11 juin 1955 : Tragique accident sur les 24H du Mans
FORMULE 1 – Les 24H du Mans démarrent fort en ce 11 juin 1955. Après deux heures de course, le spectacle est au rendez-vous pour les nombreux spectateurs venus se rassembler sous le soleil. Mais en quelques instants, la course vire au drame.
Ça s’est passé le 11 juin 1955
Après une trentaine de tours, peu avant la ligne droite des stands, quatre voitures se suivent. En tête, Lance Macklin sur Austin-Healey est suivi à vive allure par Mike Hawthorn et sa Jaguar. Un peu plus loin, la Formule 1 du Français Pierre Levegh devance de peu celle de l’Argentin Juan Manuel Fangio. Ce dernier a pris du retard et affole les compteurs à chaque tour pour le combler. Non, ce ne sera pas la cause de l’accident. Celle-ci provient d’une manœuvre soudaine et réalisée par Mike Hawthorn. Lancé comme une bombe, l’Anglais dépasse Macklin dans la ligne droite des stands. Soudainement, il freine pour s’arrêter au ravitaillement. Derrière lui, Macklin a beau tenté de ralentir, il s’imagine percuter Hawthorn. Il se déporte alors légèrement vers la gauche. Mais ce légèrement est déjà trop…
Si Fangio dira plus tard que Levegh lui a sauvé la vie en ayant le réflexe de lui faire un geste de la main, le Français n’a, pour lui, pas le temps de réagir. La piste est trop étroite, de plein fouet, il percute la voiture Lance Macklin. A plus de 250km/h, le choc est brutal, violent. L’engin du Français s’envole et s’écrase dans la zone de ravitaillement. A l’impact, la Mercedes explose, projetant divers débris dont le moteur. Près des stands afin de mieux voir les pilotes, étaient rassemblés de -trop- nombreux spectateurs. Plus de 80 personnes présentes dans les tribunes trouvent la mort dans cet accident. Le pilote tricolore a également été tué sur le coup. Ce drame reste l’un des plus tragiques -si ce n’est le plus tragique- de l’histoire du sport automobile.

©DR
Info : Les 24H du Mans ont continué toute la nuit. Les organisateurs donnent deux raisons à cela. La première étant qu’il fallait absolument laisser les routes libres pour les ambulances aux abords de la course et donc éviter que les spectateurs repartent et créent des bouchons. La seconde étant la dure loi du sport : quoi qu’il arrive, il faut continuer. Bon … on n’a jamais dit qu’il fallait être d’accord avec cette deuxième raison.

