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Coupe du monde de football

Ce qu’il faut retenir de Tunisie-Japon : une 1000ème animée par le Japon, tout à revoir pour la Tunisie

Sophie Clapier

Publié le

Ce qu’il faut retenir de Tunisie-Japon une 1000ème animée par le Japon, tout à revoir pour la Tunisie
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Encore hors du coup pour son deuxième match contre le Japon, la Tunisie ne verra pas les 16èmes de finale. Voici ce qu’il faut retenir du large succès japonais pour ce 1000ème match de Mondial (4-0).

Le changement d’entraîneur n’a pas suffi pour la Tunisie, qui va avoir besoin de bien plus que ça pour se relever de ce Mondial manqué. Pas favoris contre le Japon, qu’ils affrontaient pour la 7ème fois, les Aigles de Carthage se sont brulés les ailes une 6ème fois. Une lourde défaite, la deuxième de rang dans ce Mondial après celle contre la Suède qui les élimine de la compétition. Les Samouraïs Bleus signent, eux, leur plus large succès en Coupe du monde.

Une 1000ème animée par le Japon

Les supporters présents à Monterrey n’ont pas eu à patienter longtemps pour donner de la voix. Dès la 4ème minute, sur un gros travail et centre de Nakamura, Daichi Kamada a séché Aymen Dahmen, aligné à la place Mouhib Chamakh, passé au travers contre la Suède. Une entame de match cauchemar pour la Tunisie, qui ne s’est pas rebellée pour autant après l’ouverture du score.

Pourtant provisoirement éliminés à cet instant, les Tunisiens ont continué de reculer, harcelés par le pressing japonais. Le second coup de massue est arrivé à la demi-heure de jeu. Après avoir été privé du 2-0 par un arrêt sur la ligne -presque franchie- de Dahmen (10ème), Ayase Ueda a profité d’une défense adverse laxiste pour progresser et décocher une frappe hors de portée du gardien tunisien. Une 1000ème qui s’annonçait historique pour le Japon.

Tout à revoir pour la Tunisie

À l’instar du deuxième but asiatique, la Tunisie s’est montrée trop passive défensivement. Un constat à faire sur l’attaque également, qui a constamment tergiversé lors de ses rares projections. Obligé de conserver le cuir en l’absence de mouvement et de solution, chaque porteur de balle tunisien devait se débrouiller seul. Serré de près par deux Japonais a minima, la perte de balle était inévitable et récurrente.

Le 3ème but a regroupé ces errements offensifs et défensifs : une hésitation sur une portée de balle, une transition express japonaise et une défense tunisienne en retard. En deux touches, l’intenable Junya Ito s’est présenté face à Dahmen après avoir décroché trop facilement Ben Hmida. Une remise en question totale pour la Tunisie, d’ores et déjà éliminée de la compétition après ce 2ème lourd revers de rang.





Ayase Ueda scelle le destin de la Tunisie

S’il a parfaitement été épaulé par un collectif japonais toujours discipliné et réaliste face aux cages, (11 tirs, 5 cadrés, 4 buts), l’attaquant du Feyenoord a parfaitement illustré cette solidité et efficacité. Jamais avare d’effort sur le repli défensif, il a multiplié les courses vers l’avant avec toujours le geste juste : un bon décalage ou une finition millimétrée.

Alors que la Tunisie avait déjà la tête au fond du sceau, Ayase Ueda s’est offert un doublé. À la réception d’un centre de Kaishu Sanu venu de la droite, il a placé une tête lobée côté opposé qui a surpris toute l’arrière-garde. La fin du festival des Samouraïs Bleus et du naufrage tunisien. Et le trophée d’homme du match pour l’attaquant japonais.

Pari perdu pour Hervé Renard

Arrivé en cours de Coupe du monde en successeur de Sabri Lamouchi après la fessée reçue lors du match d’ouverture, Hervé Renard n’aura pas réussi à remettre les Aigles de Carthage sur les bons rails à temps. L’ancien sélectionneur de l’Arabie Saoudite a eu beau s’évertuer depuis sa zone technique à mettre en place ses joueurs, ces derniers ont semblé dépassé dans tous les secteurs.

En perte de confiance mais surtout d’inspiration, les Tunisiens n’ont tenté leur chance qu’une seule fois en première période. Nul doute que Renard a dû les secouer à la pause, mais il n’aura pas été entendu, si ce n’est lors des 20 premières minutes de l’acte II. Mais la mission était déjà compliquée pour le technicien français, elle est devenue impossible après le 3ème but japonais.

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