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Basket-ball

Coupe du monde féminine FIBA U19 : Les 3 Bleuettes qui ont marqué les esprits

Tom Compayrot

Publié le

Photo FIBA

COUPE DU MONDE FÉMININE U19 – Le Mondial U19 féminin a pris fin ce dimanche avec la victoire finale des États-Unis. L’Équipe de France a terminé elle au pied du podium, à la quatrième place. Malgré cette déception collective, trois jeunes joueuses ont marqué les esprits dans cette équipe tricolore. Trois Françaises ayant montré un potentiel qui pourrait bien les amener au plus haut niveau dans le futur.

Leïla Lacan

  • Ses statistiques moyennes : 17.1 points, 3.7 rebonds, 2.9 passes, 3.0 interceptions, 0.4 contre à 41% au tir, 36% à trois points et 95% aux lancers francs, en 28 minutes.
  • Meilleure performance : 36 points, 5 rebonds, 2 passes, 2 interceptions et 1 contre face au Japon en quarts (victoire 80-78).

Elle a été la leadeuse de cette équipe. Leïla Lacan, qui avait déjà disputé la Coupe du monde U19, il y a deux ans, est cette fois revenue avec les joueuses de sa catégorie d’âge. Et l’ancienne du Pôle France a porté son équipe sur ses épaules, en étant à l’origine de la majorité des offensives tricolores. Elle a montré une volonté de dominer en agressant constamment la défense adverse. Ce qui lui a d’ailleurs fait défaut puisqu’elle a terminé plusieurs matchs à moins de 30% au tir. Mais elle a montré sa palette offensive complète, que ce soit au tir extérieur, près de l’arceau ou à la passe. Ce qui a débloqué quantité de situations apathiques, notamment dans le money time où elle a plusieurs fois sauvé les siennes. Sans elle, les Bleuettes ne seraient clairement pas allées aussi loin. C’est la seule tricolore qui a été élue dans le cinq majeur de la compétition, malgré la 4ème place des siennes.

Si Lacan s’est imposée à la tête de cette équipe, c’est qu’elle en avait le pedigree. À 19 ans, elle a déjà joué l’EuroBasket avec l’Équipe de France adulte. En club, elle a passé sa première saison professionnelle au plus haut niveau féminin avec Angers, où elle a joué titulaire toute la saison. Elle a dépassé les 10 points de moyenne en LFB (10.4) et s’en est approchée en Eurocoupe (8.5). C’est donc logiquement qu’elle a doublé ses statistiques quand elle s’est retrouvée face à des joueuses de son âge. D’autant que du haut de son mètre 81, elle était plus grande que la plupart des meneuses. Elle a su se servir de cette différence de taille, notamment contre les Japonaises, face à qui elle a réussi la meilleure performance d’une européenne à un Mondial U19 depuis 1989 (36 points). L’Aveyronnaise est clairement vouée à un grand avenir.

Anaëlle Dutat

  • Ses statistiques moyennes : 9.0 points, 12.6 rebonds, 1.7 passe, 3.6 interceptions, 0.3 contre à 42% au tir, 29% à trois points et 79% aux lancers francs, en 31 minutes.
  • Meilleure performance : 15 points, 18 rebonds, 2 passes, 8 interceptions et 1 contre face au Japon en quarts (victoire 80-78).

Une joueuse était présente pour soutenir Lacan : Anaëlle Dutat. La Francilienne a été sa principale lieutenante. C’est notamment en défense qu’elle s’est illustrée, avec brio puisqu’elle a été élue meilleure défenseuse de la compétition. Ce, grâce à son énorme activité : elle a terminé 2ème meilleure intercepteuse de la compétition (3.6 par match) et 3ème meilleure rebondeuse (12.6). De plus, personne n’a pris plus de rebonds offensifs qu’elle (6.4). Son phénoménal moteur a conduit le staff à la faire jouer plus de 30 minutes par match, ce qui n’a été le cas pour aucune de ses coéquipières, même Lacan. Et malgré ce gros temps de jeu, elle a réussi à garder un haut niveau d’intensité sur chaque action. En bref, elle a tenu son équipe en défense. Ses points marqués en attaque n’étaient que du bonus.

Déjà l’été dernier en U18, Dutat s’était illustrée dans ce rôle de rebondeuse d’exception. Malgré sa taille pas si grande pour son poste 4 (1,82 m), elle s’impose à chaque fois dans les raquettes inexpérimentées des compétitions de jeunes. Ce qu’elle fait aussi en club, du côté de l’université de Rhode Island aux États-Unis. En NCAA, elle a cumulé largement plus de rebonds (6.7) que de points (2.5) cette saison. Ce rôle bien précis lui a permis de jouer une vingtaine de minutes en moyenne. L’année prochaine, elle devrait gagner en responsabilité pour sa deuxième saison. Reste à voir si elle pourra être toujours aussi performante au rebond quand elle entrera dans le monde professionnel face à des adultes. Ses qualités défensives, elles, lui permettront toujours de se démarquer.

Daniela Dibanzilua

  • Ses statistiques moyennes : 9.6 points, 3.3 rebonds, 0.9 passe, 1.9 interception et 0.3 contre à 35% au tir, 20% à trois points et 71% aux lancers francs, en 22 minutes.
  • Meilleure performance : 21 points, 12 rebonds, 2 passes et 3 interceptions face à l’Argentine en poules (victoire 96-42).

En dehors de Lacan, le staff n’a pas pu compter sur une deuxième option offensive fiable. Fatoumata Touré, qui aurait dû l’être au vu de son expérience, n’a jamais vraiment trouvé la mire (37% au tir). La shooteuse Manoe Cissé est elle trop souvent restée en retrait. Au final, c’est une joueuse inattendue qui a montré le plus de potentiel comme seconde option : Daniela Dibanzilua. L’ailière de 18 ans a été particulièrement agressive en attaque. Elle a montré par séquences des superbes instincts et un bon toucher près du panier. Mais aussi une vraie inconsistance dans ces choix de tirs. Ce qui lui vaut ces fâcheux pourcentages au tir.





Dibanzilua disputait sa première compétition internationale de jeunes avec l’Équipe de France. La Bisontine vient de compléter son cursus de quatre ans au centre de formation de l’ASVEL, aux côtés notamment de Dominique Malonga. Elle espère maintenant décrocher un contrat dans l’équipe professionnelle. Cette saison, elle a déjà joué une vingtaine de matchs avec les adultes, à cheval entre les différentes compétitions. Dans un rôle surtout défensif, avec un temps de jeu de quelques minutes. Elle a aussi joué avec l’équipe de France de 3×3. À l’avenir, elle est un talent à polir sur lequel l’ASVEL pourrait miser.

    • Mentions honorables : Fatoumata Touré, Manoe Cissé

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