Miralem Halilović : « J’ai choisi Nanterre parce que j’ai trouvé le projet intéressant avec Pascal Donnadieu »
BETCLIC ÉLITE 2022-2023 – Arrivé en provenance des Metropolitans, le Bosnien Miralem Halilović débarque à Nanterre avec le plein d’ambitions. À l’occasion du Media Day de la Betclic Élite ce mardi, l’intérieur de 31 ans s’est confié à Dicodusport.
Pourquoi Nanterre ?
J’ai eu quelques jours de repos après l’Euro (avec la Bosnie, NDLR). Je suis allé passer les tests médicaux jeudi et j’ai fait mon premier entraînement hier (lundi) avec Nanterre. J’ai choisi Nanterre parce que j’ai trouvé le projet intéressant avec Pascal (Donnadieu), un grand coach, dont j’apprécie le style de jeu, surtout offensivement, et que je voulais rester dans le coin, proche de Paris. Ma famille et moi sommes à l’aise ici, ma fille est née ici. Ce n’était pas possible à Boulogne-Levallois, le club était dans l’incertitude cet été au niveau financier.
🇧🇦 Miralem Halilovic, nouvel intérieur de Nanterre 92 🔥🏀
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— Nanterre 92 (@Nanterre92) June 27, 2022
À propos de la France
C’est mon troisième club en France après Orléans et Boulogne-Levallois, je suis bien plus à l’aise qu’en Croatie ou en Slovénie où je jouais avant. Les fans ici sont bien meilleurs (rires), ils ne vous jettent pas des cailloux quand vous perdez. Ailleurs, les supporters sont parfois incontrôlables, vous gagnez, vous êtes le roi, vous perdez, vous êtes un moins que rien. C’est une des raisons pour lesquelles je suis venu en France dans un premier temps. Ça et la stabilité financière. Avant, je jouais parfois trois mois sans être payé ! Quand j’ai commencé ici, je surveillais tous les mois que mon salaire arrive bien, mes coéquipiers ne comprenaient pas pourquoi ! C’est pour ça que je suis content ici et que je veux rester près de Paris. J’ai eu des propositions financières supérieures ailleurs, mais ça ne fait pas tout.
À propos du dernier Euro
Le match où j’ai le plus de regrets ? Celui contre la France ! On était dans le coup jusqu’à trois minutes de la fin, ils jouaient mal, ils pouvaient perdre, et on n’a pas saisi l’opportunité. Même si on les avait battus récemment (lors des qualifications pour la Coupe du monde en août, NDLR), on pensait qu’ils allaient nous massacrer sur ce match. Mais ils étaient clairement en difficulté, et on n’a pas su en profiter, c’est rageant. On a des regrets parce qu’aucune équipe ne nous a vraiment dominé. Mais le programme était trop mal organisé, on avait de plus une petite rotation, c’était vraiment dur physiquement.
Mais notre préparation pour l’Euro a été tellement compliquée. On a changé de sélectionneur juste avant le début de la compétition. Le précédent a été renvoyé, alors qu’il voulait nous faire faire une vraie préparation, à l’étranger. Mais la fédération l’a ignoré, et a même laissé penser qu’on n’irait pas à l’Euro parce qu’on n’avait pas les moyens. Si je vous disais tout sur notre fédération, vous pourriez faire 10 pages (rires).

