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Euro de football

Nadia Benmokhtar, une nouvelle vie après le football

Nicolas Jacquemard

Publié le

Nadia Benmokhtar

Nous avons rencontré Nadia Benmokhtar, ancienne footballeuse semi-professionnelle, qui travaille aujourd’hui dans le marketing sportif pour KFC France. 

Nadia, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Nadia Benmokhtar, j’ai bientôt 32 ans et je suis ancienne joueuse de football. J’ai joué en club de 7 à 29 ans dont les six dernières années pour le FCF JUVISY. J’ai eu un diplôme en marketing sportif (Master Orsay puis MBA de l’ISC Paris) et j’ai toujours travaillé pendant ma carrière de joueuse. Depuis que j’ai arrêté je suis responsable sponsoring de la marque KFC et en parallèle je suis consultante football pour Eurosport.

En 2015 tu as arrêté ta carrière de footballeuse professionnelle, pourquoi ?

J’ai toujours fonctionné en double projet, je n’ai jamais été 100% professionnelle, j’étais disons « semi-professionnelle » à Juvisy, avec un emploi du temps un peu aménagé. En 2015, j’ai eu une super opportunité professionnelle avec KFC et ce n’était plus conciliable avec le fait d’aller m’entraîner tous les jours. Je commençais aussi à être un peu fatiguée de cette double activité, c’était très prenant d’avoir un travail intensif en plus d’être joueuse. Je suis restée malgré tout investie dans ce club en tant qu’élue au comité de direction car c’est un club que j’aime, c’est ma famille.

Quel est ton meilleur souvenir sur un terrain ?

Il y en a plusieurs mais dans les plus récents, un match nul qu’on a fait contre Lyon à Gerland (1-1), c’était un petit exploit dans un stade où il y avait pas mal de monde. C’était une année où je ne jouais pas beaucoup et j’ai eu la chance d’être titulaire à ce match là. Un match plein d’émotions à titre personnel. Sur un plan plus collectif, mon meilleur souvenir c’est l’épopée que nous avons fait en Ligue des Champions avec Juvisy en 2013, où nous atteignons la demi-finale. Collectivement cela a été une expérience incroyable.

Aujourd’hui tu es responsable du sponsoring chez KFC France, peux-tu nous expliquer ton rôle exactement ?

KFC est partenaire de la Fédération Française de Football et des équipes de France. Mon rôle consiste à mettre en œuvre ce partenariat en créant des événements, dans les stades et dans nos restaurants, des opérations commerciales et/ou digitales. Je suis en charge de faire vivre ce partenariat auprès de nos clients, dans nos 220 restaurants en France.

Quels sont les prochains gros événements où sera présent KFC France ?

Nous sommes présents sur tous les matchs des équipes de France de Football, avec des jeux pour gagner des places, des animations terrain, le jeu « En Plein dans le Bucket »… Nous avons aussi créé, depuis deux ans, une compétition d’e-sport, la KFC e-football Cup, qui cartonne ! Il y a donc des temps forts récurrents. Sur la fin d’année 2017, nous réservons également des petites surprises dans le domaine du Foot à 5. Ensuite, nous allons commencer à prévoir de belles choses autour des Bleus en vue de la Coupe du Monde 2018.

Est-ce que le football féminin fait partie de la politique de sponsoring de KFC France ?

Bien sûr, actuellement nous avons une offre dans nos restaurants sur des ballons de l’équipe de France. Pour cette opération nous avons aussi bien des affiches avec les garçons qu’avec les filles. Nous avons aussi une animation sur Facebook qui s’appelle « La ligne des Bleues » Un Messenger BOT où tous les fans de l’équipe de France ont la possibilité de laisser des messages d’encouragements aux joueuses de l’équipe de France. Ces messages arrivent directement sur les écrans du camp de base des Bleues pour que les joueuses puissent en prendre connaissance. Cliquer ici pour l’essayer !





Tu es aussi consultante pour Eurosport, comment arrives-tu à concilier les deux ?

KFC m’a donné l’accord pour que je puisse prendre ce rôle de consultante. Souvent les matchs de football sont le soir ou le week-end donc principalement sur mon temps libre. Et exceptionnellement, lorsque les matchs sont en semaine comme pour la Coupe de France masculine, j’arrive à m’organiser pour me libérer.

Je suis très contente de ces fonctions avec Eurosport. Elles me permettent de me tester et de me challenger sur des domaines nouveaux. C’est une expérience extraordinaire qui permet de vivre le football et ses compétitions de l’intérieur. Je me sens chanceuse de pouvoir vivre tout cela.

Que penses-tu de la place de l’Euro féminin sur la scène médiatique du sport français ?

Je trouve que l’on a déjà fait un grand pas ! Certains trouveront que ce n’est jamais assez, mais pour les derniers Euros féminins, nous avions du mal à voir des matchs « en clair ». Pour cet Euro2017, nous avons deux diffuseurs : Eurosport qui retransmet l’ensemble des matchs et France Télévisions qui diffuse certains matchs en prime time avec de très belles audiences. C’est déjà une très belle avancée, le football féminin est très bien servi par rapport à d’autres sports féminins. Evidemment, cela pourrait toujours être mieux mais il ne faut pas être trop gourmand trop vite et savoir se dire qu’il y a déjà de belles avancées. Et si en 2019, les Bleues jouent la finale de la Coupe du Monde en direct sur TF1, nous pourrons toutes nous féliciter d’avoir un peu contribué à cette réussite.

Comment peut-on réussir à faire grandir cette place justement ?

Je pense que ça passe par les résultats, pour que les gens regardent les matchs il faut avoir une équipe de France performante. Je suis certaine que si les Bleues sont en finale, on atteindra des pics d’audience records. Si elles font un moins beau parcours, cela sera plus compliqué. La clé, ce sont les résultats. De l’équipe de France et des équipes françaises (ex : Ligue des champions) qui permettent de remettre régulièrement un coup de projecteur. Les médias font des efforts, il me semble que TF1 ou BeinSports ont acheté les droits pour la Coupe du Monde en France. Le développement passera aussi par la beauté du jeu et les ambassadrices qui se démarqueront pour faire avancer le football féminin. Mais il faudra aussi que les filles conservent leur fraicheur et leur accessibilité qui font la spécificité du football féminin.

Un pronostic pour la fin de cet Euro ?

C’est compliqué car les favorites n’ont pas très bien démarré, mais je pense qu’elles vont se réveiller et je mettrais une pièce sur l’Allemagne. Même si mon cœur penche pour les Bleues et que je souhaite vivement les voir gagner cet Euro.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Avatar

    Martinez

    9 juillet 2024 à 23h18

    Quelle commentatrice ! on se régale à l’ écouter elle est sensationnelle

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