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Rugby à XV

World Rugby termine le lancement de la WXV, compétition destinée à faire avancer le rugby féminin

Sébastien Gente

Publié le

World Rugby termine le lancement de la WXV, compétition destinée à faire avancer le rugby féminin
Photo Icon Sport

RUGBY FÉMININ – Afin de renforcer la compétitivité et d’offrir une chance aux nations de développer leurs ambitions, World Rugby termine de mettre en place le WXV, compétition pour que les nations puissent se développer sur le long terme.

La dernière Coupe du monde féminine en Nouvelle-Zélande a été d’un bon niveau, les phases finales offrant du spectacle et du suspense. Mais il n’y avait « que » 12 équipes engagées, ce qui peut soulever des questions sur le développement du rugby féminin. Conscient de cet état de fait, World Rugby accélère sur le lancement de la WXV, décidé depuis plus d’un an, une compétition destinée à offrir des matchs à enjeu à la place des tournées d’automne. Une bonne idée ?

Comment ça marche ?

Concrètement, cela consiste en trois niveaux de compétition, avec six équipes dans chaque division en fonction bien entendu du niveau de performance. Le premier niveau, dans lequel devrait figurer le XV de France, comprendra les trois pays terminant en tête au Tournoi des 6 Nations 2023, et les trois nations de tête du Pacific Four Series, qui inclut la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Canada et les États-Unis. Cette compétition se tient en ce moment même, sur la même période que le 6 Nations.


Les deux divisions suivantes seront composées différemment, mais toujours à six équipes. Il y aura un système de montées et descentes (sauf la première année en division 1) pour conserver un intérêt sportif. Bien entendu, le but avoué est de faire se confronter plus souvent les sélections nationales hors de la Coupe du monde ou du 6 Nations. Il semblerait que la première édition se déroule du 21 octobre au 4 novembre prochain. Sauf tremblement de terre, les Bleues devraient donc intégrer le premier niveau, et cette première édition devrait se dérouler en Nouvelle-Zélande.

Un réel intérêt ?

Bien entendu, en termes de prestige, cela ne remplacera pas la Coupe du monde. Mais les confrontations Nord-Sud, comme chez les hommes, demeurent un must. Et surtout, on peut considérer que cette compétition peut réellement faire avancer le schmilblick. Contrairement à feu les Women’s Super Series. Compétition fermée entre les top nations, elle a eu lieu à trois reprises entre 2015 et 2019, sans que son impact soit visible. D’ailleurs, ce tournoi semble mort et enterré, à cause du Covid bien entendu, mais aussi parce que l’intérêt sportif était maigre, cela ressemblant à des super matchs amicaux.

La WXV prendra place à tous les automnes, sauf les années de Coupe du monde, remplaçant les traditionnels matchs amicaux. Le rugby féminin a besoin de se structurer, et cette décision est un pas dans la bonne direction. Et notamment de lancer un cercle vertueux. Plus d’intérêt, plus de challenge sportif, plus de visibilité, plus de revenus, et ainsi de suite.





En France, le rugby féminin brille avec son équipe nationale, les Bleues ayant terminé en bronze lors de la dernière Coupe du monde. Mais le Championnat d’Élite 1 est mal en point, avec le forfait général de Chilly-Mazarin par exemple. La professionnalisation tarde à arriver, et on ne peut que souhaiter que l’intérêt pour le rugby féminin ne se manifeste pas que pour le 6 Nations ou le Mondial. Les Bleues, par exemple, ont besoin de se confronter aux meilleures nations plus d’une fois dans l’année. Et on guettera les résultats des Françaises, qui pourraient en profiter pour consolider leur place dans l’élite du rugby mondial.

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