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Endurance

6 Heures d’Austin 2024 : La Ferrari AF Corse n°83 l’emporte, Toyota deuxième

Antoine Ancien

Publié le

6 Heures d'Austin La Ferrari AF Corse 83 l'emporte, Toyota deuxième
Photo Icon Sport

WEC – 6h d’Austin : Sur le tracé bosselé des Amériques, la sixième et antépénultième course de la saison a accouché ce dimanche soir d’un nouveau scénario à rebondissements. La victoire, un temps prédit à Toyota, est revenue à l’équipage de la Ferrari du team privé AF Corse et de ses pilotes, Robert Kubica, Yifei Ye et Robert Swartzman. Il s’agit du sixième vainqueur différent cette saison en autant de courses.

Porsche, Ferrari, Toyota. Un match à trois pour le titre pilotes et constructeurs irrespirable. C’est dans cet ordre établi que les principaux acteurs du Championnat du Monde d’Endurance (WEC) se sont donné la réplique, ce dimanche 01 septembre. Sur le difficile et exigeant tracé texan d’Austin, au terme d’une course indécise et à l’issue haletante, Ferrari a renoué avec la victoire. La deuxième pour la saison après les 24h du Mans. Mais cette fois, le circuit des Amériques n’a pas couronné l’équipe officielle. Non, il a fait de l’équipage privé de la Ferrari #83 un 6e vainqueur en six courses cette saison.

Ferrari maîtrise le début de course

On attendait à voir Ferrari figurer aux avant-postes ce week-end, et cela s’est vite confirmé. Après des qualifications réussies la veille, la formation de Maranello, partie en première ligne, a rapidement imprimé le tempo. D’abord avec la #51 de l’écurie officielle confiée aux mains d’Antonio Giovinazzi. Puis Robert Kubica, à bord du team privé AF Corse, a maintenu sa deuxième place devant la #50 de Miguel Molina, auteur d’un très bon départ.

Ce rythme, la Scuderia va réussir à le maintenir durant les premières heures. La première heure, justement, voit le Polonais Robert Kubica ravir la première place à la Ferrari #51. Derrière un podium pour le moment cadenassé par les 499 P, BMW et Cadillac font figure de bons élèves, en trouvant de la performance sur un tracé exigeant pour les pneumatiques. Plus en retrait, mais toujours dans le match pour autant, Toyota et Porsche suivent à distance raisonnable.

Le premier fait important, lui, survient avant le cap des 2h de course. Alors deuxième, Antonio Giovinazzi part en tête-à-queue au virage n°12 en tentant d’éviter le Peugeot #94 de Stoffel Vandoorne. Après une longue immobilisation, l’Italien parvient à ramener l’auto non sans mal, poussée d’ailleurs dans son box par les mécaniciens. L’abandon surviendra quelques minutes plus tard, la faute à un souci de transmission.

Toyota réussit l’undercut sur Ferrari

Les premières salves d’arrêts permettent d’y voir plus clair. Malgré une performance décevante lors des qualifications, les Toyota optimisent aux mieux leurs pneumatiques et affinent leur stratégie pour recoller au peloton de tête. Notamment la #7, la voiture la plus proche de la Porsche #6, leader au classement du championnat pilotes, mais engluée en milieu de peloton.





Et après plusieurs tours à jouer au chat et à la souris, Nick de Vryes profite d’un meilleur arrêt au stand pour prendre l’avantage sur la #83. L’Hypercar japonaise essaie par la suite d’accentuer son avance sur Ferrari, peu après la mi-course.

Loin des débats qui animent la tête de la course, la Porsche cliente du team Jota #12 multiplie les ennuis électriques, la faisant plonger au classement. La Peugeot 9X8 #94, quant à elle, abandonne en milieu de 5e heure de course après une immobilisation en piste entraînant la mise en place d’un Full Course Yellow.

Toyota pénalisé, Ferrari l’emporte

L’autre image que l’on retiendra également de cette course, c’est le contact entre Sébastien Buemi et Kévin Estre. Le pilote suisse, à la lutte avec la Porsche, tasse violemment le Français près des rails de sécurité. Cette manœuvre d’anti-jeu conduit les instances à infliger 30 secondes de pénalité à la Toyota #8. Mais aussi deux points de pénalités sur la licence de Buemi.

Mais une pénalité en cache une autre. Pour ne pas avoir respecter la vitesse au moment du déclenchement d’un drapeau jaune lors de la 5e heure de course, la Toyota #7 de Kamui Kobayashi est contraint d’observer une pénalité de 5 secondes. Suffisant pour permettre à la Ferrari privé revêtue de sa robe jaune de reprendre les commandes de la course.

Avec près de 10 seconde d’avance sur le Japonais, Robert Swartzman doit pour autant lutter pour contenir les assauts de Toyota en fin de course. Et malgré un écart étant descendu sous les deux secondes à deux tours de l’arrivée, le pilote sous licence israélienne tient bon. Avec ses coéquipiers Robert Kubica et Yifei Ye, il offre la victoire à la Ferrari AF Corse #83. La Toyota #7 termine deuxième devant la Ferrari #50 qui complète le podium. Dans le top 5, l’unique Cadillac prend une belle 4e place devant l’Alpine #35 qui signe là sa meilleure performance de la saison. La Porsche #6 prend les points de la 6e place et se maintient en tête du championnat pilotes.

En LMGT3, le Heart of Racing Team domine Porsche

En tête du début jusqu’à la fin, l’Aston Martin #27 du Heart of Racing Team a nettement dominé la course, délivrant une partition sans faute. Alex Riberas, Daniel Mancinelli et Ian James l’emportent face aux Porsche, la #92 du Manthey PureRxcing, toujours en tête du championnat pilotes, et la #91 du Manthey EMA.

Longtemps en lutte pour jouer le podium, la Corvette #82 du TF Sport a perdu de nombreuses minutes suite à sa touchette malheureuse avec la Lamborghini Huracán #85 des Iron Dames en début de course. Au final, l’Américaine couvée par l’entité britannique termine à une frustrante huitième place quand l’Italienne finit 13e.

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