Euro féminin : Analyse des forces et faiblesses des Bleues avant d’affronter les Pays-Bas
EURO FÉMININ DE FOOTBALL 2022 – Opposée ce samedi soir aux Pays-Bas pour un quart de finale qui s’annonce serré, la France va tenter de franchir un cap en se qualifiant pour les demi-finales d’un tournoi international. Mais quelles sont les faiblesses et les forces des Bleues ? Analyse.
Les points forts
La profondeur de l’effectif sera un point clé de l’équipe de France. Peu touchées par les blessures, hormis l’absence majeure de son attaquante Marie-Antoinette Katoto, les Bleues ont pour le moment été épargnées par le Covid. Au contraire des Néerlandaises, qui ont dû composer avec l’absence sur blessure de leur gardienne titulaire, Sari Van Veenendaal, de la nouvelle recrue du PSG Lieke Martens, de la défenseure Aniek Nouwen. Mais aussi avec les cas Covid de Jackie Groenen et surtout Viviane Miedema, la meilleure buteuse de l’histoire de la sélection. Si ces trois dernières sont revenues lors du dernier entraînement, nul doute qu’elles ne seront pas à 100%. Au contraire de l’effectif de Corinne Diacre, qui a fait jouer 20 des 23 joueuses qu’elle a à disposition.
L’attaque fait partie des points forts des Bleues. Malgré l’absence de Katoto, avec 8 buts inscrits en 3 matchs, dont 5 lors de la première rencontre, les Françaises ont montré leur efficacité. Même si elles vont devoir faire sans leur vedette, l’attaque française n’est pas en reste. Avec Delphine Cascarino et Kadidiatou Diani sur les côtés, accompagnées de Melvine Malard dans l’axe, la force de frappe des filles de Diacre réside dans la vivacité, la percussion, et les dribbles, des caractéristiques qui ont de quoi faire mal aux lentes défenseures néerlandaises. Avec en sus la capacité de centre de la part des latérales et des ailières, les Françaises devront s’appuyer sur cet aspect pour faire la différence.
La bonne forme et la cohésion pourront faire la différence face aux Néerlandaises. Avec 17 matchs sans défaite, série en cours, dont 16 victoires, les Bleues vont avoir un ascendant psychologique sur leur adversaire qui, sur la même période, a perdu 3 matchs, dont un face à la France au mois de février (3-1). Plus fraîches physiquement, les Françaises vont tenter de marquer dès le début de rencontre, comme lors de leurs trois matchs de poule.
Focus sur le 1/4 de finale de samedi soir ! 🇫🇷-🇳🇱 💪#FiersdetreBleues #WEURO22 pic.twitter.com/LZlBFyNIwZ
— Equipe de France Féminine (@equipedefranceF) July 21, 2022
Les points faibles
Si la première mi-temps est une marque de fabrique de l’EDF, la deuxième mi-temps est beaucoup plus compliquée. Empruntées physiquement en seconde période, les Françaises ont clairement déçu lors des derniers matchs dans cette phase. Même si la seconde mi-temps lors du match face à l’Islande a été la meilleure des trois matchs selon Corinne Diacre, la faible intensité et les buts encaissés ont été remarqués en seconde période. Il va falloir pour les Bleues faire un match complet face à un adversaire de qualité pour espérer se qualifier. Surtout quand on voit la fin de match de feu des Pays-Bas face à la Suisse, avec 3 buts inscrits sur les dix dernières minutes du match.
Retenue dans les flops des premiers matchs de poule, la défense ne s’est pas montrée des plus rassurantes. Entre l’alternance avec Tounkara et Mbock dans l’axe pour accompagner Renard, ces dernières ne se sont pas montrées sereines et ont encaissé des buts largement évitables. En plus de ça, Charlotte Bilbault, placée devant la défense, sans concurrence à son poste, commet trop de fautes, et se montre trop agressive. Néanmoins, si Griedge Mbock est titularisée, ses automatismes avec Wendie Renard, sa coéquipière en club, devraient permettre plus de sérénité, surtout pour Bilbault, placée devant elles. Pour les côtés, si des latéraux comme Périsset et Karchaoui, généreuses dans l’effort sont très efficaces offensivement, il faut qu’elles fassent des efforts défensivement pour épauler leurs axiales, qui vont devoir combler les trous laissés par les latérales.
Dernier point faible, le mental. Avec ce plafond de verre qui menace les Bleues, qui n’ont pas dépassé le stade des quarts de finale depuis les JO de 2012, les Françaises vont devoir enfin réussir à passer ce fameux cap des quarts. La sélectionneuse, adjointe à l’époque de Bruno Bini en 2012, s’est déjà heurtée aux États-Unis en 2019 lors de la Coupe du monde à la maison. Celle qui a changé son approche au fur et à mesure des compétitions, a choisi de se séparer des plus expérimentées comme Amandine Henry, Eugénie Le Sommer et Gaëtane Thiney, pour faire place à la jeunesse et des joueuses comme Katoto, Karchaoui, Malard, Mateo, ou Bacha. Reste désormais à passer au révélateur néerlandais pour prouver les progrès réalisés.



FISCHER
23 juillet 2022 à 10h33
une élimination en bonne et due forme est en vue.si lyon brille en compétition c’est avant tout grâce à ses joueuses étrangères.