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Football

D1 Arkéma : Le bilan de la saison 2021-2022

Romain Fiore

Publié le

D1 Arkéma Le bilan de la saison 2021-2022
Photo Icon Sport

DIVISION 1 FÉMININE – Après une saison marquée l’année dernière par le premier titre de championne de France du PSG, les Lyonnaises ont repris les commandes du championnat. Retour sur le bilan de la saison, avec les surprises et déceptions de cette année 2021-2022. 

Top : Lyon de retour au premier plan

Les Lyonnaises n’auront laissé que des miettes cette saison. Après avoir dû concéder leur titre au PSG la saison dernière, pour la première fois depuis 2006, les filles de Sonia Bompastor, ex-joueuse de l’OL, ont roulé sur le championnat comme lors de leurs glorieuses années. En ne concédant qu’un seul et surprenant match nul face à Saint-Étienne dans le derby, les Rhodaniennes auront remporté 64 des 66 points possibles en championnat. Bien aidée par un duo offensif composé de Melvine Malard (13 buts, 2 passes décisives) et Catarina Macario (14 buts, 5 passes décisives), la meilleure attaque du championnat fut bonifiée par le retour du Ballon d’Or 2018, Ada Hegerberg. Après 20 mois d’absence pour blessure, elle a rejoué en octobre 2021 et a inscrit 10 buts en 16 matchs cette saison. Un quinzième titre mérité pour l’OL.

La confirmation : Paris FC en Ligue des Champions 9 ans plus tard

Il y aura deux clubs parisiens en Ligue des Champions féminine la saison prochaine. De retour à la 3ème place, pour la première fois depuis 2015, le Paris FC s’est brillamment qualifié pour les barrages de la Coupe d’Europe la saison prochaine, en réalisant une saison pleine de promesse. À la tête du club pour sa quatrième saison, Sandrine Soubeyrand, élue meilleure coach du championnat, s’est appuyée sur un effectif rajeuni à fort potentiel, avec seulement 2 joueuses de plus de 30 ans. Portées par un trio d’attaque explosif, Clara Matéo (11 buts), Ouleymata Sarr (9 buts) et Mathilde Bourdieu (7 buts), les Franciliennes retrouveront la Ligue des Champions pour la première fois depuis la saison 2012-2013, où elles avaient terminé demi-finalistes.

La surprise : Fleury, la révélation de la saison

Qui aurait prédit en début de saison, que les Floriacumoises termineraient à la quatrième place du championnat ? Pas grand monde, hormis ce groupe épatant de joueuses qui aura défié tous les pronostics cette année. Une belle progression pour ce club promu en 1ère division depuis seulement 5 ans, et qui n’avait jamais fait mieux qu’une 7ème place, quand le championnat fut arrêté pour cause de pandémie mondiale. Mention spéciale pour la maestro au milieu de terrain, l’ancienne joueuse de Brighton, Léa le Garrec, qui s’est amusée tout au long de la saison à servir ses coéquipières offensivement. Elle s’est notamment appuyée sur la jeune Polonaise de 22 ans Nikola Karczewska, qui finit meilleure buteuse du club avec 10 réalisations.

Cette dernière, bien aidée par sa compatriote Dominika Grabowska, 23 ans et 5 buts, mais aussi l’Ivoirienne Rosemonde Kouassi, meilleure espoir de la saison (6 buts, 21 ans), est le symbole de la jeunesse qui a permis à Fleury de performer et de devancer des équipes comme Montpellier et Bordeaux. Il faudra désormais confirmer la saison prochaine, pour tenter une qualification en Coupe d’Europe et pérenniser le projet en cours.

Le flop : Bordeaux, une Coupe d’Europe qui aura fait du mal

À l’image de leurs homologues masculins, la saison des Bordelaises est ratée. S’il n’était pas question de relégation pour les filles de Patrice Lair, cette année fut décevante au point de vue des ambitions et de l’effectif affiché en début d’année. Qualifiées en barrages de Ligue des Champions grâce à une belle troisième place acquise la saison dernière, les Bordelaises ont échoué en barrages, aux tirs au but face à Wolfsburg. Un échec qui fera mal mentalement aux joueuses de Patrice Lair qui n’obtiendront que deux victoires lors des six premiers matchs de championnat. En s’inclinant quasi systématiquement face aux équipes mieux classées qu’elle, l’équipe de Bordeaux était trop en retard sur ses concurrentes, et termine à une décevante 6ème place. La saison prochaine sera une année de reconstruction, puisqu’avec la descente de leur homologue masculin, le budget du club sera considérablement baissé, et de nombreuses cadres comme Tainara, Lavogez, Bilbault, Périsset et Snoeijs notamment, devraient quitter le club.





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