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Coupe du monde de football

Les enseignements de France-Irak : la météo star du match, 100e rugissante pour Mbappé

Sébastien Gente

Publié le

Les enseignements de France-Irak la météo star du match, 100e rugissante pour Mbappé
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Dans un match interrompu plus de deux heures par la météo, les Bleus ont tenu leur rang, encore portés par Kylian Mbappé : les enseignements de la rencontre.

Les Bleus qualifiés

C’est finalement anodin au vu des faits de la rencontre, mais c’est officiel : avec ce deuxième succès en deux matchs, les Bleus sont certains de voir les 16ᵉ de finale. En revanche, il faudra attendre pour savoir si la première place de la poule tombera dans l’escarcelle tricolore : tout cela se jouera vendredi soir.

L’orage et la pluie, stars attendues du match

C’était annoncé depuis plusieurs jours. Un orage pouvait perturber la rencontre. Comme quoi, la météo ne se trompe pas tout le temps… L’entrée des spectateurs avait été retardée, mais bien évidemment, le fait majeur, c’est cette interruption à la pause. Plus de deux heures d’attente, à annoncer une reprise puis à la décaler. Le règlement a été appliqué à la lettre, mais on se demande tout de même pourquoi ne pas avoir décalé l’heure du match au vu des risques annoncés.

Pour les télévisions, bien sûr, personne n’est naïf. Mais tout cela était au détriment du spectacle… La deuxième période a accentué l’écart présumé entre les deux équipes, et l’attente avait de toute façon diminué les espoirs de voir un match intéressant. Sans compter la fameuse pause fraîcheur… sous la pluie. Dommage pour le public surtout, qui avait répondu présent.

Les Bleus avaient pris le match et la pluie au sérieux

Face à une équipe en bloc bas qui joue d’abord pour ne pas perdre, il est parfois difficile d’appréhender la rencontre. Les Bleus n’ont pas fait mystère de leur volonté d’ouvrir le score le plus vite possible, ce fut le cas en saisissant une opportunité. Là où d’autres favoris ont calé dans le domaine (l’Espagne étant l’exemple le plus criant depuis le début de la compétition), la France a fait le boulot en prenant en compte les conditions.

On le savait, la pluie risquait de tomber dru pendant ce match, et il était indispensable d’ouvrir la marque rapidement pour ne pas risquer un bourbier, au sens propre comme au sens figuré. Le contrôle du ballon et du match durant 25 minutes a pris fin avec la pluie, mais le travail était fait. Et quand il a fallu y retourner, encore une fois, ils ont asphyxié les Irakiens jusqu’à leur faire commettre une erreur monumentale qui a scellé le sort du match. Du travail de pro





Le débat reste ouvert pour les postes de latéraux

Le poste de latéral gauche n’a jamais été clairement tranché : tour à tour, Théo Hernandez et Lucas Digne ont paru intouchables sur le poste, mais l’alternance est régulièrement de mise. Le premier a démarré contre le Sénégal, le deuxième était sur la brèche ce soir. Le jeu de l’équipe de France a depuis longtemps (depuis Aimé Jacquet) penché à gauche, mais c’est un état de fait qui est de moins en moins vrai. Le latéral d’Aston Villa a été solide, mais pas transcendant… comme son rival lors du premier match : l’incertitude devrait donc durer.

À droite, Jules Koundé (qui, rappelons-le, n’est pas un latéral de formation) n’a pas encore été supplé. L’alternative existe cependant avec Malo Gusto, plus offensif mais moins rôdé et moins fiable en défense, et l’on n’en voudra pas à Didier Deschamps de ne pas prendre ce « risque ». Mais cela laisse ouvert le choix des latéraux pour la phase à élimination directe.

Pas de haro sur Ousmane Dembélé

La place du Ballon d’Or dans le XI français est un débat latent. Sa réussite en club fait de lui une arme incroyable, mais il n’a que trop rarement affiché la même vista en Bleu. Néanmoins, il faut rester humble sur ce sujet : l’essentiel reste la victoire, et surtout, le bon fonctionnement de l’équipe. Et peu importe qui fait quoi, du moment que le travail est fait.


On a d’ailleurs bien vu en début de rencontre une volonté d’abreuver Dembélé de ballons pour qu’il puisse trouver à petits pas sa place dans l’animation offensive. Petit à petit, il a réussi à s’imbriquer dans l’attaque, jusqu’à trouver l’ouverture. L’équipe de France tourne autour de Kylian Mbappé, c’est un fait établi, et le Ballon d’Or n’a pas l’air de rechigner à se mettre au service de son capitaine. C’est souvent comme ça que se gagnent les grandes batailles : quand les égos disparaissent.

Encore Kylian Mbappé, et ses chiffres vertigineux

L’information est passée trop inaperçue : ce match était la 100ᵉ sélection de Kylian Mbappé en équipe de France. Une barrière mythique qu’il a fêtée d’un doublé, d’une belle frappe avant la pluie, puis sur un cadeau de la défense après l’orage. Comme susmentionné, le jeu tricolore est happé par son capitaine, et jusqu’ici, c’est efficace.

60 buts en 100 sélections donc, et 16 en Coupe du monde : il a égalé Miroslav Klose, qui détenait encore le record quelques heures plus tôt. Il ne reste donc plus que Lionel Messi, avec ses 18 buts. Le duel est déjà somptueux, même si l’Argentin a la main pour l’instant (5-4), dans ce Mondial. De quoi envisager de voir Mbappé en faire encore plus pour faire monter le record à un niveau vertigineux…

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