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24 Heures du Mans : ce qu’il faut retenir de la 89ème édition

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24 Heures du Mans ce qu'il faut retenir de la 89ème édition
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WEC – 24 HEURES DU MANS : Alors que la mythique course d’endurance a rendu son verdict hier à 16h, il est temps de revenir sur les faits marquants de cette édition 2021.

Toyota s’adjuge une quatrième victoire consécutive, la première de l’ère Hypercar

En tant que grandissime favori, Toyota n’a pas eu à forcer son talent pour écraser la concurrence ce week-end. Cependant, tout n’a pas été facile pour le constructeur nippon qui aurait pu tout perdre le dimanche matin. « On a vraiment cru qu’on n’allait pas finir » affirme d’ailleurs Pascal Vasselon, le directeur général de Toyota Gazoo Racing. En effet, les deux autos ont rencontré des soucis d’alimentation en carburant. Fort heureusement, une solution a été trouvée mais les relais des Japonaises ont été raccourcis. Cela ne fera pas oublier, bien au contraire, la domination constante de la Toyota #7 qui a mené l’épreuve de long en large. Si bien que la malédiction de l’équipage composé de Mike Conway, Kamui Kobayashi et José Maria Lopez a été brisée après trois ans de résilience. Toyota s’adjuge même un doublé, le troisième en quatre ans.

Alpine prend la troisième place pour son retour dans la catégorie reine, Glickenhaus n’a pas à rougir de sa prestation

En tant qu’outsider numéro 1, l’Alpine #36 s’est vite résolue à devoir jouer les seconds rôles. En manque de rythme face aux Toyota et soustraite à la nouvelle réglementation, cette ex LMP1 non-hybride a même dû s’employer pour finir derrière la marque japonaise. Car il était dit que Glickenhaus, équipe privée engagée par le milliardaire et ancien réalisateur de films hollywoodiens Jim Glickenhaus, ne venait pas là pour faire de la figuration. Si la #709 n’a jamais réellement été capable de se mêler au podium, la lutte a été longue et intense entre l’Alpine #36 et la #708. Au final, les Américaines #708 et #709 finissent 4ème et 5ème. Prometteur pour l’avenir.

Un dénouement rocambolesque en LMP2

On dit souvent que « Les dieux du Mans choisissent leur vainqueur ». Cette formule a beau faire sourire, elle a certainement hanté le trio de l’Oreca 07 du team WRT #41. Alors que l’auto était dans son dernier tour, le pilote chinois Yifei Ye s’est immobilisé peu après la passerelle Dunlop. On suspecte une panne électrique. Toujours est-il que la #41 n’a pas vu le drapeau à damier et que c’est la voiture sœur, la #31, qui s’est imposée pour 727 millièmes devant l’Oreca 07 du team Jota #28. Un dernier tour à couper le souffle. Ce final d’anthologie permet aussi au Panis Racing #65 de prendre le troisième strapontin sur le podium.

Le duel entre Ferrari et Corvette en LM GTE Pro, le triomphe de la Ferrari #83 en LM GTE Am

Ferrari-Corvette. C’était le match en GTE Pro. Plus en retrait, les Porsche n’ont pu animer les débats. Au contraire, ce sont les Corvette Racing #63 et #64 qui ont faire forte impression d’entrée, en prenant la tête de la catégorie en début de course. La #64 rapidement contraint à des problèmes techniques, et la Ferrari #52 ayant crevé dans la matinée de dimanche, la victoire ne se jouait plus qu’entre la #51 et la #63. C’est l’Italienne qui a pris le dessus sur l’Américaine pour seulement 41 secondes à l’arrivée. La Porsche #92 complète le podium à un tour des leaders.

En LM GTE Am, là aussi, la course aura été longtemps serrée et indécise. Première en début de soirée, l’Aston Martin #33 du team TF Sport doit se contenter de la deuxième place derrière la Ferrari AF Corse #83 emmenée notamment par le Français François Perrodo. C’est une autre Ferrari, la #80 de Iron Lynx, qui termine 3ème.

Le retour du public salué

Près de 800 jours ! C’est l’écart qui sépare l’édition 2019 des 24h du Mans de celle de cette année. Mais c’est aussi et surtout la durée d’absence d’un public, n’ayant pas pu venir assister à la course en 2020, disputée à huis clos. Cette année, 50 000 fidèles et privilégiés étaient autorisés à pénétrer dans l’enceinte du circuit. Certes, c’est cinq fois moins que d’habitude (en moyenne 250 000 spectateurs répondent présents) mais cela avait manqué. Des drapeaux agités en faveur d’Alpine aux applaudissements des festivités d’avant et d’après-course, le public a joué un rôle important aux yeux des organisateurs, tout comme les pilotes et équipes.

Derek Bell, du statut de pilote à grand Marshall

Le grand Marshall de ces 24h du Mans (celui qui a pour responsabilité de conduire la voiture de sécurité durant le tour de formation) a parfaitement assumé son statut à bord du leading car. Avec des conditions très humides au départ et une piste mouillée, le quintuple vainqueur du Mans a emmené la meute de 61 autos prêtes à vrombir derrière lui pendant deux tours. La classe !


Journaliste/rédacteur depuis mai 2021 - Passionné de sport depuis de nombreuses années, mais aussi par le monde du journalisme, c'est en toute logique que j'ai décidé de rejoindre l'aventure Dicodusport. Football, endurance, tennis ou encore cyclisme, c'est avec un réel plaisir que je souhaite vous faire partager ma ferveur pour ces disciplines.

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