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Coupe du monde de football : États-Unis, les débuts d’une génération dorée ?

Nicolas Evrard

Publié le

Coupe du monde de football États-Unis, les débuts d'une génération dorée
Visuel Dicodusport / Photos Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2022 – Absents surprise de la Coupe du monde en Russie il y a quatre ans, les États-Unis font leur grand retour. Porté par une génération talentueuse, le pays de l’Oncle Sam espère passer un cap et prendre en expérience avant d’accueillir la prochaine édition de l’événement en 2026.

Histoire en Coupe du monde

L’histoire des États-Unis avec la Coupe du monde est récente. Si le meilleur résultat des Américains reste une troisième place lors de la première édition de l’événement en 1930, ils ne l’ont plus disputé qu’à deux reprises entre 1934 et 1986. C’est finalement au début des années 90 que le soccer prend de l’ampleur de l’autre côté de l’Atlantique et que la sélection nationale est présente systématiquement lors de chaque Coupe du monde. Si les Américains ne réalisent pas de grands résultats, ils parviennent tout de même à se qualifier pour les quarts de finale en 2002, en éliminant leur rival historique, le Mexique, en huitième de finale.

Malheureusement, après s’être qualifiés pour six éditions consécutives entre 1990 et 2014, les États-Unis ne parviennent pas à obtenir leur billet pour le Mondial en Russie, la faute à un match nul concédé lors de la dernière journée des qualifications à Trinidad-et-Tobago. Cet échec est vécu comme un véritable séisme au pays et mène à de nombreux changements au sein de la fédération.

Parcours en qualifications

Dans la zone CONCACAF, les États-Unis abordaient les qualifications comme grand favori aux côtés du Mexique et du Canada. Les 3 premiers pays étant qualifiés, et le 4e étant renvoyé au barrage intercontinental, les USA étaient déjà annoncés au Qatar avant même que la première journée ait lieu. Quoi qu’il en soit, s’ils se sont bel et bien qualifiés, les Américains ont connu quelques difficultés pour y arriver.

C’est surtout grâce à leurs performances à domicile que les hommes de Gregg Berhalter ont pu valider leur billet pour le Qatar. Avec un bilan de 19 points pris sur 21 possibles sur leurs terres, ils ont montré qu’ils étaient difficilement battables lorsqu’ils avaient l’occasion de jouer dans leurs conditions. Néanmoins, les résultats à l’extérieur furent bien moins reluisants. En effet, avec seulement 6 points accrochés en 7 matchs, Team USA a vécu un calvaire lors des déplacements au Canada, au Panama ou encore en Jamaïque.

Ce sont finalement avec 25 points que les Américains ont réussi à valider leur qualification pour le Qatar. Mais il n’en aurait pas fallu beaucoup plus qu’ils soient renvoyés en barrage. En effet, le Costa Rica, qui comptait aussi 25 points, n’a terminé derrière Team USA qu’à cause de la différence de buts.





Groupe et XI type des USA

Gardiens : Ethan Horvath (Luton Town/ANG), Sean Johnson (New York City FC/USA), Matt Turner (Arsenal/ANG).

Défenseurs : Cameron Carter-Vickers (Celtic/ECO), Sergiño Dest (AC Milan/ITA), Aaron Long (New York Red Bulls/USA), Shaq Moore (Nashville SC/USA), Tim Ream (Fulham/ANG), Antonee Robinson (Fulham/ANG), Joe Scally (Borussia Mönchengladbach/ALL), DeAndre Yedlin (Inter Miami CF/USA), Walker Zimmerman (Nashville SC/USA).

Milieux : Brenden Aaronson (Leeds United/ANG), Kellyn Acosta (LAFC/USA), Tyler Adams (Leeds United/USA), Luca de la Torre (Celta Vigo/ESP), Weston McKennie (Juventus Turin/ITA), Yunus Musah (Valencia/ESP), Cristian Roldan (Seattle Sounders FC/USA).

Attaquants : Jesús Ferreira (FC Dallas/USA), Jordan Morris (Seattle Sounders/USA), Christian Pulisic (Chelsea/ANG), Gio Reyna (Borussia Dortmund/ALL), Josh Sargent (Norwich City/ANG), Tim Weah (Lille/FRA), Haji Wright (Antalyaspor/TUR).

Le XI type : Turner – Dest, Zimmerman, Richards, Robinson – Adams, Musah, McKennie – Pulisic, Ferreira, Aaronson.

Joueur à suivre : Brenden Aaronson

Si l’équipe américaine est composée de plusieurs joueurs connus en Europe, comme Christian Pulisic, Weston McKennie ou encore Gio Reyna, l’un des joueurs à suivre sera Brenden Aaronson. Arrivé cet été à Leeds, après avoir joué pendant quelques années au Red Bull Salzburg, le jeune médian n’a cessé de grandir ces derniers mois. Il a aussi pris de plus en plus d’importance au sein du onze de Gregg Berhalter suite aux absences répétées de Gio Reyna pour cause de blessure.

Très fort techniquement, il arrive facilement à casser les lignes et à créer des situations dangereuses pour ses coéquipiers. Il a aussi développé depuis son arrivée en Europe de très bonnes capacités à conserver le ballon. Il profite aussi régulièrement de sa rapidité et de son gabarit pour se glisser derrière la défense afin de permettre à son équipe de trouver la profondeur lorsque celle-ci veut construire de derrière, ce que Gregg Berhalter privilégie.

Si sur papier, Gio Reyna est encore un niveau au-dessus d’Aaronson, c’est bien ce dernier qui devrait être titulaire lors du premier match du Mondial face au Pays de Galles. S’il est mis dans de bonnes dispositions, il pourrait d’ailleurs être l’une des révélations de cette Coupe de monde.

Brenden Aaronson au premier plan - États-Unis

Brenden Aaronson au premier plan – États-Unis – Photo Icon Sport

Calendrier

Lundi 21 novembre

20h : États-UnisPays de Galles (TF1, beIN SPORTS 1)

Vendredi 25 novembre à 20h

20h : Angleterre  – États-Unis (TF1, beIN SPORTS 1)

Mardi 29 novembre à 20h

20h : IranÉtats-Unis (TF1, beIN SPORTS 1)

Notre pronostic pour les États-Unis

Bien que les États-Unis puissent compter sur une génération talentueuse, une large majorité des joueurs sélectionnés vivront leur première Coupe du monde. Ce manque d’expérience pourrait coûter cher dans un groupe B composé de l’Angleterre, l’Iran et du Pays de Galles, habitués aux grandes compétitions ces dernières années. De plus, les résultats récents des Yanks face aux formations hors-CONCACAF n’ont pas été rassurants, en témoignent les matchs amicaux contre le Japon et l’Arabie Saoudite en septembre dernier.

Team USA pourrait aussi être plombé par son entraîneur, Gregg Berhalter, qui s’obstine parfois à rester dans un système qui ne convient pas à certains de ses cadres. Lors de matchs serrés, on a aussi eu l’occasion de voir l’entraîneur américain avoir du mal à s’ajuster. Si face à des adversaires de leur région, cela peut passer, mais les Américains n’auront qu’une faible marge d’erreur au Qatar.

Pour leur première participation depuis 2014, les Yanks risquent d’avoir du mal à se sortir du groupe B, et devront à tout prix remporter leur match d’ouverture face aux Gallois pour espérer quelque chose. Sans quoi, un retour au pays pourrait avoir lieu plus tôt que prévu.

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