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Rugby à XV

6 Nations Féminin : Pas de Grand Chelem pour les Bleues, battues par l’Angleterre

Sébastien Gente

Publié le

6 Nations Féminin Pas de Grand Chelem pour les Bleues, battues par l'Angleterre
Photo Icon Sport

6 NATIONS FÉMININ 2022 – Après un bon début de match, les Françaises ont été étouffées par une équipe anglaise supérieure, et s’inclinent logiquement (12-24). Le Grand Chelem échappe donc aux Bleues, qui sont tombées sur un os aujourd’hui.

C’était le jour de la grande finale. Les Françaises et les Anglaises s’étaient montrées impeccables durant ce 6 Nations, remportant chacune quatre succès bonifiés. Ce match au sommet déterminerait qui remporterait le tournoi et réaliserait en sus le Grand Chelem. Néanmoins, les Bleues n’avaient plus battu cet adversaire depuis 2018 (sept revers d’affilée). Mais la blessure de la capitaine Britannique Sarah Hunter pouvait troubler quelque peu le XV de la Rose, toutefois invaincu depuis juillet 2019. Pour réaliser l’exploit, les Tricolores enregistraient le retour de leur demi d’ouverture Caroline Drouin, et de l’expérimentée Audrey Forlani.

Le paquet d’avants des Anglaises intouchable

Les Bleues étaient visiblement bien préparées, et ont de plus bénéficié d’un chouia de chance d’emblée, sous la forme d’un en-avant de Zoe Harrison dans son en-but. Les Françaises ont récupéré une mêlée, puis un coup franc bien animé par Laure Sansus. Quelques temps de jeu plus tard, Romane Ménager allait pointer le premier essai entre les poteaux (7-0, 5ème).

Les Anglaises répliquent par leurs avants, après avoir récupéré une touche bien placée grâce à une 50-22. Elle s’y reprennent à deux fois mais finissent par franchir la ligne par Sarah Bern, après un groupé pénétrant (7-7, 12ème). Les Britanniques prennent alors un certain ascendant, et insistent devant. Après une nouvelle pénaltouche, c’est cette fois Abbie Ward qui franchit la ligne (7-14, 18ème). La domination anglaise a pour conséquence un trop grand nombre de fautes tricolores. Ainsi, elles multiplient les pénaltouches et Sarah Bern en profite pour s’offrir un doublé, copie conforme du premier (7-21, 28ème).

Les Françaises sont pourtant loin d’être ridicules, et réinvestissent le camp anglais en tentant de varier le jeu. Agathe Sochat, puis Laure Sansus, passent proches de réduire l’écart. Les Anglaises multiplient à leur tour les fautes, sont acculées sur leur ligne pendant 10 minutes, mais une inhabituelle maladresse en touche empêche les Bleues de concrétiser leur avantage. (mi-temps : 7-21).

Les Bleues se réveillent trop tard

Les Bleues remettent la marche avant en début de seconde période. Elle pilonnent la ligne britannique, et les Anglaises subissent pour finalement récolter un carton jaune à l’encontre de Zoe Harrison, pour en-avant volontaire (44ème). Mais les Françaises continuent de se heurter à une défense adverse hermétique. Les Britanniques gèrent bien leur infériorité numérique (aucun point encaissé), et repartent à l’assaut. Les Bleues sont dominées et concèdent à leur tour un carton jaune pour la même raison que le précédent, à l’encontre de Maëlle Filipon, ainsi que trois nouveaux points (7-24, 60ème).





Une percée magnifique d’Émilie Boulard réveille cependant un Stade Jean Dauger, assommé par la maîtrise anglaise. En infériorité numérique, les Bleues ne renoncent pas, et continuent d’attaquer la ligne. Elles finissent par réduire l’écart après un beau travail des avants, concrétisé par Annaëlle Deshayes (12-24, 68ème). Cet essai réveille les Tricolores, qui doivent cependant marquer deux fois pour avoir une chance de s’imposer. Mais la ligne anglaise ne sera plus percée, et le XV de la Rose remporte le match et font le grand chelem (score final : 12-24) !

Défaite logique pour un XV de France Féminin battu par plus fort aujourd’hui. Les Anglaises ont parfaitement exploité leurs points forts, et repartent de Bayonne avec la victoire et le grand chelem. Pas de quoi rougir pour les Bleues, dominées par ce qui est à ce jour la meilleure équipe du monde. Les Françaises connaissent désormais leurs axes de progression en vue de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, à l’automne prochain.

 

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