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EuroLeague 2021-2022

Euroleague : L’Olympiakos met fin au rêve de Monaco dans le money-time

Maxime Cazenave

Publié le

Euroleague L'Olympiakos met fin au rêve de Monaco dans le money-time
Photo Icon Sport

Euroleague 2021-2022 – En déplacement au Pirée pour y disputer le match 5 décisif  des quarts de finale d’Euroleague, l’AS Monaco a vu son magnifique parcours prendre fin. Malgré une avance de plus de dix points en première période grâce à l’adresse de Yacouba Ouattara et Paris Lee, les hommes de Sasa Obradovic ont longtemps fait la course en tête. Mais au final, l’expérience des Grecs a fait la différence dans un money-time étouffant. L’ASM s’incline 94-88, malgré un Mike James en double-double, et passe à deux doigts du Final Four.

C’était le grand soir pour l’AS Monaco. En déplacement au Pirée pour y affronter l’Olympiakos, le club du Rocher s’apprêtait à disputer un match 5 décisif dans la bouillante ambiance de la salle de la Paix et de la Liberté. Contrairement au nom de cette dernière, les Monégasques savaient bien que ce match allait plutôt être synonyme de guerre et de chaînes pour décrocher un précieux sésame dans le Final Four de l’Euroleague. Vainqueur de la dernière opposition samedi dernier à Gaston-Médecin, l’ASM disposait des clés pour mettre à mal le club grec.

L’ASM fait la course en tête

Cela n’avait pourtant rien d’évident. Sous les yeux de Kevin Durant ou encore Vasilis Spanoulis, l’ASM concède les quatre premiers points. Mais en l’espace de quelques secondes, un shoot de Donatas Motiejunas et une banderille derrière l’arc de Yacouba Ouattara donnent l’ambiance : cette rencontre s’annonce une nouvelle fois extrêmement serrée. Cela se joue sur des détails, à l’image du choix grec de laisser Motiejunas seul derrière l’arc. Le Lituanien punit cette option, et les Monégasques réalisent un excellent début de match, face à des Grecs qui semblent tétanisés par l’enjeu. Dominateurs au rebond avec un Mike James sérieux à la baguette, les hommes de Sasa Obradovic dictent leur rythme. En délicatesse, les Grecs font preuve de roublardise, à l’image d’un Kostas Papanikolau qui essaye de faire dégoupiller Dwayne Bacon. Ce dernier ne se laisse pas démonter et pousse son vis-à-vis à accumuler rapidement les fautes.

La guerre des tranchées attendue a bien lieu, et se confirme dans un deuxième quart haché par les fautes. À ce petit jeu-là, l’ASM fait la course en tête en étouffant totalement le jeu grec par une défense hermétique. L’Olympiakos reste à portée en allant chercher des points sur la ligne de lancers francs, mais se fait dépasser par des provocations incisives. Paris Lee réalise lui une entrée phénoménale avec une adresse parfaite, et une pression défensive exacerbée. L’ancien manceau claque 12 points en l’espace de six minutes, permettant aux Monégasques de prendre plus de dix points d’avance (30-19, 14e).

Dans la pénalité rapidement au sein de ce deuxième quart, les Grecs trouvent des solutions par Shaquielle McKissic ou Tyler Dorsey. Monaco prend alors l’eau défensivement, mais peut compter sur un Yacouba Ouattara imperturbable derrière l’arc (4/5), et symbole d’une ASM adroite (47% à 3 pts). Ils conservent ainsi sept points d’avance (48-41) au bout d’un deuxième quart-temps prolifique (35-30).

Un run mené par Walkup qui fait mal

Au retour des vestiaires, le scénario de la partie ne change pas. Les fautes s’accumulent, et Yacouba Ouattara fait encore tomber la pluie. Toutefois, moins solides défensivement, les Monégasques prennent l’eau sous les coups d’un Thomas Walkup en feu, et ne parviennent plus à réaliser de stops. Mike James retrouve lui de l’adresse, mais cela n’empêche pas les Grecs de capitaliser au maximum sur un énorme temps fort où ils collent un terrible 9-0 pour reprendre les commandes (56-55, 36ème). Ce sont alors les deux superstars américaines, Mike James et Dwayne Bacon, qui sortent de leur boîte pour stopper l’hémorragie. Avant le dernier acte, l’ASM reprend plus d’une possession grâce à deux énormes ogives de Danilo Andjusic et surtout de Mike James, muet dans l’exercice jusqu’au buzzer du troisième quart (70-66).

C’est donc un money-time grandeur nature qui s’offre à ce match exceptionnel. Rapidement, l’inévitable Thomas Walkup donne le ton en réalisant une action à quatre points. Immédiatement, Mike James répond en décrochant trois lancers francs. L’atmosphère est de plus en plus étouffante au fil que l’étau se resserre. Les deux équipes se tiennent littéralement par le short, et privilégient le jeu demi-terrain pour limiter les transitions. En manque d’adresse, l’ASM compte alors sur un bon rebond offensif pour se donner des secondes chances. Cependant, les Grecs font vaciller le club du Rocher en provoquant un nombre incalculable de fautes. Dans la pénalité avec six minutes à jouer et un Mike James à 4 fautes, les choses se compliquent.

Kostas Sloukas et Tyler Dorsey annihilent les espoirs de l’ASM

Toutefois, l’Américain reste sur le terrain et continue à gérer le jeu avec beaucoup d’assurance. De l’autre côté, Kostas Sloukas en fait de même dans un chassé-croisé aux allures de thriller. L’écart ne dépasse jamais les trois points d’un côté ou de l’autre. Malgré l’accumulation des fautes, parfois généreusement données aux Grecs par le corps arbitral, l’ASM ne baisse pas les bras mais voit l’adresse la fuir au pire moment. Pendant que Kostas Sloukas et Tyler Dorsey plantent des paniers assassins, les Monégasques multiplient les échecs et ne capitalisent pas sur leur présence au rebond.

Relégués à six points dans la dernière minute, les Monégasques ne reviendront pas, et s’inclinent 94-88. Malgré l’immense déception d’être passé à deux doigts du Final Four, cela ne remet en cause une saison d’Euroleague aboutie pour le club de la Principauté. De leur côté, les Grecs affronteront l’Anadolu Efes au prochain tour.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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