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Sport français 2024 : Les paris de la rédaction

Louka Lesueur

Publié le

Sport français 2024 Les paris de la rédaction
Photos Icon Sport

SPORTS FRANÇAIS – L’année 2024 s’annonce très sportive. Avec un calendrier ultra-fourni et les Jeux Olympiques de Paris en ligne de mire, de nombreuses performances sont attendues. Les sportifs tricolores ne manqueront pas d’opportunités pour faire briller le drapeau français. La rédaction de Dicodusport vous propose une sélection d’athlètes, tous sports confondus, sur lesquels elle mise cette année.

Adam Siao Him Fa pour une première médaille mondiale

Tout naturellement, après une année 2023 resplendissante, le patineur français sera très attendu. En janvier, il est devenu le 5ᵉ Français champion d’Europe de l’histoire. Il remportera ensuite le Trophée de France (avec un nouveau record de France) et la Coupe de Chine, devançant des patineurs tels que Yuma Kagiyama, vice-champion olympique et surtout le double champion du monde Shoma Uno.

Le Tricolore en a profité pour se faire un nom parmi les meilleurs mondiaux, et peut voir grand cette année. Il va avoir l’occasion, la semaine prochaine, de conserver son titre européen en Lituanie, du 8 au 14 janvier. Mais, surtout, le Bordelais tentera de décrocher le podium lors des Mondiaux de Montréal au mois de mars.

Julian Alaphilippe de retour au sommet

Après une année 2022 catastrophique, marquée par des virus à répétitions, puis par des chutes (Liège-Bastogne-Liège, et la Vuelta notamment), l’année 2023 n’a guère souri au double champion du monde.

Seulement deux victoires, sur la Faun Ardèche Classic, puis lors de la deuxième étape du Critérium du Dauphiné. Sur toute son année, il n’entrera que 10 fois dans le top 10. Cela s’explique aussi par son changement de rôle au sein de la Soudal Quick-Step. Précédemment leader, il fut cantonné l’année passée au rôle de coéquipier. Pourtant, l’envie de croire en son retour est grande. Avec trois objectifs principaux annoncés qui sont les Strade Bianche, Milan-San Remo et le Tour des Flandres, Alaphilippe ne manquera pas d’occasions de briller de nouveau, surtout sur ces terrains qu’il affectionne particulièrement. Forcément, il devra faire face à la concurrence toujours plus forte des Pogacar, van der Poel et autres Van Aert.

Roland-Garros : Des Bleus sur le devant de la scène

On le sait, les dernières années ont été compliquées pour le tennis tricolore. Encore plus si l’on se concentre uniquement sur le tournoi majeur français. Les statistiques sont difficiles : les huit dernières années, un seul quart de finale chez les messieurs et trois huitièmes. Chez les femmes, deux quarts et un huitième.





De plus, on atteint la fin d’une ère avec la retraite de Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon et prochainement celle de Richard Gasquet et Gaël Monfils. Et chez les dames, les prometteuses Kristina Mladenovic et Caroline Garcia peinent à se maintenir au plus haut niveau (Garcia a réalisé une grande année 2022, mais a peiné en 2023 et n’y arrive pas en Grand Chelem). Mais une belle génération arrive et laisse à penser que les successeurs de Pierce et Noah ne sont plus très loin.

En 2023, plusieurs Tricolores se sont distingués. Si Adrian Mannarino, vainqueur de trois titres ATP, est sur la fin de sa carrière, Ugo Humbert, Arthur Fils, ou encore Luca Van Assche forment de grands espoirs. Humbert a notamment remporté, l’année passée, le titre à Metz, et a terminé 20ème et meilleur français. Fils a gagné à Lyon et obtenu une finale à Anvers. Van Assche, à l’aise sur la terre battue (vainqueur de Roland-Garros junior en 2021), qui a fait son entrée dans le top 100, possède ses chances lui aussi.

