre avec DP World, troisième exploitant portuaire au monde. Signe indiscutable qu’avant la crise sanitaire du coronavirus, le départ du constructeur tricolore de la F1 n’était pas d’actualité. Mais la donne pourrait avoir changé depuis le début d’année, avec un marché automobile en chute libre.
Désormais, les premières réponses pourraient être données dans les prochains jours. En même temps que la présentation du plan d’économies. En attendant, les spéculations vont bon train. La menace, elle, est réelle.


