Rugby test-match : La Nouvelle-Zélande domine encore l’Angleterre à l’Eden Park
RUGBY TEST-MATCH INTERNATIONAL – Dans un match à haute intensité, les All Blacks ont dominé le XV de la Rose (24-17). Les Anglais n’ont pas démérité, ont même mené (17-13) avant de craquer dans le dernier quart d’heure.
Un match amical ? Que nenni. En effectuant une nouvelle fois leur Haka le plus guerrier, le Kapa o Pango, la Nouvelle-Zélande a prévenu. Ce match contre l’Angleterre ne serait pas à galvauder, bien qu’il ne soit « qu’un » test match. Les All-Blacks avaient envie de marquer leur territoire. Ils ont réussi à le faire sur le terrain, non sans mal, face à des Anglais qui peuvent ressortir plus que satisfaits de ces deux matchs, bien qu’ils n’aient pas réussi à l’emporter. Petit bonheur par procuration pour les Bleus, qui restent la dernière équipe à avoir triomphé à l’Eden Park. C’était il y a 30 ans, avec l’essai du bout du monde de Jean-Luc Sadourny.
Marcus Smith artilleur anglais double passeur
À la surprise générale, les Anglais ont basculé en tête à la pause. Et pourtant, conformément à un vieux dicton, ce ne sont pas eux qui ont tiré les premiers. Bien que test-match de juillet, ce choc respirait fort l’intensité d’un match de Coupe du monde. A l’image d’une première séquence de 1:40, où le ballon a navigué dans chaque camp. Mais la domination est bien néo-zélandaise en ce début de match. Avec des avants qui prennent le dessus sur les Anglais. Et, après une longue séquence dans les 22 mètres adverses, ce sont finalement les arrières qui débloquent la situation. Rieko Ioane est le premier à vraiment franchir la ligne dans les 22 mètres. Mark Tele’a, l’homme de la dernière coupe du monde, se saisit du ballon et va aplatir en funambule en coin (7-0, 13e).
Touchés mais pas coulés, les Anglais vont répliquer immédiatement. Sur une inspiration, la première, de Marcus Smith. Qui, avec son jeu au pied, trouve directement Immanuel Feyi-Waboso, qui élimine son dernier défenseur (7-7, 15e). C’est le début du show du défenseur (cinq courses et 29 mètres parcourus ballon en main, mais aussi quatre plaquages dans le premier acte). Qui délivrera une seconde passe décisive avant la mi-temps.
Après un gros temps fort anglais et plusieurs temps de jeu, l’ouvreur anglais profite d’un avantage en cours pour ajuster un nouveau coup de pied. Tommy Freeman domine dans les airs Mark Tele’a et va aplatir. Marcus Smith donne l’avantage à l’Angleterre à la pause (13-14). Ce même ouvreur qui, de part un retour défensif héroïque sur Rieko Ioane, avait empêché le deuxième essai néo-zélandais (20e). Une action à l’image de la domination globale des Néo-Zélandais, mais qui ont pêché à l’approche de la zone de marque. Avec des soucis en touche, et ce diable de Maro Itoje qui a intercepté trois ballons adverses.
Les Anglais peuvent avoir des regrets
Les Anglais dominent désormais mais sont imprécis et impatients. Des ballons jetés et même si Marcus Smith donne quatre points d’avance à son équipe (13-17, 49e), ce sentiment que cette domination (60 % d’occupation et 56 % de possession à la 55e) n’est pas récompensée. Et face aux Blacks et dans l’Eden Park, toute occasion de tuer le match non saisie est bien souvent punie dans la foulée. Néanmoins, il faudra saluer les velléités de jeu des Anglais, qui étaient en déplacement dans un des stades les plus hostiles au monde. Mais ce manque de réalisme est symbolisé aussi par cette dernière munition gâchée en touche (79e). Et une défense héroïque de Beauden Barrett, sur la dernière munition. Ce dernier, facteur X de la Nouvelle-Zélande.
Les Néo-Zélandais, eux ont bien saisi leur chance pour renverser une partie un temps mal embarquée. Beauden Barrett, entré en jeu, perce le rideau adverse et entre dans les 22 mètres. Le détonateur a changé le visage de son équipe à son entrée en jeu. Il sert Mark Tele’a qui s’offre son doublé et permet à son équipe de reprendre la main (18-17, 62e). L’essai qui a libéré la furia all black qui vont se déchainer et enchaîner les vagues.
33 ans et Beauden Barrett prend encore des intervalles avec de la vitesse 🥹 pic.twitter.com/o2H4RR5vvd
— Gauthier Baudin (@GauthierBaudin) July 13, 2024
Des vagues qui déferlent sur la défense anglaise. Mais récompensées que de trois points (21-17, 69e). Des Néo-Zélandais pragmatiques et qui ont travaillé une configuration match officiel en prenant chaque occasion de prendre les points. Comme si la volonté était vraiment de simuler un match couperet. Damian McKenzie, avec réussite, offre sept points d’avance aux siens (24-17, 75e). Défaillant la semaine passée (50 % de réussite), l’ouvreur n’a manqué qu’un de ses six coups de pied ce samedi. Des points qui ont fait toute la différence au final.
A win at Eden Park! 🖤
Thank you for a huge battle @EnglandRugby 🤝
Ngā mihi#AllBlacks pic.twitter.com/MWkd62phLH
— All Blacks (@AllBlacks) July 13, 2024


