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Gymnastique

Elena Colas : « Ce week-end va me permettre de me remettre dans la compétition »

Killian Tanguy

Publié le

Elena Colas Ce week-end va me permettre de me remettre dans la compétition
Photo Icon Sport

GYMNASTIQUE – Elena Colas sera ce week-end aux Internationaux de France à l’Accor Arena, où elle sera engagée à la poutre et aux barres asymétriques.

Une compétition qui doit lui permettre de préparer les championnats du monde (17 au 25 octobre aux Pays-Bas). Avant de s’engager, le grand espoir de la gymnastique française s’est confié avant de tenter d’épater le public parisien.

Comment abordez-vous vos premiers Internationaux de France de gymnastique ? 

C’est une compétition très importante parce que c’est avec un public français, dans une très belle salle, donc je pense qu’il va y avoir une belle ambiance. C’est une énorme chance de vivre ça. J’ai hâte de me faire mon propre avis sur l’ambiance car toutes les grandes nous disent qu’il y a beaucoup de bruit. J’ai aussi hâte de montrer au maximum de belles choses.

Comment s’est passé l’après-Euro ? 

J’ai eu une semaine de vacances où j’ai pu continuer à réaliser ce que je venais de faire. Je ne m’attendais vraiment pas à repartir avec autant de médailles et à faire ces résultats-là, donc j’étais très contente et très fière. Après, j’ai eu un petit pépin physique (blessure au pied) qui a un petit peu retardé ma préparation pour les championnats du monde. Ce sera un vrai bon test avant les championnats du monde.

Quels seront vos objectifs pour ces premiers championnats du monde seniors ?

Je vais faire comme aux championnats d’Europe, c’est-à-dire ne pas forcément me donner d’objectifs fixes. Je veux juste profiter à fond et donner mon maximum. J’ai déjà vécu des championnats du monde juniors, ça reste la même compétition, mais contre des grandes gymnastes.

Les championnats du monde qui approchent vont marquer le début de la préparation principale pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Comment abordez-vous ce cycle à venir ?

Je l’aborde sereinement. Je pense que je vais prendre jour par jour, compétition par compétition. Cela ne va pas être facile tous les jours, mais on va dire que c’est un objectif et c’est même un rêve. 



Vous allez désormais être attendue sur chaque compétition. Comment vous préparez-vous à cela ? 

Je vais essayer de passer outre toutes les discussions ou toutes les critiques qu’il pourra y avoir à mon sujet. Je vais vraiment me concentrer sur moi et sur l’équipe. Sur cette compétition, je ne ressens pas de pression supplémentaire car, comme mon petit pépin physique a retardé ma préparation, ce week-end va me permettre de me remettre dans la compétition. Je sais que je peux faire des choses, mais je ne vais pas mettre de pression plus que ça pour l’instant.



Des entraîneurs confiants

Marie-Angéline Colson, entraîneure de l’équipe féminine de gymnastique artistique :

L’objectif de ce week-end est de poursuivre la présentation des championnats du monde. Les filles vont présenter les mêmes mouvements qu’aux mondiaux. Ensuite, bien sûr, aller chercher des finales et des médailles. Ces mondiaux vont être un point d’étape important, mais ceux de 2027 le seront encore plus car ils qualifieront l’équipe pour les Jeux olympiques.

Ceux qui arrivent vont permettre de voir où on se situe. Elena, elle, découvre la catégorie senior. Elle l’a bien découverte aux championnats d’Europe de Zagreb et elle va continuer à la découvrir du côté des championnats du monde. On attend d’elle ce qu’elle sait faire à l’entraînement. Ensuite on verra.

Thierry Aymes, entraîneur de l’équipe masculine de gymnastique artistique :

On a fait beaucoup de tests d’entraînement et de stages, mais c’est vrai que les compétitions sont là où ils peuvent affirmer leur potentiel. C’est un groupe jeune, mais ils ont les dents longues et ils n’ont pas peur de travailler. Les championnats du monde qui arrivent vont permettre de se jauger car depuis les Jeux olympiques, il n’y a pas eu de championnats du monde par équipe.

Ils vont donc nous permettre de voir où on se situe sur le plan mondial et le travail qui nous restera à fournir pour arriver à l’objectif de se qualifier pour les Jeux de 2028. C’est vrai qu’il n’y a pas eu de médaille mondiale depuis 2019 (Samir Aït Saïd aux anneaux), mais ce qui manque surtout, c’est une qualification d’équipe aux Jeux olympiques. C’est vraiment l’objectif principal de l’équipe de France masculine, qu’elle arrive avec ou sans médaille. Mais s’il y en a une, tant mieux.

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