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Cyclisme sur route

Circuit Franco-Belge 2022 : Alexander Kristoff s’impose dans un final exceptionnel

Nicolas Mezine

Publié le

Circuit Franco-Belge 2022 Alexander Kristoff s’impose dans un final exceptionnel
Photo Icon Sport

CIRCUIT FRANCO-BELGE 2022 – Lâché par une attaque de Victor Campenaerts à 3 km de l’arrivée, Alexander Kristoff (Intermarché – Wanty – Gobert Matériaux) est revenu du diable vauvert pour s’imposer dans un sprint en petit comité devant Dries Van Gestel, tandis que Campenaerts échoue à la troisième place. 

La 81ᵉ édition du Circuit Franco-Belge (ex-Eurométropole Tour) innove pour cette année 2022, puisque les villes d’arrivées et de départ sont échangées. La course est donc partie de Tournai pour arriver à La Louvière, sur un parcours sur le papier propice pour les sprinteurs, mais qui comportait plusieurs difficultés dans le final. Après 100 km de course, les coureurs devaient effectuer quatre tours sur un circuit final et franchir des obstacles tels que la montée du Bois de Breucq (300 m à 8%), la montée de la Rue du Four à Chaux (600 m à 6.9%), sans oublier l’arrivée située en faux-plat montant. Le tenant du titre, Fabio Jakobsen, était présent sur la ligne de départ, tout comme l’équipe Lotto-Soudal, en manque de points UCI, qui avait inscrit ses deux meilleurs sprinteurs sur la course, à savoir Caleb Ewan et Arnaud de Lie.

Abandons de Girmay, Nizzolo et Ewan

Tim Naberman (Team DSM, Ayco Bastiaens (Alpecin-Deceuninck Developpement), Tom Sexton (Bolton Equities) et Timo de Jong (VolkerWessels Cycling Team) ont pris la poudre d’escampette en début de course pour former l’échappée du jour. À 70 km de l’arrivée, une chute massive est intervenue dans le peloton, Biniam Girmay, Luca Mozzato et Giacomo Nizzolo ont notamment été impliqués. Durement touché, le sprinteur italien d’Israël-Premier Tech a dû abandonné.

Sous l’impulsion des Lotto-Soudal et de Victor Campenaerts, récent vainqueur du Tour de Louvain, l’écart entre le peloton et les quatre hommes de tête n’était plus que de 50 secondes à 60 km de l’arrivée. Remonté sur son vélo après sa chute, Biniam Girmay a, lui aussi, dû mettre pied à terre après sa chute, le peloton perdait là l’un des principaux favoris du jour. La jonction entre le peloton et les échappées a eu lieu à 40 km du terme de cette classique, au moment où Caleb Ewan a abandonné. Pas impliqué dans la chute massive, l’Australien n’arrivait pas à tenir les roues au moment où la pente commençait à s’élever.

Victor Campenaerts au four et au moulin mais ..

À l’amorce du dernier tour du circuit final, la course a pris une autre dimension avec plusieurs attaques orchestrées par des coureurs enclins à attendre le sprint massif annoncé. Loic Vliegen, Filippo Baroncini, Alexander Kristoff, Jasper de Buyst ou encore Dries Van Gestel ont à tour de rôle tenté leur chance, avant qu’un groupe de trois coureurs composé de Kristoff, Van Gestel et De Buyst prennent quinze secondes d’avance sur le peloton à une dizaine de kilomètres de l’arrivée. Dans le peloton, c’est Stan Dewulf pour AG2R Citroën Team et la formation Quick-Steph Alpha Vinyl qui se chargeait de la poursuite. La présence de plusieurs coureurs de la Lotto-Soudal et d’Intermarché-Wanty-Gobert en tête de peloton désorganisait la poursuite, tandis que l’écart des trois hommes de têtes augmentait à vingt secondes. A 3 km de l’arrivée, Victor Campenaerts est sorti du peloton pour rejoindre la de tête avec une facilité déconcertante.

À peine arrivé, le spécialiste du contre-la-montre, qui se transforme en un coureur de classique cette saison, a contré les trois hommes de tête, mettant son coéquipier Jasper De Buyst en difficulté. Seul Dries Van Gestel avait les jambes pour tenir la roue du détenteur du record de l’heure. Les deux hommes se sont regardés aux abords de la flamme rouge, ce qui a permis à Alexander Kristoff de revenir. Plus rapide au sprint sur le papier, le Norvégien s’est imposé dans un sprint à trois, devant Van Gestel et Campenaerts. C’est la quatrième victoire du Norvégien cette saison, la deuxième sur le sol belge après son numéro sur le Grand Prix de l’Escaut.





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