Jeux Olympiques de Paris : Rugby à 7, Romane Dicko et Alice Finot

L’immense événement olympique, se tiendra à Paris, et on croit en ces Français. D’abord, le rugby à 7, hommes et femmes. Les dames, elles, ont déjà prouvé, que ce soit en Coupe du monde, aux Sevens World Series, et surtout aux Jeux Olympiques de Tokyo. Auteures d’une nouvelle saison de bonne facture en 2023, les Bleues, vice-championes olympiques en titre, ne cessent encore de progresser, et font plus que jamais partie des favorites pour Paris 2024.

Les hommes, eux, ont un palmarès moins fourni. Septièmes à Rio en 2016, non qualifiés pour Tokyo, les Bleus tardent davantage que leurs homologues féminines à progresser. Seulement, cette année, la sélection de Jérôme Daret accueille un petit nouveau, et pas des moindres, puisqu’il s’agit d’Antoine Dupont. L’un des meilleurs joueurs du monde de rugby à XV se lance dans un nouveau défi et rejoint l’équipe de septistes pour tenter de décrocher une breloque à Paris.

Alors qu’il a effectué son premier entraînement mercredi dernier avec ses nouveaux coéquipiers, tout s’est bien passé pour le joueur toulousain. Selon Daret, Antoine Dupont possède les qualités nécessaires au rugby à 7, et pourrait apporter beaucoup, notamment dans son analyse des mouvements, sa rapidité et sa capacité de franchissement. Une chose est sûre, il porte haut les espoirs du rugby à 7, et nous laisse penser que les Bleus peuvent faire quelque chose de beau à domicile.

Coupe du monde de rugby à 7 Les Bleues dominent les Américaines et se parent de bronze !

Coupe du monde de rugby à 7 – Les Bleues dominent les Américaines et se parent de bronze ! – Photo Icon Sport

Côté tatami, c’est sur Romane Dicko que l’on mise, et pas pour le bronze ou l’argent, mais bien pour l’or. Le bronze, elle y a déjà goûté, à Tokyo, dans sa catégorie des +78 kg. L’or olympique aussi finalement, mais par équipes. Non, ce que veut la judokate de 24 ans, c’est le Graal olympique, à la maison. Et tout porte à croire que cela devrait arriver. Parce qu’il faut dire qu’elle en a fait du chemin en 3 ans : championne d’Europe et championne du monde en 2022, de nouveau reine d’Europe en 2023, vainqueur de plusieurs Grands Slam, mais aussi deux fois des Masters.

Celle qui se faisait surnommer la Teddy Riner féminine » s’est fait un nom et sans comparaison possible ! C’est peut-être un des paris les moins risqués que nous vous proposons, mais, tout de même, la concurrence sera rude pour la licenciée au PSG Judo. Notamment chez les Nippones, avec Akira Sone, championne olympique à Tokyo, Idalys Ortiz la Cubaine en argent à Tokyo et en or à Londres. Mais aussi la Turque Kayra Sayit.

Sur la piste du Stade de France, c’est vers Alice Finot que l’on va se pencher. Car depuis 2021 et son éclosion argentée aux Europe de Torun (Pologne) sur 3 000 m steeple, la native de Montbéliard a affolé les chronos et frôlé les exploits. En mai 2022, elle bat le record de France de Sophie Duarte, vieux de 13 ans. Elle améliorera largement ce record de France en qualification des Mondiaux de Eugene (États-Unis). Qualifiée pour la finale, elle terminera 10ème en ayant chuté dans la dernière rivière.

Mais c’est à Budapest (Hongrie) que l’athlète tricolore va faire frémir l’athlétisme tricolore cette année. En finale, rapidement distancée par les cadors, on se dit que la course sera longue pour elle. Mais nous étions bien loin du compte, car la Française va faire parler son énorme finish et terminer 5ème de la course, première Européenne et surtout avec un record national pulvérisé, à 9:06.15 (ancien record de 9:14.34). Le podium en Hongrie n’était finalement qu’à six secondes, et comme elle ne cesse de progresser, l’athlète au parcours atypique a tout pour briller à domicile.

 

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