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Cyclisme

11 juillet 1947 : La folle échappée d’Albert Bourlon sur le Tour de France

Sophie Clapier

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11 juillet 1947 : La folle échappée d'Albert Bourlon sur le Tour de France
Photo Journal La Voix du Sancerrois

CYSLISME – Cycliste professionnel depuis 1936, la carrière d’Albert Bourlon connaît un brusque arrêt lors de la Seconde Guerre Mondiale. Capturé, il réussit néanmoins à s’évader du camp allemand dans lequel il est prisonnier. Après avoir rejoint la Roumanie et s’être imposé sur ces terres, il s’adjuge Paris-Bourges en 1947. Cette même année, il inscrit son nom sur les pages du Tour de France.

Ça s’est passé le 11 juillet 1947

Rien ne prédestinait vraiment Albert Bourlon à ce qu’il allait faire en ce 11 juillet 1947. Loin des grands favoris, ses victoires se comptent sur les doigts d’une main, la guerre n’ayant pas aidé. Mais pour la 14ème étape de ce Tour de France, il a eu vent qu’une bonne prime se jouait à Espéraza. Et pour être honnête, c’est tout ce que le Berrichon vise. Il décide alors d’attaquer dès le départ, à Carcassonne, dans le but de semer un peu les sprinteurs. Mais c’est seul qu’il passe le premier sommet, avec une quinzaine de minutes d’avance sur les poursuivants. Au col de Portet d’Aspet, le voilà avec plus de vingt minutes de marge. LARGE !

Il le sait, personne ne le rattrapera avant son arrivée à Luchon. Le cycliste de Centre-Sud-Ouest passe la ligne avec pas moins de 16 minutes d’écart sur le second et une échappée solitaire longue de 253 km. Inutile de dire que ce record est toujours d’actualité et ne sera sûrement jamais battu. En effet, sur les grands tours, les étapes d’aujourd’hui font rarement plus de 200 kilomètres. De plus, les tactiques de course sont relativement différentes. Albert Bourlon restera donc à tout jamais dans les livres des records du cyclisme et du Tour de France.

 

Info : La piste du vélodrome de Bourges a été renommée en son nom. Elle a été inaugurée en septembre 2013, un mois avant le décès du cycliste français.


Journaliste/rédactrice depuis janvier 2016 - Passionnée de sport depuis toujours, j’en ai pratiqué quelques-uns. Judo, football, handball ou encore tennis, je n’ai jamais pu me mettre d’accord sur un en particulier. Mais ça, c’était avant de découvrir le basket, devenu mon sport de prédilection. Les actions NBA, le All-Star Week-end, la fureur des Game 7 pendant les playoffs ou mieux, lors des Finals, this is why we play. Team Spurs T.P, je m’accroche encore à Gregg Popovich (don’t leave !). Team chef Curry, je souhaite qu’il finisse aux Warriors (staaaay !). Non, il n’y a pas qu’eux, des petits nouveaux -et des petites nouvelles évidemment- arrivent chaque jour dans toutes les disciplines et créent de nouveaux exploits. Alors pour les grands événements et compétitions internationales, vive les pulsations 240/minutes et le défibrillateur pas loin, et allez les Bleu(e)s ! C’est sûr, j’aurai plus vu ma vie sur un terrain de sport, mais à défaut d’en faire en haut niveau, partageons-le.

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