Football : ces clubs français historiques qui tentent de renaître
Le sport met souvent en lumière des athlètes ou des clubs suite à des résultats ou des performances probants, mais parfois la chute peut s’avérer cruelle et vous faire tomber dans l’oubli. Nous vous proposons de faire un coup de projecteur sur des clubs de football français historiques, qui tentent de sortir de l’ombre.
Des titres de champions, des trophées soulevés, de belles épopées européennes ou des joueurs de talent formés au club. Ces heures de gloires paraissent être bien loin désormais pour ces clubs ayant marqué le paysage footballistique français tentant de revenir au plus haut niveau. Nous avons choisi de mettre en avant quelques-uns d’entre eux.
Le plus récent : le SC Bastia
Finaliste en 2015 de la Coupe de la Ligue face au PSG qu’il avait battu quelques semaines plus tôt, lors d’un match mémorable pour eux à Armand Cesari (4-2), le SC Bastia allait connaître deux ans plus tard une émotion bien différente. En cette fin de saison 2016-2017, le club corse conclut un exercice très difficile à la dernière place de Ligue 1 pour rejoindre l’échelon inférieur donc, mais pour couronner le tout, suite à une dette de plus de 20 millions d’euros, le club est à deux doigts de repartir… en Régional 2 !
Finalement, c’est en National 3 (anciennement CFA2) que les Bastiais attaquèrent la saison suivante. Après deux saisons à ce niveau, les hommes de Stéphane Rossi ont gagné le droit de rejoindre le niveau supérieur l’an prochain et donc tenter de retrouver un niveau plus en adéquation avec le standing d’antan du club. Mais, et c’est un fait d’actualité, le club corse n’est peut être pas au bout de son calvaire, une affaire de « gros sous » pourrait encore venir gangrener le club qui est déficitaire de 700 000 euros. Le club insulaire est donc rattrapé par son passé, mais pas celui qu’il espérait.

Bastia en mission renaissance – SC Bastia
Le pourvoyeur de talents : l’AS Cannes
Zinédine Zidane, Patrick Vieira, Johan Micoud, Sébastien Frey, Gael Clichy… rien qu’en évoquant quelques-uns des grands noms ayant été formés à l’AS Cannes, cela vous situe ce club. Car bien plus que son palmarès qui se résume à une Coupe de France et deux Coupes Gambardella, le club sudiste a toujours été reconnu pour ses qualités de club formateur. Mais en 2004, le club, qui ne parvenait pas à retrouver la 2ème division après une descente quelques années plus tôt, perd son statut professionnel et doit fermer son centre de formation deux années plus tard.
S’en suivront pour le club des soucis financiers, des rétrogradations de part la DNCG en CFA et jusqu’en DHR (7ème division). Si certaines anciennes gloires sont revenues au club comme Mickaël Madar en tant qu’entraîneur la saison passée ou Johan Micoud en qualité de président, le chemin semble encore long pour les joueurs à la tunique rayée de rouge et de blanc. Ils sont à l’heure actuelle en National 3 et ne peuvent plus prétendre à une montée cette saison.

Zidane à l’AS Cannes – AP
Ils sont sur le bon chemin : Le Mans et Grenoble
Le point commun entre ces deux clubs ? Une ambition qui était grandissante que l’on pouvait caractériser par leur stade. Le MUC 72, à l’époque (2011), était le premier club français à avoir recours au naming avec son enceinte baptisée alors la MMArena. De son côté, en 2008, le GFC 38 inaugurait le stade le plus moderne de France, doté de panneaux photovoltaïques et qui se voulait ultra-connecté, une enceinte qui avait un coût : 75 millions d’euros. Un pari peut-être risqué pour un club qui n’était que 9ème de Ligue 2 à cette époque…
En ce qui concerne les Sarthois, après avoir côtoyé l’élite et connu leurs plus belles années entre 2005 et 2010, ils n’ont pu retrouver cet échelon et le club présidé par Henri Lagarda allait connaître une descente aux enfers. Les buts de Daniel Cousin ou les tacles de Sébastien Corchia seraient à consulter dans les archives pour les amoureux du club. En proie à des problèmes financiers, le club est relégué en division d’honneur. Aujourd’hui les Manceaux évoluent en National et luttent pour accéder aux barrages d’accession en Ligue 2.
Du côté de l’Isère et du GFC 38, suite à des défaillances de son propriétaire japonais, après être descendu en Ligue 2 sur le plan sportif en 2010, le club allait connaître une rétrogradation en CFA 2 sur le plan administratif. Ce club qui aura vu débuter Youri Djorkaeff était donné pour « mort » suite à cette décision. Après des années passées chez les amateurs, les Grenoblois, entraînés aujourd’hui par Philippe Hinschberger, ont retrouvé la Ligue 2 l’an passé et ont réalisé une belle saison : ils sont actuellement 9èmes. Avec pour objectif de retrouver l’élite dans un futur proche ?
L’exemple à suivre : le RC Strasbourg
S’il y a bien un club qui peut donner de l’espoir à toutes les équipes qui connaissent des heures sombres, c’est bien le RC Strasbourg. Descendu en CFA 2 et perdant son statut de club professionnel lors de la saison 2011-2012, le club alsacien a su trouver les ressources nécessaires pour rebondir. Un vrai exemple de reconstruction. Un ancien de la maison, Marc Keller, s’est entouré d’investisseurs pour reprendre le club, mais c’est toute une ville ou presque qui n’a jamais lâché son équipe. En effet, lors de leur saison en CFA 2, l’affluence moyenne était de plus de 6 500 spectateurs, avec un record à 10 880 pour le derby face à Schiltigheim. L’élite retrouvée l’an passé, avec un maintien obtenu en fin de saison, les joueurs entraînés par Thierry Laurey participeront à l’Europa League la saison prochaine. L’ambiance s’annonce des plus chaudes à la Meinau !

Strasbourg, champion de Ligue 2 en 2017 / AFP PHOTO / PATRICK HERTZOG
D’autres clubs comme Sedan, Gueugnon et Boulogne sur Mer auraient par exemple pu être cités en qualité de clubs « déchus », tout comme Amiens ou Reims en ce qui concerne des remontées successives pour accéder à l’élite. Quoi qu’il en soit, pour de nombreux clubs, la gloire d’hier n’est pas forcément celle de demain, mais avec de l’abnégation et de la rigueur, il n’est pas exclu de retrouver la lumière.



Amblard valerie
10 mai 2019 à 13h42
L’entraineur Du sporting club bastiais c’est Stéphane Rossi et oui le club va monter en national 2 et il n’uY a pas d’histoire de gros sous les comptes du sporting sont seins et mieux le club bastiais est le premier club français à créer une scic