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Faut-il être chanceux pour devenir un grand sportif ?

Nicolas Jacquemard

Publié le

Photo Pixabay

Nous le savons tous : la carrière d’un grand sportif est un ensemble de sacrifices, d’entraînement, et de répétition de certains gestes pour devenir le meilleur dans son domaine. La constante d’une grande carrière de footballeur, de joueur de tennis ou de basketteur tient au fait que l’athlète s’est entraîné durant des années pour parvenir au sommet.

Pourtant, il existe bien une inconnue qui ne peut être déterminée par une somme de travail. Cette inconnue, c’est bien madame la Chance, qui est susceptible de faire pencher la balance à n’importe quel moment de la vie, et encore plus dans le cadre presque religieux d’un match de football ou dans le déroulement d’une carrière internationale.

Faut-il être chanceux pour avoir du succès dans le sport ? À l’instar d’un amateur de jeux de casino qui souffle sur les dés avant de savoir s’il rafle la mise ou pas, le sportif peut se laisser aller à des superstitions. Au cours de sa carrière, il est évident qu’il a déjà senti qu’il a une bonne étoile, ou pas ! Passons en revu les probabilités et les coups de chance qui ont jalonné le sport moderne.

Les probabilités de devenir sportif professionnel

Tout commence assez tôt dans la vie où l’on repère une jeune personne qui se livre à une activité sportive. S’il est très bon dans ce qu’il fait, un adulte lui dirait sûrement qu’il y a « beaucoup d’appelés et peu d’élus ». Quelles sont exactement les probabilités d’envisager une carrière professionnelle dans les différents sports ? Une étude statistique menée par des journaux sportifs américains indique que la probabilité d’une carrière dans le football américain est d’environ 1 sur 4 233.

Ce qui est intéressant, c’est que les probabilités sont minces, mais bien plus élevées que de gagner à la loterie, par exemple. Il faudra donc au sportif des éléments comme un entourage bienveillant, un agent sportif compétent et surtout, des tonnes de travail pour se professionnaliser. Ainsi, la chance joue beaucoup entre un espoir à qui l’on donne l’opportunité de réussir et un espoir dont la carrière n’atteindra jamais son potentiel.

Ces sportifs qui ont connu une déveine permanente

Si définir la chance n’est pas aisé en termes socioculturels, la déveine se définit souvent par une blessure. Ligaments croisés, double facture : les sportifs dont la carrière s’arrête de façon abrupte ne sont pas des cas isolés. On peut parler de malchance lorsque l’on cite un Yoann Gourcuff, avec un potentiel de “nouveau Zidane”, qui enchaîne assez de pépins physiques pour louper plus de 613 jours de foot durant une trop courte carrière.





Dans un autre domaine, c’est le joueur de Tennis Soderling qui se trouve atteint d’une mononucléose qui met une fin définitive à ses rêves de titre à Roland Garros. Ici, la malchance se concrétise dans une maladie assez rare, mais héritée de son état de fatigue général après une carrière sur les chapeaux de roues.

Provoquer la chance : quelques rituels de grands sportifs

Les nostalgiques de la pub se souviennent d’un Zidane qui décrivait un rituel dans une publicité “toujours la jambe gauche d’abord”, disait le champion en laçant ses chaussures. Même si ce rituel est fabriqué de toutes pièces, d’autres sportifs enchaînent les rituels pour ne rien laisser au hasard. Nadal serait très pointilleux sur l’alignement des bouteilles d’eau sur le court, alors que Basile Boli portrait toujours un slip blanc avant un grand match !

Conclusion : des tonnes de travail, quelques kilos de chance

Dans tous les domaines où les places sont chères, on a l’habitude de dire que la chance compte presque autant qu’une somme astronomique de travail. Il est sûr que les sportifs à la carrière la plus brillante donnent l’impression que tout leur sourit, alors que le grand public sait très peu des sacrifices faits pour arriver au sommet. Dans tous les cas, Dame Chance doit être au rendez-vous ; alors à vos gris-gris et pattes de lapins !