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Facteur chance dans différents sports : Où le hasard a-t-il le plus d’Influence ?

Nicolas Jacquemard

Publié le

Facteur chance dans différents sports Où le hasard a-t-il le plus d'Influence
Photo Icon Sport

Pour réussir dans le sport professionnel, il faut s’entraîner dur et réaliser des performances de haut niveau. Cela vaut aussi bien pour le football que pour le golf ou le tennis. Pourtant, en tant que spectateur, on a parfois l’impression que le hasard décide de l’issue d’un duel. En effet, de petites touches peuvent souvent suffire à assurer une victoire ou une défaite sur le fil.

Dans certains sports, la chance a toutefois un peu plus d’influence. Dans le sport automobile, par exemple, les pilotes profitent d’une défaillance du leader, et dans le football, un but de dernière minute peut tout faire basculer. La performance et l’état d’esprit du jour restent toutefois les facteurs les plus importants.

La chance dans le football confère au sport de nombreuses émotions

Un dicton bien connu dans le football dit que le match n’est pas terminé tant que l’arbitre n’a pas sifflé. En effet, même à quelques secondes de la fin, un but peut encore être marqué. Il faut bien sûr un peu de chance pour marquer un tel but à la dernière minute.

Mais à y regarder de plus près, il en va du sport comme du casino en ligne, car la chance repose en fait sur des probabilités. Le fait qu’un penalty soit encore sifflé à la dernière minute de jeu n’a en effet rien à voir avec la chance. Comme il est tout simplement très improbable, le penalty est finalement perçu par les supporters comme de la chance ou de la malchance.

En principe, le football est plutôt serré, ce qui fait qu’un seul but peut faire la différence entre la victoire et la défaite. Il en va tout autrement au volley-ball, par exemple. Ici, de nombreux points sont marqués pendant toute la durée du match, la meilleure équipe ayant généralement déjà pris une certaine avance avant la fin. Si le score reste serré jusqu’à la fin, la chance peut également faire la différence.

Grâce à des techniques supplémentaires telles que la VAR ou l’IA pour les décisions de hors-jeu, la chance est devenue nettement plus rare dans le football. En effet, les décisions erronées de l’équipe arbitrale sur le terrain peuvent désormais être corrigées a posteriori, ce qui devrait garantir une plus grande équité.





La forme du jour est souvent décisive

Bien qu’il y ait parfois des favoris évidents dans le sport, c’est toujours l’outsider qui gagne à la fin. Mais c’est cette imprévisibilité qui rend le football, le tennis et autres sports si passionnants. Ce n’est qu’à la fin du match que l’on sait qui sortira vainqueur. Le fait que les favoris ne soient parfois pas à la hauteur de leur rôle et que les outsiders fassent soudain preuve d’une performance de premier plan dépend avant tout de la forme du jour.

C’est surtout dans les sports individuels que cela revêt une grande importance, car un athlète décide seul de son succès ou de son échec. Dans les sports d’équipe en revanche, la mauvaise performance journalière d’un joueur peut être nettement mieux compensée. Dans le football, par exemple, il est même possible de remplacer un mauvais joueur.

Mais la forme du jour en elle-même ne dépend pas non plus de la chance, mais est déterminée entre autres par la préparation. Les athlètes suivent généralement un programme quotidien très précis pour être ensuite dans les meilleures conditions. Un mauvais sommeil ou des maux de tête, par exemple, peuvent avoir une influence négative sur les performances.

Le momentum existe-t-il dans le sport ?

On parle souvent du momentum dans le sport. Il s’agirait d’un court laps de temps pendant lequel la chance est du côté d’un joueur ou d’une équipe. En y regardant de plus près, la bonne performance soudaine n’a toutefois que peu de choses à voir avec le hasard, même dans ce cas. En effet, la plupart du temps, la reprise survient toujours lorsque l’adversaire devient incertain. Par exemple, lorsqu’une équipe de football marque un but, cela donne généralement un coup de fouet.

Pendant les 10 à 15 minutes qui suivent, l’adversaire, qui a été déstabilisé par le but encaissé, est mis sous forte pression. Il y a donc plus de chances qu’un deuxième but soit marqué dans la foulée.

Dans le jeu de fléchettes également, on connaît le momentum, lorsqu’un joueur rate soudainement plusieurs lancers et que son adversaire revient d’autant plus fort d’une mauvaise passe. Certes, des stars comme Michael van Gerwen savent mieux gérer de telles situations, mais même les meilleurs joueurs du monde ne sont pas à l’abri d’une brève baisse de forme.

En fin de compte, la manière dont on gère ces brefs revers ou les situations imprévues est donc aussi une question de mental, surtout dans les sports individuels. Si l’on se laisse déstabiliser en tant qu’athlète, on risque de subir la malchance. Si l’on garde la tête froide, on peut en revanche mettre la chance de son côté.