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Les 5 plus grandes victoires surprise en 2023

Sébastien Gente

Publié le

Les 5 plus grandes victoires surprise en 2023
Photo Icon Sport

SAISON SPORTIVE 2023 – Comme souvent, une année débouche sur des surprises, et Dicodusport a sélectionné les 5 plus marquantes de l’année. 

L’Allemagne sur le toit de la planète basket

Une Coupe du monde de basket, c’est une évidence : les États-Unis sont les favoris naturels. Bien que dotés d’une équipe sans superstar, mais avec des joueurs en devenir solides, les USA ont laissé filer le titre pour la deuxième édition consécutive. Mais contrairement à 2019, quand les Bleus avaient disposé d’une équipe désorganisée, cette fois, le revers est totalement inattendu, tant on n’attendait pas l’Allemagne, éternel outsider, mais qui n’avait jamais réussi une telle performance, même pendant les années de présence de l’immense Dirk Nowitzki.

Souvent contesté en NBA, Dennis Schröder, futur MVP, a pris son pays sur ses épaules pour faire chuter le géant américain au terme d’un immense match. Et non contente de cet exploit, la Mannschaft l’a confirmé en finale en dominant la Serbie, qui semblait inarrêtable par son jeu collectif léché. Les Allemands ont délivré une finale de haut niveau, resserrant la défense pour triompher avec peu de noms très connus, mais une cohésion sans faille pour mériter son titre d’équipe. En récompense, le premier titre mondial de son histoire.

Laurence Saint-Germain, l’inattendue

Pour la dernière course féminine des Mondiaux de ski alpin, l’immense favorite, comme souvent, était Mikaela Shiffrin. L’Américaine venait de gagner le géant, et a confirmé sa forme ascendante en dominant la première manche du slalom. 19 centièmes d’avance sur Wendy Holdener et 61 sur Laurence Saint-Germain. La Canadienne surprenait, déjà, en lice pour un podium alors qu’elle n’avait jamais fait mieux que 6e en Coupe du monde. Mais il suffit d’une course…

Sa deuxième manche est un modèle de solidité, là où de nombreuses slalomeuses n’auront jamais pu trouver le rythme. Elle coupe la ligne en tête, assurant une médaille d’ores et déjà incroyable, mais le meilleur est à venir. Holdener enfourche rapidement, puis Shiffrin passe totalement à côté – comme quoi, c’est possible – et rate sa manche, sauvant sa 2e place, mais laissant Laurence Saint-Germain connaître son jour de gloire. Première Canadienne championne du monde depuis la fameuse Mélanie Turgeon en 2003, et la preuve qu’un exploit est toujours possible.

Marketa Vondrousova désespère la Tunisie

En 2022, Ons Jabeur a connu sa première finale de Grand Chelem à Wimbledon, mais a laissé échapper un titre à sa portée. Cette fois, la « Ministre du Bonheur » semblait insubmersible, ayant pris sa revanche sur Elena Rybakina avant de terrasser nulle autre que Aryna Sabalenka en demi-finales. Face à Marketa Vondrousova, la Tunisienne semblait enfin capable d’accrocher un titre majeur à son palmarès, sauf que…



Sauf qu’en face, c’était une revenante prête à saisir sa chance. Finaliste de Roland-Garros 2019, la Tchèque a connu de nombreuses années de galère depuis, entre grosses blessures et problèmes personnels. Ce qui rend son exploit – première joueuse non tête de série lauréate de Wimbledon dans l’ère Open – encore plus incroyable. Après avoir sorti Jessica Pegula entre autres, elle réalise une finale empreinte de sérieux et de solidité, gardant la maîtrise de ses émotions pour lever les bras et frustrer une nouvelle fois une Jabeur friable mentalement. Un retour sur le devant de la scène que personne n’avait vu venir.



Luca Brecel, le cauchemar des Anglais

Une anomalie. Le snooker est un sport so british, une grande tradition qui a perduré depuis 1927, date de création des Championnats du monde. Une compétition annuelle toujours remportée par une nation à consonance britannique, et l’on s’attendait à ce que ce soit une nouvelle fois le cas, les grands favoris venant comme toujours du Royaume-Uni. Un prétendant surprise, cependant, est venu troubler l’ordre établi : Luca Brecel.

Jamais la Belgique n’avait disposé d’un tel joueur. Tête de série n°9, il a gagné ses deux premiers tours d’extrême justesse, et personne ne le voyait vaincre la légende Ronnie O’Sullivan en quarts de finale. Après avoir dominé The Rocket, il a sorti le surprenant Chinois Si Jiahui avant de terrasser en finale le n°2 mondial Mark Selby et écrire l’histoire. Premier champion du monde d’un pays hors Commonwealth, un tremblement de terre incroyable dans le microcosme du snooker.

Sepp Kuss, la loyauté et le talent

Depuis son arrivée chez la Jumbo en 2018, Sepp Kuss tenait un rôle d’équipier modèle. L’ange gardien des leaders de la formation néerlandaise, le dernier rempart en montagne, un rôle loué par tous ses coéquipiers qui en ont tiré les bénéfices à de nombreuses reprises. Et après avoir emmené Primoz Roglic vers le succès sur le Giro puis Jonas Vingegaard au même résultat au Tour de France, on l’imaginait faire de même avec ses deux leaders lors de la Vuelta.

Mais il a prouvé qu’il avait la stature d’un vainqueur de Grand Tour. Vainqueur de la 6e étape, il prendra le maillot rouge deux jours plus tard. On s’attendait alors à une décision d’équipe, voire à un fléchissement de l’Américain, mais il va s’accrocher et emporter l’adhésion de toute son équipe, convaincant ses coéquipiers et son staff qu’il fallait miser sur lui pour permettre à la Jumbo-Visma de gagner les trois Grands Tours avec trois coureurs différents. De quoi rempiler sur le long terme, et connaître surtout son jour de gloire. La victoire de Sepp Kuss, c’est la récompense de la fidélité.

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