Nous suivre
Athlétisme

Athlétisme : Pourquoi la France peut briller sur le relais marche des JO de Paris

Etienne Goursaud

Publié le

Athlétisme - Pourquoi la France peut briller sur le relais marche au JO
Photo Icon Sport

ATHLÉTISME – Le relais marche va faire son apparition aux JO de Paris. Et les Français peuvent être outsiders. On vous explique la formule de cette compétition, la seconde épreuve mixte en athlétisme. Et on fait le point sur les forces en présence.

Une nouvelle épreuve aux JO

Le relais marche, qu’est-ce que c’est ? C’est la nouvelle épreuve instaurée dans le calendrier des JO de Paris. Qui vient en remplacement du 50 km marche qui a totalement disparu, après son ouverture aux femmes lors des JO de Tokyo 2020. Si, dans le cadre des championnats du monde, le 35 km a remplacé la distance mythique, le comité olympique a souhaité instaurer une nouvelle épreuve mixte. Après le 4×400 m mixte, qui a fait son apparition à Tokyo et qui est déjà devenu incontournable. La suppression de la longue distance à la marche ne fait pas l’unanimité.

La formule est simple et est inspirée de l’Ekiden, en course à pied, mais aussi du relais mixte simple, instauré en biathlon depuis peu. Les marcheurs vont effectuer un marathon (42.195 km) en relais. En binôme. L’athlète masculin lancera la course, pour un peu plus de 10 km, avant de transmettre à l’athlète féminine. Qui redonnera au masculin, avant que la féminine ne termine la course. « La distance du marathon a été choisie pour sa popularité déjà existante dans l’athlétisme et pour son lien avec les traditions des Jeux olympiques », confie World Athletics. Les deux athlètes effectueront un peu plus de 20 kilomètres. En plus du 20 kilomètres sur l’épreuve individuelle, qui demeure au programme.

Pourquoi la France peut-elle briller sur le relais marche aux JO ?

Évidemment qu’un relais sous forme d’Ekiden aurait été encore plus profitable à la France. Avec six qualifiés à Budapest, sur 20 ou 35 km marche (Gabriel Bordier, Kévin Campion, Aurélien Quinion, Clémence Beretta, Pauline Stey et Camille Moutard). En sachant que la pire place pour nos représentants a été une 21e place. Si on exclut la disqualification d’un Aurélien Quinion, passé tout proche d’un immense exploit sur le 35 kilomètre marche. Autant dire que la France serait arrivée armée, dans un format avec six relayeurs.

Mais cette configuration à deux marcheurs n’exclut pas la France d’une possibilité de médaille. Que ce soit Gabriel Bordier ou Aurélien Quinion et sans exclure Kevin Campion de l’équation, les hommes ont prouvé qu’ils n’étaient plus si loin du niveau du top mondial. Gabriel Bordier a pris la 10e place d’une course historique à Budapest lors des Mondiaux. En 1h18:59, il a marché plus vite que le champion du monde 2022. Il a eu la malchance de tomber sur une course totalement folle, mais a prouvé que l’on pouvait compter sur lui.

Un choix difficile pour la FFA

Comme Aurélien Quinion. Qui a longtemps été en tête du 35 kilomètres marche, avant de se faire disqualifier. Mais il a porté son record de France en 2h25:57 le 29 octobre dernier. Le public, mais aussi les juges, commencent à voir le Français marcher en tête. Il corrige aussi ses défauts techniques. Il pourrait bien être de moins en moins sanctionné à l’avenir. Dans son cas, on regrette quelque peu qu’il n’y ait pas de 35 km marche à Paris. Il n’aurait pas été loin de la breloque.





Chez les femmes, Clémence Beretta est la leader de la discipline. La recordwoman de France (1h30:20) est en plein progrès. Elle a les armes pour améliorer son propre record, descendre sous les 1h30, et pourquoi pas réaliser les minima (1h29:20). Et cela changerait beaucoup de choses. Et attention derrière à Pauline Stey et Camille Moutard, qui viennent de passer senior et qui ont brillé chez les jeunes, tout en participant avec brio aux Mondiaux de Budapest.

L’Espagne semble intouchable, l’Équateur et l’Italie en menace principale sur le relais marche des JO

En théorie, l’Espagne devrait être intouchable lors du relais. Avec un duo composé d’Alvaro Martin et de Maria Perez, qui sont, ni plus ni moins, les champions du monde du 20 et du 35 kilomètres marche. Sauf pépins et si le duo est au même niveau qu’à Budapest, l’or aura du mal à leur échapper. Ils devraient une nouvelle fois porter la délégation espagnole en athlétisme. Ils ont raflé 4 des 5 médailles à Budapest et propulsé leur pays dans les tops nations mondiales.

L’Équateur, avec Brian Pintado, en argent sur le 35 kilomètres marche, et Glenda Morejon, sera très bien armé. Cependant, Brian Pintado est un poil moins costaud sur 20 kilomètres, avec une 7e place, « seulement », 33 secondes devant le Français. L’écart est plus conséquent chez les femmes, avec Glenda Morejon, qui a bouclé sa course en 1h27:40, près de trois minutes devant Clémence Beretta. Il faudra considérablement combler l’écart pour espérer matcher avec le pays d’Amérique Latine. Attention à l’Italie, avec Francisco Fortunado, 11e à Budapest, deux secondes derrière Gabriel Bordier. Et qui a surtout Antonella Palmisano, 3e des Mondiaux, avec ses 1h27:26, qui est championne olympique. Là aussi, il faudra combler l’écart sur la course féminine.

Pour le reste, c’est vraiment ouvert. Le Japon connaît un creux sur une discipline dans laquelle ce pays a été très fort. Pas de top 10 chez les hommes et chez les femmes. La France peut regarder les Japonais dans les yeux. Le Brésil sera également redoutable, avec le duo Caio Bonfim (3e en 1h17:47 à Budapest) et Viviane Lyra (8e, en 1h28:38), voire Erica De Sena (13e en 1h29:53).

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *