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Les tops et flops d’Espagne-Autriche : fin de série noire pour la Roja, Schlager aura tout tenté

Sophie Clapier

Publié le

Les tops et flops d’Espagne-Autriche fin de série noire pour la Roja, Schlager aura tout tenté
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Après 16 ans d’attente, l’Espagne remporte son premier match éliminatoire dans un Mondial. La Roja a disposé de l’Autriche 3-0 grâce à un doublé d’Oyarzabal et une réalisation de Porro. Les tops et flops de la rencontre.

L’obstacle était trop conséquent pour l’Autriche, qui peut néanmoins sortir la tête haute pour son retour à la compétition après près de 30 ans. Puis l’Espagne avait elle aussi un historique récent à effacer en Coupe du monde. Après avoir buté sur une défense autrichienne solidaire, le premier but a libéré la Roja.

Tops

Le duel Yamal-Laimer

Les yeux étaient beaucoup rivés du côté droit de l’Espagne ce soir. Car une grande partie des opérations s’est jouée là, dans le couloir de Lamine Yamal. Si le Barcelonais a été le premier à alerter Schlager dès le coup d’envoi, il n’a toutefois pas trouvé la mire de la soirée, serré de près par Konrad Laimer.

Un duel qui a battu son plein pendant 85 minutes jusqu’à la sortie de Yamal. Alors oui, le milieu du Bayern s’est souvent fait croquer par la pépite espagnole. Petit pont, accélération sur accélération, Yamal lui en a fait voir de toutes les couleurs. Mais au final, ce dernier est resté muet, mis en échec une ultime fois juste avant sa sortie par Alaba sur la ligne. Il faut dire que Laimer a souvent été épaulé par un ou deux de ses partenaires et l’Espagnol a parfois manqué d’altruisme.

L’Espagne met fin à la mauvaise série

Éliminée à l’issue de la phase de groupes en 2014 puis en 8e lors des deux éditions suivantes, l’Espagne n’avait plus remporté un match à élimination directe en Coupe du monde depuis son titre acquis il y a de cela 16 ans. Autant dire une éternité pour une équipe comme la Roja. Mais la mauvaise série a pris fin.

Privé de l’ouverture du score à la demi-heure de jeu pour une faute au préalable sur le portier autrichien, Cucurella s’est néanmoins montré décisif quelques minutes plus tard avec une passe au point de penalty pour l’incontournable Oyarzabal, auteur de son troisième but dans ce Mondial. Puis le bon travail de Baena dans la surface a été bonifié par Pedro Porro qui a signé, lui, son premier but en sélection.





Alexander Schlager aura tout tenté

L’addition aurait pu être plus salée sans les arrêts et la lecture du jeu d’Alexander Schlager. Vigilant sur la première tentative de Yamal (1ère), le jeu en profondeur de la Roja ou le centre de Porro à destination d’Olmo second poteau (18ème), le gardien de l’Autriche est ensuite allé très vite au sol pour écarter une frappe soudaine d’Oyarzabal (32ème). Une réactivité qu’il n’a toutefois pas eue sur l’ouverture du score.

Repoussant l’échéance une nouvelle fois au retour des vestiaires, il a progressivement été abandonné par sa défense, qui payait les efforts répétés. Le doublé d’Oyarzabal en est l’illustration parfaite. Le centre de Cucurella est passé dans le dos de l’arrière-garde autrichienne et l’attaquant de la Real Sociedad, complètement oublié, a déboulé seul au point de penalty pour augmenter la marque (3-0).

Flops

L’Autriche à bout de souffle

Das Team a essayé de faire les choses bien. Et il n’y a pas eu grand-chose à jeter, défensivement en tout cas. Les portes se sont très vite refermées sur les projections des Espagnols, facilitant ainsi le travail de Schlager.

Mais l’ouverture du score passée, le moral et le physique en ont pris un coup. Malgré l’envie de ressortir court, ce qui était fait proprement en début de match, les Autrichiens ont rendu le cuir de plus en plus vite. Et les rares cartouches offensives ont été entachées d’un manque de justesse technique ou de mauvais choix, à l’image de Posch qui a un peu trop tergiversé sur un contre, permettant le retour de Rodri (43ème). Rares fois où l’on a vu le Ballon d’or 2024 d’ailleurs.

Rodri en demi-teinte

Il est celui qui a parcouru le plus de terrain (12,06 km) et distribué le plus de passes (88). Mais ce travail de l’ombre n’aura que rarement créé des différences ce soir, comparé à celui d’un Pedri très juste, aux percussions de la paire BaenaOlmo, à l’agressivité de Cucurella ou encore à la technique et à la vitesse de Yamal. Sa frappe écrasée à la 52ème n’était sûrement pas la meilleure option et peu inspiré à la distribution, il n’a finalement que peu pesé dans la victoire des siens.

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