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Baseball

2 avril 1995 : Fin de la grève des joueurs de baseball aux États-Unis

Sophie Clapier

Publié le

2 avril 1995 : Fin de la grève des joueurs de baseball aux États-Unis
Photo AP

BASEBALL – Il a fallu attendre 232 jours ! 232 jours pour que la grève commencée par les joueurs de baseball ne s’arrête en ce 2 avril 1995. La saison avait été annulée, la Série Mondiale également. Les deux guerres mondiales n’avaient pas impacté la ligue, la grève si.

Ça s’est passé le 2 avril 1995

Revenons vers la fin d’année 1993 : le baseball n’est pas au mieux financièrement et la convention unissant l’Association des joueurs et les Ligues majeures doit être renouvelée. Pour permettre aux plus petites équipes de s’en sortir, les propriétaires des différentes franchises demandent un partage des droits TV et une mise en place d’un plafond salarial pour les joueurs. Et c’est bien là le problème. Si un nouvel accord entre les deux parties n’est pas trouvé et validé au plus vite, l’Association des joueurs l’a annoncé, la grève débutera. C’est ce qu’il s’est passé le 12 août 1994.

Les joueurs ne pensent alors pas qu’elle va durer, ils ont tort. Si les Ligues envisagent une reprise au plus tard début septembre pour sauver la suite de la saison régulière et des séries éliminatoires, la sentence tombe le 14 septembre, tout est annulé. La tension est telle que même le Président américain Bill Clinton se voit obligé d’intervenir. Les clubs, qui voulaient instaurer le plafond salarial contre l’accord des joueurs, renoncent. Le 2 avril 1995, après 232 jours, la grève s’arrête. Il n’y a donc pas eu de vainqueur en 1994, et la saison suivante a débuté en retard. Cette grève a eu de lourdes conséquences pour quelques franchises.

Grève record pour le baseball nord-américain – Photo CHRIS WILKINS / AFP

Info : Cette année-là, les Expos de Montréal jouent leur meilleur baseball, leur meilleure saison. Avec un bilan de 74 victoires pour 40 défaites, ils sont largement en tête de leur division, au top des Ligues aussi. D’une part, cette grève les prive sûrement -on ne saura jamais- d’un unique titre. D’autre part, pour se relever l’année suivante, le président Claude Brochu décide de vendre ses meilleurs joueurs. Les Expos ne s’en remettront pas.

Sophie Clapier

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