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Rugby à XV

Top 14 : Et si l’USAP s’invitait en phase finale ?

Etienne Goursaud

Publié le

Top 14 : Et si l'USAP s'invitait dans les phases finales ?
Photo Icon Sport

TOP 14 2023/2024 – En grande forme en ce moment, l’USAP a quasiment validé son maintien. Et peut rêver en grand en cette fin de saison.

Il y a un mois, tout le monde aurait rigolé si on avait dit que l’USAP était candidate au Top 6. Mais en cette fin de mois d’avril, plus personne ne rigole. Et encore moins en Top 14. Demandez au LOU, écrasé ce samedi après-midi à Aimé Giral. Une bonne rouste 51-20 et une victoire bonifiée pour les Catalans. Les voilà 8èmes de Top 14. Avec onze points d’avance sur Montpellier, 13e et barragiste. À cinq matchs du terme, sauf immense catastrophe, Perpignan a validé son maintien en Top 14. Mais peut vraiment viser mieux. Les Usapistes ne sont plus qu’à trois points de La Rochelle, qui occupe la 6e place.

Que de chemin parcouru pour cette équipe, qui avait commencé le championnat de façon catastrophique. Quatre défaites de rang, dont deux à domicile. Défaite à la maison 7-29 en ouverture, contre le Stade Français, dominée à Clermont 38-14, explosée au Racing 59-10 et encore largement battue à domicile contre Pau. Zéro point en quatre matchs et beaucoup leur prédisaient déjà une relégation en Pro D2. Les choses se sont totalement inversées et cette équipe sans complexes est une vraie candidate au Top 6. On vous explique pourquoi.

Une dynamique exceptionnelle

Si Perpignan a entamé sa saison par quatre défaites, les Perpignanais restent sur quatre victoires de rang. Un succès contre Toulouse (27-17), une victoire capitale à Oyonnax, et deux succès bonifiés contre Castres (43-12) et Lyon (51-20). La victoire sur le terrain d’Oyonnax a sans doute marqué un tournant. Car l’USAP s’est alors définitivement libérée de la 14e place, qui relègue directement en Pro D2. Une pression en moins, avant deux réceptions. Qui se sont soldées par deux démonstrations. Cette équipe de Perpignan joue sans complexes et surtout, joue très bien au rugby. Et est invaincue à domicile depuis la 5e journée inclue.

Cela tombe bien, il lui restera deux réceptions. Celle d’un Clermont en difficulté, mais encore en Challenge Cup, et qui devra faire des choix. Et Bordeaux-Bègles, qui ferraille actuellement pour accéder à la phase finale. Et son prochain déplacement, sur la pelouse d’un Montpellier malade, offre déjà un autre tournant dans la saison. En cas de victoire, l’USAP comptera entre 14 et 16 points d’avance sur son adversaire. Un match, sur le papier, qui n’est pas injouable pour les Catalans. Qui se déplaceront également à Bayonne, chez les invincibles de Jean Dauger. Et à Pau. Où cela pourrait ressembler à une finale… pour la phase finale.

De belles armes en attaque, mais aussi en défense

Et si Perpignan brille collectivement, c’est qu’elle possède de magnifiques armes. Le paquet d’avants est emmené par un Posolo Tuilagi qui a vraiment pris une nouvelle dimension cette saison, mais qui est loin d’être le seul à briller dans le huit de devant. Offensivement comme défensivement, à l’image de Patrick Sobela, son 3e ligne aile. Meilleur gratteur de ce championnat (13 ballons grattés), mais aussi 5e meilleur plaqueur de Top 14, avec 190 plaquages en 19 matchs. Derrière, c’est aussi solide. Et l’USAP peut compter sur son serial marqueur Tavite Veredamu. Celui qui est aussi caporal-chef de la légion étrangère, effectue une saison exceptionnelle à 34 ans. Deuxième marqueur d’essais du Top 14, en ayant franchi onze fois la ligne vers la terre promise.



Mais aussi un Tommaso Allan, qui n’est pas étranger à la bonne dynamique de son équipe. En engrangeant les points. 10.1 par match en moyenne cette saison, la 3e moyenne du Top 14. Des points, des essais, qui propulsent Perpignan à la 5e place des attaques en Top 14. Avec 500 points marqués. Et 3e équipe en nombre d’essais marqués (64, soit plus de trois par match). Globalement, l’USAP est bien placée dans la plupart des statistiques offensives. Mais c’est aussi une équipe qui sait embêter ses adversaires. En attestent les 78 ballons grattés cette saison. Près de quatre par match.



Place forte du rugby français jusqu’au milieu des années 2000, l’USAP peut-elle renouer avec son glorieux passé ? Réponse dans cinq matchs. Et si les Catalans ne terminent pas dans le top 6, on rappellera que le Top 8 qualifie en Champions Cup.

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