2018, l’année de la consécration pour Julian Alaphilippe ?
Julian Alaphilippe n’a que 25 ans, mais sa précocité au haut niveau nous laisse penser qu’il est dans le peloton depuis bien plus longtemps. Celui qui a explosé aux yeux du grand public au printemps 2015 en terminant deuxième de la Flèche Wallonne puis de Liège-Bastogne-Liège, voudra accrocher un monument à son palmarès en 2018.
Toujours à la bagarre, souvent battu !
Même s’il a déjà remporté de belles courses comme une étape de la Vuelta en 2017 ou le Tour de Californie en 2016, le jeune puncheur français a pour le moment souvent raté les grosses victoires d’un rien. D’abord, il y a ces nombreuses deuxièmes places : deux fois de suite sur la Flèche Wallonne derrière Alejandro Valverde, ou celle obtenue sur le Tour de Lombardie en octobre dernier, sur les talons de Vincenzo Nibali. Des courses sur lesquelles le Français est souvent tombé sur un coureur un peu plus fort que lui, pour le moment. De plus, les Jeux Olympiques 2016 resteront longtemps une frustration pour Alaphilippe, quatrième, après avoir chuté dans la dernière descente du circuit brésilien. Ce jour-là pourtant, il était sûrement le plus fort.
Le meilleur puncheur-grimpeur du peloton ?
En septembre dernier, lors des Championnats du Monde à Bergen, le jeune Français a offert une véritable démonstration à tous ses adversaires dans la dernière difficulté du parcours. Lors de son démarrage, tous les favoris, dont Gilbert et Sagan, ont dû se rendre à l’évidence : le coureur de la Quick-Step était le plus fort en fin de courses. Repris à 1,5 kilomètre de l’arrivée, cela confirme qu’être le plus fort ne veut pas dire gagner quand on parle de cyclisme. S’il n’a pas endossé le maillot arc-en-ciel en septembre dernier, Julian Alaphilippe a envoyé un message fort à la concurrence, et avec un Alejandro Valverde vieillissant, il apparait comme le meilleur puncheur-grimpeur du peloton pour 2018.
2018, un monument au palmarès ?
Dans une formation où il a pu côtoyer de nombreux champions comme Tom Boonen, Tony Martin, Dan Martin et bien évidemment, Philippe Gilbert, le Tricolore a pu, en plus de l’expérience de la course, apprendre aux côtés de champions qui ont marqué leur sport. Absent de la tournée des Ardennaises en 2017 pour blessure, Julian Alaphilippe aura pour objectif de décrocher un de ces monuments sur lesquels il a déjà tant brillé par le passé avant de, peut-être, venir sur le Tour de France pour montrer au public français quel coureur il est devenu.


Jean-Pierre Coulhon
13 février 2018 à 14h09
En terme de cyclisme bonne année à toi Julian.