Les maths derrière les paris sportifs
Pour chaque rencontre sportive, les opérateurs de paris en ligne affichent des cotes pour permettre aux parieurs de placer leurs mises. Lesdites cotes ne sont généralement pas les mêmes pour les équipes ou les joueurs qui s’affrontent.
Très souvent, les sites de paris sportifs attribuent les plus faibles cotes (inférieures à 2) aux équipes qui, selon eux, ont le plus de chance de remporter le match. Cependant, ce nombre – qui semble un tantinet arbitraire – ne s’obtient généralement qu’au bout d’un processus mathématique complexe. Retrouvez tous les détails concernant ce dernier dans cet article.
Des calculs mathématiques pour obtenir les cotes de chaque rencontre
Les bookmakers allouent les cotes aux équipes/joueurs en se basant sur des probabilités. En effet, à chaque rencontre, l’opérateur de paris sportifs doit déterminer, pour chaque équipe, la cote qui reflète le mieux ses chances de triompher de son adversaire.
Pour ce faire, il va tout d’abord s’appuyer sur les statistiques produites par chacune des équipes en rivalité. Il peut se référer à leurs dernières confrontations respectives, ou prendre en considération leur forme ainsi que celle de chacun de leurs joueurs, pour ne citer que cela.
Ensuite, pour rendre le plus proche possible les cotes du résultat final, le preneur de paris sportifs va également éplucher la presse à la recherche de la moindre information susceptible de faire basculer la rencontre ou fausser ses prédictions. Ce n’est qu’une fois toutes ces démarches effectuées, qu’il fera intervenir les maths. Certains bookmakers, avant d’aller plus loin, n’hésitent pas à jeter un coup d’œil à ce que fait la concurrence afin de proposer les meilleures cotes du marché.
Dès que l’opérateur agréés de paris sportifs a fait le tour de tous ces éléments, il ne lui reste plus qu’à établir le pourcentage de chance qui lui permettra de déterminer par la suite les cotes de la rencontre concernée. Imaginons que le PSG – qui est en tête de la Ligue 1 – doive affronter l’avant-dernier de son championnat, et que les traders évaluent les chances de gagner du club de la capitale à 55 %, de faire un nul à 22 % et de perdre à 23 %.
Une fois que le site de pronostics a trouvé ces pourcentages, il s’empresse de déterminer la future cote qu’il proposera aux parieurs en calculant le rapport : 1/pourcentage. Il n’oublie pas non plus d’inclure dans le calcul sa marge bénéficiaire sur les différents résultats possibles. Ainsi, contrairement à ce d’aucuns veulent bien croire, la cote ne se fixe pas uniquement selon les enjeux de chaque rencontre.
Des chiffres évolutifs !
Que ce soit avant ou pendant le match, les cotes proposées par le bookmaker en ligne peuvent évoluer. En effet, ces chiffres ne sont pas figés dans le temps. Par exemple, l’annonce du huis clos pour un match de football peut faire baisser le pourcentage de chance de remporter la partie du favori ou de l’outsider.
De même, l’absence ou la blessure d’un joueur clé, à quelques jours du match, peut également avoir des conséquences non négligeables sur la cote de son équipe. A titre illustratif, la blessure de Neymar lors du mondial 2014 avait sérieusement impacté la cote du Brésil dans les paris sportifs.
Si en football, l’absence d’un joueur peut se ressentir, dans un sport comme le basketball (NBA), où les joueurs sont moins nombreux sur le terrain, l’impact est encore plus important. L’équipe qui subit une telle absence voit incontestablement sa cote pour le match à venir augmenter après l’annonce de la nouvelle sur les médias.
Cependant, les fluctuations que connaissent les cotes avant le début des rencontres ne sont en rien comparables à celles que l’on peut enregistrer au cours d’un match. En effet, en direct, les chiffres relatifs aux cotes évoluent à une très grande vitesse et au gré du rythme du match. En raison de la fréquence à laquelle les cotes doivent être ajustées pour répondre aux besoins du parieur, les sites de paris sportifs se font aider d’un algorithme spécifique qu’ils configurent en amont.
C’est effectivement ce programme qui prend le relais, le moment venu, et permet au parieur de profiter des cotes intéressantes offertes pendant le direct. Mais même si l’algorithme est plutôt ‘‘autonome’’, les traders ne sont jamais loin en fonction des évènements. Ainsi, il n’est pas rare de les voir intervenir manuellement sur certains paris dans le but d’être le plus juste possible.
Outre ces exceptions, dans l’ensemble l’algorithme arrive à prendre les bonnes décisions grâce aux modèles mathématiques sur lesquels repose son fonctionnement. Une automatisation indispensable au bon fonctionnement des bookmakers en ligne, qui proposent plusieurs dizaines de sports et plus de 70 000 matchs annuellement.


