Nous suivre
Handball

Ligue des champions féminine de handball : Brest ne parvient pas à rebondir et s’incline face au CSM Bucarest dans la petite finale

Publié le

Photo Icon Sport

FINAL FOUR LIGUE DES CHAMPIONS FÉMININE HANDBALL – Toujours derrière au score, Brest s’incline face au CSM Bucarest et termine 4ème.

Après la défaite qui aura laissé des marques hier soir, Brest repartait au combat cet après-midi face au CSM Bucarest. Les Rebelles partaient avec l’avantage des pronostics même si elles restent sur une défaite en février dernier en phase de groupes (40-34). Au match aller, elles s’étaient imposées 34-31.

Brest peine en attaque

Après quelques secondes de flottement, Brest ouvre le score par l’intermédiaire d’Ana Gros. Après plusieurs échecs, Bucarest égalise. Les deux équipes mettent de la vitesse, le match est lancé. Après plusieurs échecs et quelques erreurs en attaque, Brest est mené 2-6. Oriane Ondono est à l’affût pour couper les passes à Elizabeth Omoregie (2 buts) et parvient à récupérer le ballon, derrière Clarisse Mairot marque (4-5). Alors que l’écart était de nouveau passé à +3, Brest revient à 8-9 au quart d’heure de jeu.

Mais le rythme retombe. Beaucoup de jets de 7 m sont sifflés pour Brest qui en profitent pour rester au contact. Car dans le jeu, les Brestoises n’y arrivent vraiment pas en attaque. S ce ne sont pas des erreurs techniques, c’est la gardienne Gabriela Moreschi qui s’impose (9-13). Par deux fois alors qu’elles avaient récupéré le ballon, les Brestoises n’assurent pas leurs passes. Si le club roumain commet également des erreurs techniques, celles-ci sont plus préjudiciables au BBH.

Grâce au 6ème arrêt de Camille Depuiset, elles ont l’occasion de passer à -1 mais le tir de Laura Kanor est trop dévissé. Au buzzer, Crina Pintea redonne 2 buts d’avance au CSM Bucarest (13-15).

Sans être flamboyant mais en s’accrochant, Brest reste au contact mais devra gommer les trop nombreuses erreurs pour aller chercher cette médaille.



Clarisse Mairot et Camille Depuiset trop seules

La seconde période reprend sur un rythme soutenu. Des arrêts des deux côtés mais encore des ballons perdus pour Brest qui ne parvient pas à réaliser la bascule. L’écart reste entre +2 et +3. En attaque placée, les joueuses ont tendance à foncer sur leurs adversaires qui défendent très bien. Clarisse Mairot fait la différence côté Brest avec 8 buts dont 3 sur jets de 7 m. Mais ça ne suffit pas. Peu de relais au scoring et passivité en attaque. Gros temps faible (pas aidé par les coups de sifflet) et Brest se voit mené : 17-21 à moins de 20 minutes de la fin.

Mal retombée sur le genou gauche après le but d’Oriane Ondono, la gardienne brésilienne est obligée de laisser sa place à Evelina Eriksson. L’écart ne cesse de grimper et on ne voit pas comment Brest pourrait inverser la tendance, ne trouvant pas d’angle en attaque (18-23).



Brest trop irrégulier

Après une longue séquence défensive très agressive, Camille Depuiset réalise un arrêt. De l’autre côté du terrain, Djurdjina Jaukovic est exclue pour un bras au visage d’Anna Viakhireva et Brest revient à 21-23. Eriksson réalise son premier arrêt et stoppe l’alant du BBH : 21-25 à 10 minutes de la fin. Plus gros écart du match, même dans un but vide Oriane Ondono bute sur les poteaux, la messe semble dite à 5 minutes de la fin (23-29). Et elle rate ensuite son face à face avec Eriksson après une bonne défense individuelle.

Pas de miracle, Brest s’incline 26-32 et termine quatrième de cette Ligue des champions 2025/2026.

Les réactions des Brestoises

Ça a été un peu difficile aujourd’hui de remettre la même énergie [qu’en demi-finale, NDLR]. Je pense qu’on a fait pas mal d’erreurs défensivement et offensivement surtout sur la gardienne d’en face qui nous fait quand même bien mal. Donc le résultat est logique.

On avait vraiment à cœur de gagner cette troisième place. On a essayé de mettre tous les ingrédients, c’est pour ça que je suis déçue. Mais quelque part, aussi fière de nous parce que franchement on a on a essayé de tout faire et tout donner cet aprem.

Je suis déçue parce que j’aurais aimé qu’on finisse sur une belle note, surtout que c’était la fin de pas mal, notamment d’Ana Gros qui arrête donc j’aurais aimé qu’on finisse sur une victoire pour elle. Mais bon, ça sera pour une prochaine fois.

Je pense qu’il y a un bel enseignement à tirer au final sur les deux matchs qu’on a fait, même si là à chaud c’est difficile de le faire. Mais je trouve qu’on a vu un peu toutes les facettes de notre équipe sur ce week-end : du meilleur comme du pire. Cette année on a fait des bons matchs, on est capable de jouer à très haut niveau comme hier, comme la première mi temps. Et des fois on a notre péché mignon aussi par exemple dans les shoots ou dans les pertes de balle, dans la précipitation ou en défense où on ne respecte pas forcément le plan. Donc ce sont des choses qu’il va falloir qu’on travaille dès l’année prochaine avec le nouveau groupe qui arrive.

Oriane Ondono, la capitaine

Pour Camille Depuiset, il a manqué ce petit supplément d’âme face à une équipe habituée à ces grands rendez-vous : “On rate tous nos moments que je considère clutch. Le haut niveau, c’est des détails et ça ne pardonne pas”.

En soi, on avait des solutions, on a trouvé des bonnes solutions dans l’ensemble. Après, c’est juste que pour moi, on a quand même eu pas mal d’échecs au tir malheureusement aujourd’hui. Après , franchement, c’est dur de parler à chaud, il s’est passé tellement de choses pendant le match. Mais dans l’ensemble, je trouve qu’on a fait un meilleur match dans le sens où on a perdu moins de ballons “bêtes” et on a bien joué collectivement.

Nous on est une équipe qui court et on voulait vraiment le montrer ce soir. Et vu qu’on était toujours derrière au score, il fallait qu’on propulse pour pouvoir essayer de recoller. Et c’est ce qu’on a essayé de faire du début à la fin. Donc franchement, je suis fière de mon équipe par rapport à ça. On n’a rien lâché même s’il y avait un écart qui se creusait. Forcément je suis déçur et j’aurais préféré que l’issue soit soit meilleure. Mais c’est comme ça, on a tout donné et on peut être fières de nous quand même .

Je pense que ce qui a manqué, c’était plus de lucidité, notamment sur le shoot. Elles font beaucoup beaucoup d’arrêts sur des tirs qui sont moins bien placés que d’habitude, qui sont plus mi-hauteur. Donc pour moi c’est sur ça que ça a fait la différence.Clarisse Mairot

 

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *