7 marathons en 7 jours : Stéphanie Gicquel touche au but


Jeudi dernier, l’athlète française de l’extrême Stéphanie Gicquel, 36 ans, a pris le départ du World Marathon Challenge en Antarctique. Le but ? Courir 7 marathons en 7 jours.

C’est un défi fou dans lequel s’est lancée Stéphanie Gicquel. Athlète de l’extrême et avocate dans la vie de tous les jours, cette Carcassonnaise de 36 ans a pris le départ jeudi dernier du World Marathon Challenge. Le concept ? Courir un marathon par jour pendant sept jours, soit 295km en une semaine, et ce sur les sept continents, l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud étant comptés comme deux continents bien distincts dans ce Challenge. Celle qui détient le record du plus long raid à ski d’une femme en Antarctique depuis 2015 (2045 km en 74 jours parcourus avec son mari Jérémie) touche donc au but, après avoir bouclé le sixième de ces sept marathons il y a quelques heures.

« Un mélange d’aventure et de performance »

L’aventure a débuté jeudi dernier, en Antarctique. Après des étapes en Afrique du Sud, en Australie, à Dubaï et en Espagne, Stéphanie Gicquel et les 41 autres participant(e)s au World Marathon Challenge ont fait escale hier au Chili pour leur avant-dernier périple de 42,195 km, avant de terminer en beauté à Miami. Interrogée par Le Parisien lundi dernier avant l’étape à Madrid, cette avocate au barreau de Paris confiait que cette aventure avait plusieurs buts : « Un mélange d’aventure et de performance. Je fais ça pour me dépasser, pour battre le record. » Un record détenu par l’Américaine Becca Pizzi, qui avait couru 295 km en 27h26 en 2016, soit une moyenne de 3h55 par marathon. Un challenge également motivé par son soutien à l’Association Petits Princes, pour laquelle l’athlète collecte des fonds afin de venir en aide aux enfants malades.

Et à moins de 24h de l’arrivée finale à Miami, Stéphanie Gicquel pointe à la troisième place du classement général, en 22h08. Avec une moyenne de 3h40 par marathon, la Française, championne de France des 24h en 2018, est donc en passe d’atteindre son objectif, après avoir bravé les conditions extrêmes aux quatre coins du monde, entre le froid glacial de l’Antarctique, la forte humidité de Dubaï et la chaleur de l’Australie et du Chili.

Flo Ostermann

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