Nous suivre
Handball

Ana Gros : « Je ne pense pas que c’est Györ qui était meilleur, c’est nous qui avons mal géré »

Publié le

Photo Icon Sport

FINAL FOUR LIGUE DES CHAMPIONS FÉMININE HANDBALL – Ana Gros, Oriane Ondono, Clarisse Mairot et Pauline Coatanéa reviennent sur leur demi-finale perdue face à Györ.

Parler de désillusion n’est pas exagéré. Non Brest n’était pas favori, non Brest n’a pas mené durant tout le match. Mais le BBH a fait preuve d’abnégation durant plus de 60 minutes dans une rencontre qui aura laissé beaucoup de traces physiques. Et en fin de match, Brest avait clairement les clés de l’issue de la rencontre et la possibilité de réaliser un nouveau gros coup et de nous offrir une finale franco-française. Alors forcément, comme après toute défaite, les visages étaient marqués. Mais peut-être un peu plus car les Rebelles ont plus que tenu tête au meilleur club d’Europe.

Je ne pense pas que c’est Györ qui était meilleur, c’est nous qui avons mal géré. On a perdu Ori’ en presque début de match, très tôt. Après, elles ont aussi perdu Bruna qui est aussi très très importante pour eux. Mais après, je peux juste dire chapeau à toutes les filles qui se sont battues en défense sans Ori’, sans Yvette après.

Vraiment on a tout donné, on s’est battues. C’est dommage parce que je trouve, comme je l’ai dit, que Györ n’était pas vraiment meilleur que nous aujourd’hui.

Je suis fière parce qu’on a quand même montré un très bon visage contre Györ qui n’est pas simple à jouer. À la fin c’est un peu cette chance qui manque peut-être et un peu d’expérience aussi. Il y a peut-être un tir, il y a peut-être un ballon qui change et qui décide les matchs comme ça.Ana Gros

Pour la capitaine Oriane Ondono au bord des larmes, la pilule était aussi dure à avaler.

Malheureusement ça s’est joué vraiment à rien, on n’était pas loin du tout.

Je suis très fière des filles, elles ont vraiment rien lâché, tout le monde a joué son rôle et c’est encore plus frustrant du coup, parce que je vois qu’on a vraiment tout donné et ça ne paye pas. Je suis vraiment déçue pour nous.

Il y a les ballons perdus. Moi j’en perds en première mi-temps. C’est même pas que ceux de la fin. Il y en a plein qu’on perd qu’on aurait pu éviter. Donc on a un peu de regrets sur ça.

C’est une accumulation de plein de choses sur le match. Je pense que dans l’ensemble, on perd trop de ballons. Mais on fait quand même un très très bon match. Je pense que forcément on est déçues là. Mais maintenant il faut qu’on switch direct pour pouvoir aller chercher une médaille demain.



Ça a été plus compliqué dans le secteur défensif et même en attaque, parce qu’on avait perdu notre pivot titulaire. Après il y a eu aussi un rouge de l’autre côté donc ça s’est aussi compensé sur le match. On a forcément des regrets en perdant. Et d’autant plus que là, je crois qu’à 4-5 minutes de la fin, on était devant . Donc c’est frustrant, c’est vraiment très frustrant. Mais on va utiliser ça pour se forger et pour être surmotivées demain et aller gagner ce dernier match.

Ça se joue sur des détails et ce soir il nous manquait pas grand-chose mais c’est comme ça. On a perdu et maintenant il faut qu’on se projette pour demain.Clarisse Mairot

Pauline Coatanéa : On a été vraiment une équipe de guerrières ce soir

Vraiment, c’est très dur parce qu’on a mené un combat de tous les instants pendant 60 minutes. On s’est battues. Le scénario du match est incroyable avec deux cartons rouges contre nous, dont nos deux grandes défenseurs principaux. De l’autre côté , un carton rouge pour de Paula qui a joué aussi dans le match et on a senti la tension des deux côtés, qu’on était clairement dedans et qu’on y a cru jusqu’au bout. Malheureusement, la fin de match nous coûte. Je pense que le manque d’expérience fait qu’on perd des ballons importants. C’est dommage, mais on s’est battues, on s’est battues pendant 60 minutes.

C’était vraiment un combat incroyable. Donc forcément ça a été difficile et ça a coûté je pense aussi au niveau énergie. C’est ça qui est difficile sur la fin de match, où on manque de lucidité.

Au-delà de la dernière minute, je pense que ce sont les cinq dernières où on perd des ballons qui sont trop importants. Quand on mène de deux buts et que on a le match en mains, il fallait réussir à maintenir cet écart et à les pousser dans leurs retranchements.

Et finalement on les a fait revenir dans le match, donc c’est un petit peu dur à digérer là à chaud. Mais il y a quand même un sentiment de fierté quand même d’avoir réalisé un match aussi grand et et d’avoir été ensemble. On a été vraiment une équipe de guerrières ce soir.

Dans le vestiaire on a le droit de pleurer, d’être énervé, de tout ça. Et puis laisser tout ça dans le vestiaire et rentrer à l’hôtel avec une nouvelle énergie et l’envie de de se récompenser parce que je trouve que là, vraiment, il y avait une très belle équipe. On a été soudées et c’était un kiff en fait de jouer avec ces joueuses. On a été toutes ensemble à la guerre donc moi je retiens ça surtout.

Comme l’a indiqué la gardienne de Györ Hatadou Sako : « Elles nous ont donné du vrai fil à retordre ce soir. Leurs erreurs techniques nous ont vraiment profité ».

Alors ce soir il y a d’énormes regrets, mais il faut également se remobiliser pour aller chercher une seconde médaille en Ligue des champions, face au CSM Bucarest.



Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *