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Hockey sur glace

NHL : Le numéro 44 de Chris Pronger retiré la nuit prochaine à Saint-Louis

Maxime Cazenave

Publié le

Hockey sur glace - NHL  Le numéro 44 de Chris Pronger retiré la nuit prochaine à Saint-Louis
Photo NHL

NHL 2021-2022 – Annoncée par les Blues de Saint-Louis au mois d’août dernier, la cérémonie du retrait de maillot de Chris Pronger va avoir lieu dans la nuit de lundi à mardi, à l’occasion de la réception des Predators. Défenseur incontournable de la franchise pendant neuf saisons (1995-2004), le Canadien a durablement marqué le Missouri.

Quelques jours après le retrait de maillot de Dirk Nowitzki par les Mavericks en NBA, c’est au tour d’une franchise NHL d’honorer une gloire du passé. En effet, c’est la nuit prochaine que les Blues de Saint-Louis vont faire monter au plafond de l’Enterprise Center le numéro 44 emblématique de Chris Pronger. Prévu la saison dernière mais reporté en raison des restrictions sanitaires de l’époque, l’évènement tant attendu par les fans de la franchise du Missouri est donc sur le point de se dérouler.

Échangé contre Brendan Shanahan au bout de deux saisons chez les Whalers

Aujourd’hui âgé de 47 ans, Chris Pronger va devenir le huitième joueur de l’histoire de la franchise à voir son maillot être retiré à jamais. Son nom va ainsi fièrement trôner aux côtés de ceux de Bernie Federko, Bob Plager ou encore Al MacInnis. Ancien coéquipier de Pronger entre 1995 et 2004, ce dernier lui a d’ailleurs rendu un vibrant hommage : « Prongs a certainement été le meilleur défenseur avec lequel j’ai joué, et il est avec certitude dans la discussion du meilleur défenseur de tous les temps ». Cela représente une juste récompense pour l’un des défenseurs les plus complets de l’histoire. Si son énorme carrière en NHL s’est étendue sur 18 années, il en aura passé exactement la moitié avec le maillot des Blues.

L’histoire d’amour entre les deux camps a débuté en 1995. A l’époque, Chris Pronger est l’un des défenseurs les plus prometteurs de la ligue. Repêché en deuxième position de la Draft 1993 par les Hartford Whalers, il y effectue ses deux premières saisons en NHL. Si le talent du bonhomme ne fait aucun doute, il est encore considéré comme immature en raison de quelques incartades hors de la glace. Toutefois, les Blues décident de miser sur lui en envoyant la star Brendan Shanahan chez les Whalers dans un échange entre les deux équipes. C’est alors le début de neuf années spectaculaires.

Un défenseur à la fois costaud et habile

Au sein d’une équipe compétitive habituée à disputer chaque année les séries éliminatoires depuis 1979, le jeune joueur considéré comme immature va rapidement s’imposer comme l’une des références en défense. Du haut de son mètre 98, il n’a jamais hésité à user de son physique impressionnant pour faire mal à l’adversaire, que ce soit dans les mises en échec, ou les bagarres. En carrière, Pronger a cumulé 1590 minutes de pénalité en saison régulière. Un total coquet qui ne doit pas faire oublier le formidable joueur complet qu’il était.

Après deux premières saisons solides, il est intronisé capitaine de la franchise en 1997, à seulement 23 ans, le tout fraîchement auréolé d’un titre de champion du monde obtenu avec la sélection canadienne. Si la pression aurait pu étouffer certains joueurs, Pronger se sublime, et fait admirer sa palette en distillant à la pelle les assistances, tout en claquant quelques buts grâce à son lancé extrêmement puissant.





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MVP et meilleur défenseur sous le maillot des Blues

Durant ses six dernières saisons, il compile au minimum 46 points, et atteint même une pointe à 62 durant la mouture 1999-2000. Rayonnant cette saison-là, il affiche le meilleur plus/minus de la ligue (+52), le plus gros temps de jeu (30:18), et reçoit en toute logique le Trophée Norris (meilleur défenseur), mais également le Trophée Hart (MVP). Il faut dire que les Blues disposent cette année-là du meilleur bilan de toute la NHL. Malheureusement, cela sera suivi d’un échec cuisant dès le premier tour des PlayOffs, face aux Sharks.

C’est là la véritable déception des neuf années communes des Blues et Chrs Pronger : les séries éliminatoires. Toujours outsider crédible à la Coupe Stanley, Saint-Louis n’a jamais été en mesure d’aller au bout, ni même d’atteindre les Finales NHL. Pire encore, le joueur n’a disputé qu’à une seule reprise les finales de Conférence, en 2001 (éliminé par l’Avalanche). Les échecs se sont donc enchaînés, tout comme les blessures. Il rate notamment 31 matchs en 2001, et ne prend part qu’à cinq petites rencontres en 2003…

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Une fin de carrière couronnée de succès

Suite à la saison du lock-out (2004-2005), les Blues décident donc de trader leur défenseur star aux Oilers, mettant ainsi fin à une collaboration fructueuse. Chris Pronger a lui continué durant sept saisons à régaler sur les glaces de NHL, décrochant une deuxième médaille d’or olympique avec le Canada, et surtout une Coupe Stanley avec les Ducks en 2007. Cela lui a ainsi permis de rentrer dans le club très fermé du Triple Gold (médailles d’or olympiques et mondiales, Coupe Stanley). Retraité en 2012 à 37 ans suite à une dernière pige à Philadelphie, Chris Pronger a été intronisé au Hall of Fame de la NHL dès 2015.

Près de sept ans plus tard, l’ancien joueur s’apprête donc à de nouveau vivre un moment très spécial. Son numéro 44 emblématique avec lequel il a émerveillé la ville de Saint-Louis va désormais trôner éternellement au plafond de l’Enterprise Center. Pour l’occasion, les Blues de Craig Berube vont tenter de se défaire des Panters afin de faire en sorte que la soirée soit parfaite. Sur le site de la NHL, Chris Pronger a livré son sentiment avant de vivre une soirée marquante :

« C’est un honneur. Ça en dit long sur mon passage ici à St. Louis, et j’imagine que ça démontre ce que j’ai représenté pour l’organisation, ses partisans et la ville. C’est touchant d’être là-haut, de faire partie de l’histoire de cette concession et de voir ton numéro et ton nom être reconnus de la sorte. Ce sera dans l’histoire des Blues de St. Louis pour toujours, donc c’est plutôt spécial. Il y a les numéros 2, 3, 5, 8, 11, 16, 24, et maintenant le 44. »

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