Romain Bardet : « Il faut interdire les substances qui restent dans la zone grise »
CYCLISME – Dans les colonnes de Cycling News, Romain Bardet (Team DSM) s’est exprimé sur le dopage dans le cyclisme, et notamment sur les produits comme les cétones, qui sont dans une zone d’ombre.
Les cétones font débat depuis plusieurs années. Si le MPCC (Mouvement Pour un Cyclisme Crédible) demande à ce qu’elles soient mises sur la liste des produits dopants, l’UCI les autorise toujours, et plusieurs équipes les utilisent tout au long de l’année. Pour Romain Bardet, il faut plus de fermeté vis-à-vis de ces substances.
Tant que les règles sont trop permissives… C’est le problème. On parle des cétones depuis deux ou trois ans et le MPCC pousse pour que ce soit interdit mais d’autres équipes continuent à dire qu’elles en utilisent. C’est aux autorités antidopage de décider s’il faut les bannir ou pas et c’est le problème car on est dans une zone grise. Les lois sont trop laxistes. On parle énormément de ces substances alors qu’on a juste besoin de les interdire. Il faut interdire les substances qui restent dans la zone grise. C’est bien d’en parler, et c’est bien aussi que les médias en parlent. Pour moi, ça prend toujours trop de temps pour réaliser qu’on a besoin d’être strict sur certains points. Ça a été le cas avec le Tramadol.
Le grimpeur français, candidat à un podium sur le prochain Tour de France, explique aussi que le nombre de contrôles a baissé à cause de la Covid-19, et que ce n’est pas une bonne chose pour l’image de son sport.
Avec toute la suspicion qui a toujours été dans le cyclisme, on doit faire plus pour rendre le sport plus propre avec notamment plus de contrôles et plus de tests.
🎙 Décla / 🇫🇷 @romainbardet (DSM) : « Il faut interdire les substances qui restent dans la zone grise. »
Il regrette qu’on mette « trop de temps avant de se rendre compte qu’il fallait être strict sur certains points ».https://t.co/ovC6jVbyPK
— Renaud Breban (@RenaudB31) November 25, 2021

