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Euro féminin de football 2022

Euro féminin 2022 : Les tops et flops des Bleues lors de la phase de poule

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Euro féminin Les tops et flops des Bleues lors de la phase de poule
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EURO FÉMININ DE FOOTBALL 2022 – La phase de poules de l’Euro est terminée. L’occasion pour nous de revenir sur les tops et flops des joueuses de l’Équipe de France de Corinne Diacre, qualifiée pour les quarts de finale, et qui affrontera samedi les Pays-Bas. 

3 matchs, deux victoires, un nul, sept points et une qualification pour les quarts de finale obtenue. Voilà le bilan plutôt bon de l’Équipe de France féminine, lors de la première phase de cet Euro. Dans une poule jugée abordable et à leur portée, les Bleues ont totalement rayonné lors du premier match face à l’Italie (5-1), considérée pourtant comme l’adversaire la plus forte du groupe. Elles ont ensuite maîtrisé leur rencontre face à la Belgique (2-1) pour se qualifier. Puis, elles ont manqué de chance face à l’Islande dans un match qu’elles auraient dû remporter facilement (1-1). Désormais focalisées sur leur quart de finale face aux Pays-Bas, retour sur les joueuses qui ont marqué des points sur ces premiers matchs, et celles qui au contraire, ont déçu.

Les Tops

Clara Mateo

S’il ne fallait retenir qu’un nom de ces trois premiers matchs, ça serait celui de Clara Mateo. Si elle n’a pas joué le premier match face à l’Italie, elle s’est montrée indispensable lors des deux suivants. Titularisée par Corinne Diacre face à la Belgique elle a impressionné par sa justesse et sa qualité technique, au point de totalement gagner sa place dans l’entrejeu, et de disputer l’intégralité du match face à l’Islande. Son profil atypique, en étant la seule joueuse des Bleues à travailler en tant qu’ingénieure dans l’équipement sportif, en plus de sa carrière de sportive de haut niveau, impressionne. Elle attire l’œil de nombreux médias férus de reportage et d’articles sur elle.

Et si cette attaquante de formation, qui joue ailière en club au PFC, n’a pas encore marqué, c’est parce qu’elle est replacée au milieu de terrain par sa sélectionneuse. Dans un rôle de numéro 10 créatrice sur le flanc gauche d’un milieu à trois, elle profite de sa technicité et de ses qualités pour délivrer des caviars à ses partenaires. Avec 2 passes décisives en deux matchs de l’Euro, et 4 sur ses 4 derniers matchs avec les Bleues, elle aurait même pu être auréolée d’une autre passe décisive si le but de Grace Geyoro n’avait pas été refusé. Désormais totalement installée dans ce milieu aux côtés de Geyoro et Bilbault, la Nantaise va devoir utiliser sa science de la passe et du jeu pour débloquer des situations délicates face aux Pays-Bas.

Grace Geyoro

Pour définir sa performance du premier match face à l’Italie, une certaine phrase de Kylian Mbappé pourrait suffire : « Vous êtes pas content, triplé ». Blessée juste avant l’Euro, Grace Geyoro n’avait pas joué un match de préparation pour se reposer avant la compétition, elle a prouvé dès le premier match qu’elle avait retrouvé ses sensations. Avec son premier triplé en carrière, la milieu de terrain du PSG a démontré toute sa classe et ses qualités offensives aux yeux de l’Europe entière.

Avec trois buts en 45 minutes, la joueuse de 25 ans a impressionné, en montrant toute la palette technique qu’elle possède, finition, placement offensif, technicité et sang-froid. Titulaire face à la Belgique, elle a été un soutien de poids au milieu de terrain, par ses récupérations, et ses projections vers l’avant pour épauler ses attaquantes. Remplaçante pour la faire souffler sur le troisième match, elle a failli marquer un quatrième but dans cet Euro, mais l’arbitre a préféré refuser son but pour une main peu évidente. Pièce maîtresse de l’entrejeu, il va falloir qu’elle affiche les mêmes prestations que face à l’Italie pour aider les Bleues à atteindre leur objectif.

Kadidiatou Diani

Percutante, dribbleuse, mais aussi buteuse, Kadidiatou Diani, démontre lors de cet Euro toutes les qualités qu’elle affiche déjà en club avec le PSG. La troisième meilleure buteuse (13 buts) du championnat de France est une ailière qui sait faire jouer ses coéquipières mais qui sait aussi marquer. En atteste son but contre la Belgique en début de match. Après un centre parfait de Sakina Karchaoui sur le côté gauche, la meilleure joueuse de la saison 2020-2021 a conclu d’une tête pour inscrire son premier but en compétition internationale.

