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Tournoi des 6 Nations

6 Nations : Une septième cuillère de bois consécutive pour l’Italie ?

Alexandre Jeffroy

Publié le

6 Nations Une septième cuillère de bois consécutive pour l'Italie
Photo Icon Sport

TOURNOI DES 6 NATIONS 2022 – Le prestigieux Tournoi des 6 Nations débute ce week-end. Si la grande majorité des équipes s’affichent comme prétendantes au titre, l’Italie pourrait encore faire figure de dernière de la classe. La sélection transalpine peut-elle espérer mieux qu’une septième cuillère de bois consécutive ? 

Quarante-huit points encaissés en moyenne contre seulement onze points marqués. Ce sont les statistiques édifiantes de la Squadra Azzura lors du précédent Tournoi des 6 Nations. Année après année, la sélection transalpine vit des compétitions cauchemardesques et ne trouve toujours pas la clé pour inverser la tendance. Toutefois, depuis mai, l’Italie a un nouveau sélectionneur à sa tête. En effet, le Néo-Zélandais Kieran Crowley a la lourde tâche de remettre de l’ordre au sein d’une équipe qui reste sur trente-deux défaites de rang et six cuillères de bois dans la tournoi.

Un très gros chantier

Depuis plusieurs mois, Kieran Crowley s’est donc attaqué à un énorme défi. Équipe en perdition sur beaucoup de domaines, le sélectionneur sait que la défense devra être travaillée en priorité avant de voir le reste. « Nous devons nous améliorer dans les phases de contact et sur la discipline aussi. Si on ajoute ces deux éléments à nos prestations, notre défense devrait bien se porter », a expliqué celui qui a entraîné le Benetton Rugby, en conférence de presse. Il est vrai que le Néo-Zélandais a bien fait progresser Trévise ces dernières années et puise majoritairement dans cette franchise italienne pour construire sa sélection.

En novembre dernier, le sélectionneur a effectué ses débuts face aux All Blacks, à Rome. De manière assez inattendue, les locaux n’ont pas encaissé le moindre point avant la vingt-septième minute de jeu. Au final, les Transalpins ont concédé une large défaite (9-47). La semaine d’après, l’Italie s’est inclinée contre l’Argentine (16-37), avant de battre l’Uruguay (17-10), lui permettant de terminer sur une note positive.

Une charnière très attendue

L’année passée, malgré un tournoi calamiteux, l’Italie avait réussi à tirer un point positif : les belles prestations de sa charnière. En effet, dans une équipe en difficulté, la paire Stephen VarneyPaolo Garbisi a surnagé et affichait de très belles promesses pour l’avenir. Ce dernier a même explosé aux yeux du public du monde entier. Dernièrement, l’ouvreur a rejoint le club de Montpellier, où il est titulaire. « Ses performances sur le dernier 6 Nations étaient bonnes. J’espère qu’il va encore s’améliorer, déclarait le sélectionneur. Il monte d’un niveau en rejoignant le MHR, qui joue un jeu différent de l’Italie ou de Trévise (son ancien club). Son défi sera d’adapter son jeu aux joueurs que l’on aura en face. »

Si la charnière devra rester sur sa belle lancée, le reste de l’équipe devra également se mettre au niveau. Pour cette édition 2022, Crowley a nommé un nouveau capitaine. Il s’agit du troisième ligne Michele Lamaro qui compte 27 sélections à seulement 23 ans. Avant la fin de la compétition, les Italiens espèrent aussi un retour de la légende Sergio Parisse. Le troisième joueur le plus capé du rugby mondial n’a plus joué depuis deux ans avec sa sélection et est récemment revenu d’une blessure avec le RCT. S’il engrange du temps de jeu avec le club varois, Crowley pourrait l’appeler afin qu’il réalise son jubilé tant attendu.





Enfin, quelques jours après l’annonce officielle de son groupe, le sélectionneur a fait appel à une pépite venue tout droit de Pro D2. Il s’agit de l’arrière grenoblois Ange Capuozzo, qui se trouve actuellement sur les tablettes du Stade Toulousain. Né et formé en France, il a choisi de jouer pour la patrie dont son père est originaire. A 22 ans, il pourrait être l’une des sensations du Tournoi.

Notre pronostic : une septième cuillère de bois

Malheureusement, encore cette année, on craint que l’Italie ne fasse encore figure de mauvais élève. Après six cuillères de bois, les objectifs sont assez limités. Déjà, il faudrait voir une progression par rapport au tournoi catastrophique de l’an passé. Ensuite, gagner un match ferait du bien à la sélection, mais on ne voit pas quelle équipe pourrait tomber dans le piège transalpin. Une nouvelle fois, l’Italie risque de finir fanny et de relancer le débat, comme tous les ans, sur la relégation au sein du prestigieux tournoi des 6 Nations.

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