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EuroLigue (J26) : Le Real Madrid inflige à l’ASVEL un cinquième revers de rang

Maxime Cazenave

Publié le

EuroLigue (J26) Le Real Madrid inflige à l'ASVEL son cinquième revers de rang
Photo Icon Sport

EUROLIGUE 2022-2023 – L’ASVEL a concédé sa cinquième défaite successive en EuroLigue face au Real Madrid en s’inclinant 71-75 à l’Astroballe. Longtemps menés d’une dizaine de points, les Lyonnais ont recollé à une possession dans le dernier quart avant de s’effondrer. Depuis le retour dans la reine des compétitions européennes, ils essuient là leur huitième revers successif face au club espagnol.

Déjà quasiment éliminée, l’ASVEL disposait d’une opportunité de retrouver le chemin de la victoire après quatre revers de rang en EuroLigue. Le récent vainqueur de la Leaders Cup faisait face à l’Astroballe à un Real Madrid décimé par les blessures (Fernandez, Llull, Randolph, Yabusele…), mais toujours aussi dangereux. Le tout sans TJ Parker, absent pour cause de problèmes de dos, et remplacé à la tête de l’équipe par son assistant, Morgan Belnou.

Le Real se balade à l’Astroballe

La rencontre part donc sur un rythme plutôt lent, le temps que tout le monde rentre bien dedans. Ce faux rythme latent va finalement convenir aux Madrilènes qui progressivement installent leur attaque derrière la vista de Nigel Williams-Goss à la distribution. L’ASVEL connaît elle en revanche comme bien trop souvent un énorme trou d’air offensif. L’adresse la fuit totalement, tout en mettant en confiance la défense adverse. Imprenables, les Espagnols contrôlent totalement la fin de premier quart. Walter Tavares et Petr Cornelie font leur trou dans la raquette tandis que Williams-Goss continue son récital (10-20). Morgan Belnou et ses hommes se retrouvent alors déjà dans la sauce, minés notamment par un shoot extérieur totalement défaillant (1/12 à la mi-temps).

Le réveil lyonnais intervient via les mains d’un Jonah Mathews (13 points) bien réglé. L’arrière américain claque cinq points de rang, mais son bel élan n’est pas accompagné. Le Real reste de son côté bien en place, sans déroger à son jeu habituel. Au fil des minutes, les blessés sont vite oubliés. Les Madrilènes envoient leur ribambelle d’internationaux pour étouffer un peu plus des Tricolores absents. Dzanan Musa se distingue avec deux filoches extérieures pour conforter l’avance des siens (17-29). Une bonne séquence collective sublimée par le capitaine David Lighty permet de revenir éphémèrement à -6, mais ce Real ne fait pas de cadeau. Il ne perd quasiment aucun ballon tout en restreignant considérablement l’impact d’un Nando De Colo en difficulté. Résultat, le champion de France prend l’eau à la pause (32-47).

Un énorme come-back insuffisant

La reprise est délicate de part et d’autre puisqu’il faut attendre deux minutes avant que Fabien Causeur (14 points) ne relance les hostilités. Cette ASVEL offre une copie bien plus appliquée en défense, mais est toujours incapable de trouver de la régularité de l’autre côté du parquet. Entre pertes de balle, shoots casse-croûtes et Nando De Colo (13 points, 6 rebonds) dépendance, les vieux démons sont de sortie. Le meneur tricolore va quand même livrer un duel de snipers magnifique avec Causeur, les deux joueurs claquant chacun deux shoots extérieurs à la suite (42-57). Pas encore totalement larguée, l’ASVEL enchaîne les filoches pour retrouver de l’espoir avant la dernière période (54-61) grâce à une énergie retrouvée symbolisée par une multitude de rebonds grattés (14 à 6 sur le quart-temps).

Le suspense est même totalement relancé puisque tout le monde s’y met. De Bost à Kahudi en passant par le précieux Alex Tyus, le club lyonnais grappille inlassablement pour revenir à moins d’une possession grâce à un incroyable 18-3 ponctué d’une finition en alley-oop de Retin Obasohan (62-64) ! Malheureusement, le Real n’est pas le perdreau de l’année. La sentence du buzzer final se rapprochant, les hommes forts prennent les choses en main. Gabriel Deck (10 points, 4 rebonds) se signale avec deux gros shoots. En une minute chrono, les troupes de Chus Mateo donnent le coup de collier nécessaire pour assurer le money time, et ce malgré la perte de Walter Tavares entre-temps (64-72).





Ainsi, pour la huitième fois en huit tentatives depuis son retour en EuroLigue en 2019, l’ASVEL s’incline face au Real Madrid, 75-71. 17e et avant-dernier avec un bilan décevant (8V-18D), le champion de France en titre est déjà totalement hors course pour les play-offs, et poursuit son chemin de croix en EuroLigue.

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