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Coupe du monde de football

Les choses à retenir d’Argentine vs Cap-Vert : la « Messi dépendance » a failli couler l’Abiceleste, les Requins Bleus la tête haute

Léo Derambure

Publié le

Les choses à retenir d'Argentine vs Cap-Vert la Messi dépendance a failli couler l'Abiceleste, les Requins Bleus la tête haute
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Mené puis revenu au score grâce à un chef-d’œuvre de Lopes Cabral, le Cap-Vert quitte le Mondial par la très grande porte alors que l’Argentine se qualifie (3-2 a.p) et affrontera l’Égypte en 8ᵉ de finale.

Un Messi « puissance 8 » dans l’histoire de la Coupe du Monde

Lionel Messi continue de repousser les limites et de dépoussiérer les livres d’histoire. En ouvrant le score ce soir, la légende argentine a inscrit son 20ᵉ but en phase finale de Coupe du monde, creusant un peu plus l’écart en tête des meilleurs buteurs de l’histoire devant Miroslav Klose.

Mais le génie de Rosario ne s’est pas arrêté là, il est devenu le premier joueur de l’histoire à trouver le chemin des filets lors de 8 matchs de Coupe du monde consécutifs. Et la manière y est formidable. Sur son but, son appel de balle tranchant est une leçon de timing, son contrôle est un modèle de pureté technique et sa finition clinique ne laisse aucune chance au portier adverse, la légende capverdienne Vozinha. À ce niveau de jeu, il ne reste qu’une chose à faire : savourer chaque minute de Lionel Messi sur un terrain.

Vozinha, le showman qui régale la planète football

C’est définitivement la plus belle histoire de cette Coupe du monde. Déjà auteur d’un match dantesque contre l’Espagne lors des poules, le gardien du Cap-Vert a vu sa notoriété exploser sur les réseaux sociaux, passant de 16 000 abonnés à plus de 17 millions sur Instagram. Ce soir, face à l’Argentine, le portier a prouvé qu’il n’était pas qu’un phénomène virtuel mais une véritable légende sur le rectangle vert.

Il a régalé le public de gestes de grande classe, n’hésitant pas à placer des feintes de dégagement pour crocheter les attaquants argentins sous pression avant de relancer proprement. Décisif sur sa ligne, il a sorti le grand jeu lors d’un face-à-face crucial avec Lionel Messi juste après l’égalisation, avant de signer une parade miraculeuse sur un coup franc piégeux de la Pulga, repoussant le ballon du côté opposé alors qu’il était encore en train de replacer son mur. Magistral.

L’incroyable Cap-Vert reste invincible dans le temps réglementaire

Quatre matchs disputés dans toute l’histoire du Cap-Vert en Coupe du monde, et toujours aucune défaite à la fin des 90 minutes, malgré des adversaires d’un tout autre standing. Après avoir tenu tête à l’Espagne, à l’Uruguay et à l’Arabie saoudite en poules, les Requins Bleus ont fait se prendre les pieds dans le tapis aux tenants du titre argentins grâce à un cœur immense. Loin de s’effondrer après l’ouverture du score de Messi, ils ont puisé dans leurs ressources pour égaliser par l’intermédiaire de Duarte et arracher de valeureuses prolongations. Historique, peu importe l’issue.





La « Messi-dépendance » montre son plafond de verre

Si les 6 buts de Lionel Messi en phase de poules avaient suffi à masquer les carences collectives de l’Albiceleste, ce match couperet a mis en lumière les limites de ce système. Buteur inspiré, puis indirectement et directement passeur en frappant le corner qui amène le but de Lisandro Martínez et de Romero en prolongation, la Pulga ne peut pas tout faire toute seule. Sans les éclairs de leur capitaine, les Argentins ont affiché une peine immense à se montrer dangereux et à créer du liant au milieu. Un cruel manque de variété offensive qui pourrait s’avérer comme un défaut pour la suite de la compétition.

Sidny Cabral inscrit l’un des buts du tournoi

On pensait que le coup de massue reçu dès l’entame de la prolongation avec le deuxième but argentin allait définitivement sceller ce match, mais Sidny Cabral en a décidé autrement. Lancé dans son couloir gauche, le défenseur cap-verdien a signé un exploit personnel retentissant, un débordement tranchant suivi d’un repiquage axial audacieux, avant de déclencher une frappe enroulée du pied droit absolument somptueuse. Nettoyant la lucarne opposée d’un Emiliano Martínez impuissant, Cabral permet au Cap-Vert d’égaliser à 2-2 et de s’offrir l’un des plus beaux chefs-d’œuvre de ce Mondial.

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