Grâce à ses facilités techniques et ses facultés en dribbles, elle élimine aisément ses adversaires en un contre un, et provoque beaucoup de situations dangereuses. La différence avec Delphine Cascarino, placée sur le côté gauche de l’attaque, c’est qu’elle se montre peut-être plus collective et lucide que sa partenaire. Assez complice sur le flanc droit, avec ses deux coéquipières en club, Geyoro au milieu, et Périsset sa latérale, l’ancienne joueuse de Juvisy arrive à bien combiner avec les dédoublements de Périsset, profitant de ses appels pour dribbler, centrer, ou la servir directement. Reste désormais à afficher une meilleure efficacité devant le but pour cette dribbleuse hors pair.

Sakina Karchaoui

Le véritable feu follet du côté gauche de l’équipe de France est véritablement au niveau de la compétition. Transférée cette saison au PSG, après une pige d’un an à l’OL, l’ancienne Montpelliéraine est devenue en quelque temps une véritable titulaire en puissance chez les Bleues. Cette ailière de formation prouve qu’offensivement elle est l’une des plus dangereuses à son poste dans le monde. Percutante, altruiste et rapide, Sakina Karchaoui a énormément apporté à l’attaque française grâce à ses montées sur le flanc gauche de l’attaque.

Celle qui a quatre poumons n’a cessé de faire des allers-retours dans son couloir pour proposer des solutions à Sandie Toletti lors du premier match, puis Clara Mateo au milieu. On l’a vu avec ses nombreux centres, dont un à destination de Diani contre la Belgique, qui lui offre sa deuxième passe décisive de la compétition, après avoir délivré le ballon à Cascarino lors du troisième but des Bleues face à l’Italie. Elle aurait même pu être auréolée d’une troisième passe, si Melvine Malard n’était pas hors-jeu face à l’Islande. En concurrence avec la très jeune et prometteuse Selma Bacha, une des meilleures joueuses de la finale de Ligue des Champions face au Barça, Sakina Karchaoui sait qu’elle ne peut pas baisser de pied, et va devoir afficher les mêmes prestations lors du prochain match de l’équipe de France si elle veut garder sa place de titulaire.

Les Flops

Aissatou Tounkara

Titulaire surprise lors du premier match face à l’Italie, la joueuse de l’Atlético Madrid a déçu lors de sa prestation. Malgré la large victoire de la France, elle ne s’est pas montrée rassurante au côté de Wendie Renard. Si elle a été préférée à Griedge Mbock dans l’axe par Corinne Diacre, l’ancienne joueuse du Paris FC était attendue sur un poste capital.

De retour de blessure, la Lyonnaise a repris sa place au côté de sa capitaine lors du second match face à la Belgique, elle en a même profité pour inscrire son neuvième but sous les couleurs des Bleues. Pourtant, Corinne Diacre, pour faire tourner face à l’Islande, a remis titulaire Tounkara. Souvent en retard sur les actions et pas assez bien placée, la native de Paris a peut-être laissé passer sa chance d’être titulaire sur la suite de la compétition aux dépens d’une Griedge Mbock plus sereine et complémentaire avec Renard.

Wendie Renard

On l’a connu plus rassurante et plus décisive. L’immense capitaine de l’équipe de France et de l’OL, est une véritable cadre de cette équipe. Si elle apporte sérénité et calme à ses coéquipières, Wendie Renard n’a pas été la plus rassurante en défense. Si elle a permis de lancer de nombreuses fois ses camarades en profondeur ou sur les ailes grâce à ses qualités techniques à la passe, en défense, elle s’est de nombreuses fois fait déborder. En atteste le but encaissé face à la Belgique, où elle est en retard sur l’action.

Habituellement décisive et atout majeur des Bleues par sa grande taille (1,87 m) sur coup de pied arrêté, la numéro 3 n’a pas été aussi précise qu’on l’attendait. Pourtant souvent visée par Clara Mateo, elle n’a réussi qu’une seule fois à être dangereuse dans les airs, mais c’était sans compter sur la défense belge bien présente pour repousser le ballon. Souvent dominée par les Islandaises sur les corners, face à une défense des Pays-Bas athlétique, il va falloir qu’elle retrouve son niveau si elle veut aider ses coéquipières.

Charlotte Bilbault

Atypique dans cet effectif, cette joueuse de l’ombre est essentielle dans le style de jeu que veut instaurer Corinne Diacre. Cependant, dans ce rôle ingrat qu’est la récupération de balle et le ratissage, Charlotte Bilbault effectue encore un peu trop de fautes. Avec une agressivité jugée trop forte, elle provoque trop de situations, qui peuvent être dangereuses pour les Françaises. C’est d’ailleurs elle qui provoque la faute qui amène le but de la Belgique. Une agressivité qu’il faudra maîtriser pour le prochain match, au risque de concéder des actions de but contre les Pays-Bas.

Fan absolu de foot et d'un certain club à l'étoile en bleu et blanc. Amateur de beau jeu et d'Argentins au pied gauche magique. Passionné de sport US (NBA, NFL, MLS) et loyal à la Damian Lillard. Je suis là pour vous apporter tout ce que le sport peut nous donner.

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