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Final Four EuroLigue : Minée par un troisième quart dramatique, l’AS Monaco se fait sortir par l’Olympiakos

Maxime Cazenave

Publié le

Final Four EuroLigue Miné par un troisième quart dramatique, l'AS Monaco se fait éliminer par l'Olympiakos
Photo Icon Sport

FINAL FOUR EUROLIGUE 2022-2023 – Trente ans après la victoire de Limoges, l’AS Monaco ne deviendra pas le deuxième club tricolore à accéder à la finale de l’EuroLigue. Incroyables en première période, les Monégasques se sont ensuite fait démonter par un Olympiakos remobilisé, concédant un insensé 27-2. Comme la saison dernière, le club grec barre une nouvelle fois la route à la Roca Team (76-62).

Vingt-six ans après la dernière participation de l’ASVEL, un club français disputait le Final Four d’EuroLigue. A Kaunas, sur les terres natales de Donatas Motiejunas, l’AS Monaco affrontait l’Olympiakos pour une place en finale de la reine des compétitions européennes. Face au leader de la saison régulière, la Roca Team ne partait pas favorite, mais avec un sentiment de revanche puisque les Grecs leur avaient barré la route en quarts de finale la saison précédente.

La Roca Team met en déroute l’offensive grecque

Dans une salle bondée par les nombreux supporters grecs, l’intensité est extrêmement haute sur les premières séquences. La gonfle brûle les mains, ce qui se traduit par beaucoup de déchets. Côté monégasque, Mike James est comme attendu particulièrement ciblé, ce qui ouvre des brèches à John Brown sous le cercle, mais également à un Jordan Loyd en rythme immédiatement. Présents au rebond offensif et défensivement en place, les joueurs du Rocher prennent les commandes face aux échecs à répétition des Grecs (8-4). Le club du Pirée est en difficulté, et voit les deux membres de sa traction arrière Isaiah Canaan –  Thomas Walkup prendre deux fautes en seulement six minutes. En fin de quart, l’adresse se débloque enfin. James claque deux filoches extérieures auxquelles Vezenkov et Papanikolaou répondent. Mais Monaco vire bien en tête suite à une excellente période (20-14).

Traditionnel joker de luxe et assassin de la Roca Team la saison dernière, Kostas Sloukas peine à avoir son impact habituel. Toutefois, ce début de match catastrophique est effacé par un 7-0 en l’espace d’une minute, la faute à des ballons perdus et un repli hasardeux des hommes de Sasa Obradovic, forcé de couper le jeu (22-22). Ce bref mauvais passage n’entrave pas l’énergie monégasque à l’instar d’un contre sauvage de Donta Hall et d’une défense toujours aussi agressive sur le porteur du ballon et les switchs. Toujours à l’asphyxie, l’Olympiakos craque finalement avant la pause sur deux coups de boutoir d’un Élie Okobo inspiré (38-28). Deux lancers d’un Mike James déjà à 13 points portent même l’écart à +12 (41-29) !

Monaco s’effondre dans le troisième quart en concédant un 27-2 irréel

Au retour des vestiaires, il suffit de deux offensives conclues par des coupes vers le panier pour que la pression ne remonte. L’Olympiakos retrouve son jeu alors que dans le même temps, l’ASM est en panne totale. L’écart bâti à la pause fond comme neige au soleil. En moins de quatre minutes, voilà les Grecs qui repassent devant suite à deux filoches de Sasha Vezenkov et Kostas Papanikolaou, concluant un cinglant 14-0 (41-43). Il faut une interception de Loyd suivie d’un dunk d’Okobo pour stopper la disette.  Mais il s’agira là du seul panier inscrit dans le quart-temps par une Roca Team totalement en-dedans, qui montre un visage affligeant offensivement. De l’autre côté du parquet, les Grecs creusent lentement, mais sûrement l’écart en déroulant leur basket. Le troisième quart est une bérézina totale. Au buzzer, Giannoulis Larentzakis claque un shoot improbable pour boucler la période sur un invraisemblable 27-2 !

Okobo refait naître l’espoir grâce à un trois points immédiat au début de la quatrième période, mais le mal est fait. Face à une équipe en mission pour aller décrocher le titre, l’ASM retrouve du mordant, sans parvenir à effectuer le run nécessaire pour recoller au collectif grec. Les coupes assassines le long de la ligne de touche punissent les oublis défensifs monégasques. Papanikolaou s’en régale, ce qui laisse la Roca Team constamment à plus de trois possessions. À l’intérieur, Moustapha Fall a pris ses aises, et multiplie les dunks. De toute manière, le match est déjà joué depuis le début de la seconde période. Au final, l’Olympiakos décroche sa place en finale au bout d’un money time sans réel suspense, l’emportant 76-62.





Dr Jekyll rayonnant dans le premier acte, l’ASM est devenue un Mr Hyde méconnaissable suite au break (19-43 en deuxième mi-temps). Les passages à vide de cette ampleur sont rédhibitoires à ce niveau, et mettent un terme aux ambitions européennes de la Roca Team.

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