Coupe du monde de ski alpin 2026-2027 : les favoris et les Français à suivre
COUPE DU MONDE DE SKI ALPIN 2026-2027 – Le circuit mondial reprend ses droits dès ce week-end à Sölden. Les objectifs seront multiples pour les athlètes cet hiver.
Sept mois et pas un jour de plus. Le 25 mars 2026, la saison masculine de ski alpin s’est achevée après la victoire de Timon Haugan, lors du slalom des finales, à Lillehammer (Norvège). Sept mois plus tard, le 25 octobre, l’un des sept meilleurs géantistes de la planète dessinera les premières courbes de l’hiver lors de l’épreuve de Sölden.
De l’eau a coulé sous les ponts, la neige a fait sa réapparition et l’ensemble des skieurs de la Coupe du monde sont désormais dans les starting-blocks. Une nouvelle saison avec un grand championnat s’apprête à débuter. Les Championnats du monde débarquent sur le sol suisse, à Crans-Montana, et les locaux voudront rééditer leur razzia de la précédente édition.
Si Marco Odermatt paraît intouchable dans la quête du gros globe de cristal, les Bleus entament ce nouveau cycle olympique avec envie et une fournée 2026-2027 rajeunie. La première pierre d’une construction qui doit amener l’équipe de France vers de nombreux succès dans les Alpes françaises, lors des JO 2030.
Coupe du monde de ski alpin 2026-2027 : Marco Odermatt, vraiment indétrônable ?
Le ski alpin est aussi une histoire de chiffres, de points glanés et de calculs en tous genres. Mais les suiveurs de la discipline ne vont probablement pas se torturer l’esprit avec la lutte pour le classement général masculin. Vainqueur des cinq derniers gros globes de cristal, Marco Odermatt est une nouvelle fois l’immense favori à sa propre succession. Il paraît difficile de voir la récompense suprême lui échapper cet hiver.
En tutoyant les sommets en descente, super-G et géant, le skieur d’Hergiswil possède un matelas conséquent sur ses concurrents. Rien que la saison dernière, l’Helvète a devancé Lucas Pinheiro Braathen de 568 points. Un canyon entre les deux géants de leur sport. Hors blessure et méforme de longue durée, il n’est pas imaginable de le voir vaincu au crépuscule de cet hiver. Surtout que l’ère de la polyvalence touche à sa fin en Coupe du monde. Concourir dans deux ou trois disciplines, oui, toutes, non. Marco Schwarz était le dernier survivant, mais a décidé d’abandonner le slalom.
Globalement, la Suisse prévoit de dominer, encore et toujours, le circuit mondial. La saison précédente a permis l’avènement de Franjo von Allmen, triple médaillé d’or aux Jeux de Milan. Alexis Monney et Stefan Rogentin seront toujours dans les parages en vitesse, alors que Loïc Meillard n’est autre que le tenant des titres olympique et mondial de slalom. Redoutable armada pour la confédération.
Franjo von Allmen gewinnt im Super-G sensationell seine dritte Goldmedaille an den Olympischen Spielen Milano Cortina 2026. Bronze geht an Marco Odermatt. 🥇🥉🚀💪#SwissOlympicTeam #United4Excellence #MilanoCortina2026 https://t.co/BknuBiciuX
— Swiss Olympic Team (@swissteam) February 11, 2026
Descente, super-G, géant et slalom : des disciplines toujours aussi denses
La lutte pour le cristal le plus prestigieux semble jouée d’avance, mais les petits globes devraient offrir plus de suspense. En descente, le match est italo-suisse. Les favoris sont connus : Marco Odermatt et Franjo von Allmen ont la capacité de rafler toutes les courses dans la spécialité. Mais ils sont loin d’être seuls.
Dominik Paris et Giovanni Franzoni se complètent, entre fougue et expérience. D’autres nations possèdent aussi plusieurs atouts. L’Autriche a Vincent Kriechmayr et Daniel Hemetsberger, les Norvégiens ont leurs chances, les Américains aussi et les Bleus comptent quelques munitions, Nils Allègre et Cyprien Sarrazin en tête.
Odi est également détenteur du globe du super-G, mais la discipline est encore plus dense. Sur le papier, ils sont environ 15 à pouvoir l’emporter et les surprises sont de mise. Jan Zabystřan et Lukas Feurstein ont notamment remporté des super-G en 2025.
L’hiver dernier, le classement du géant a accouché d’une sensation. Le Brésilien Lucas Pinheiro Braathen est allé chiper le cristal à Marco Odermatt, au terme d’une saison folle. 52 points séparaient les deux hommes, Loïc Meillard talonnant même son compatriote. Le Suisse possède sûrement un sentiment de revanche dans sa discipline phare, après avoir manqué le coche l’an passé. Les Autrichiens Stefan Brennsteiner et Marco Schwarz ne seront pas à sous-estimer dans cette course au globe.
C’est le cas depuis une poignée d’années, le slalom est la spécialité la plus dense. Être dans le top 30 mondial est une réelle épreuve et ils sont autour de 20 candidats au podium à chaque sortie. Cette année encore, impossible de savoir qui va succéder à Atle Lie McGrath, vainqueur du globe. La dream team norvégienne, les Français aux dents longues, les Suisses, Feller, Hallberg, Strasser… Les candidats sont nombreux.
Ski alpin 2026-2027 : les slalomeurs français revanchards, Cyprien Sarrazin de retour
En 2025-2026, 22 Français ont inscrit des points en Coupe du monde, soit deux de plus que l’hiver précédent. Cette année, l’équipe de France devra faire sans Alexis Pinturault, présent depuis plus de 15 ans au plus haut niveau et désormais retraité des pistes. Que peuvent donc espérer les Bleus ?
Les yeux seront inévitablement tournés vers les slalomeurs, fournisseurs de victoires et de podiums ces dernières saisons. Ils sont deux dans le top 7 mondial avec Clément Noël et Paco Rassat, alors que Victor Muffat-Jeandet et Steven Amiez ne sont pas bien loin derrière. L’hiver dernier, sept podiums et trois victoires ont été obtenus par les deux têtes d’affiche.
MERCI PINTU’ 👑
3 médailles olympiques,
7 médailles mondiales dont 3 titres,
34 victoires en Coupe du monde,
1 gros globe de cristal.Un palmarès XXL qui a marqué le ski alpin français ✨
Aujourd’hui, Alexis Pinturault raccroche les skis.
Merci pour tout, tu es immense 💙 https://t.co/zLs4i0C2ir— Equipe France (@EquipeFRA) March 24, 2026
Les fonceurs auront aussi leur mot à dire, malgré une concurrence presque aussi féroce qu’en slalom. Nils Allègre et Maxence Muzaton sont les plus capables de monter sur un podium, mais ils vont vivre, dans les prochaines semaines, le retour de Cyprien Sarrazin. Après son hiver 2023-2024 royal, le Haut-Alpin avait gravement chuté à Bormio, fin décembre 2024, frôlant la mort sur la Stelvio.
Près de deux ans après, il a réalisé une préparation et semble en confiance au moment de retrouver la compétition. Il faudra également surveiller la jeune garde, le polyvalent Alban Elezi-Cannaferina en tête. Premier podium en géant, des top 15 en vitesse, l’Isérois est en pente ascendante. Les progrès de Flavio Vitale seront aussi dans le viseur des observateurs tricolores, à trois saisons des Jeux en France.


