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Basket-ball

Basket : 2024, un cru historique pour les équipes de France

Maxime Cazenave

Publié le

Basket : 2024, un cru historique pour les Équipes de France
Photo Icon Sport

BASKET – Tout au long de l’été, les différentes équipes de France ont brillé, des U16, jusqu’aux sélections seniors. Au point de signer tout simplement l’été le plus prolifique de l’histoire du basket tricolore. Tour d’horizon de ces deux mois de folie.

Si la FFBB peine à faire l’unanimité, cette dernière peut tout de même entrevoir un horizon brillant. Depuis plusieurs années, une quantité astronomique de joueurs compétitifs explose chaque année, ce qui permet désormais de compter sur une densité de joueurs affolante. À l’aube de la reprise de saison, cela se traduit par deux records symboliques : celui du nombre de joueurs en NBA (14), mais également en EuroLigue (29). Ce qui fait 43 joueurs français engagés dans les deux plus grandes ligues de basket au monde.

Les Bleus se rapprochent du titre olympique

Cette densité s’est fait sérieusement ressentir au moment où Vincent Collet a dû composer sa liste de 12 joueurs, mettant sur la touche des joueurs établis, au profit d’une nouvelle génération brillante qui est en train de s’imposer. Durant les Jeux Olympiques, Victor Wembanyama, mais aussi Matthew Strazel et Bilal Coulibaly, ont apporté un nouveau souffle bienvenu, au moment de dire adieu à la génération Batum – De Colo, et en attendant le chant du cygne prochain d’Evan Fournier et Rudy Gobert. Cet assemblage semblait pourtant aller droit dans le mur suite à une campagne de préparation inquiétante, et à une phase de poules du même acabit.

Mais avec des ajustements et une identité mise en adéquation avec les forces du moment, le sélectionneur a rétabli le tir pour mener ces Bleus jusqu’en finale. Finale où l’or aura été envisageable jusqu’à ce que Stephen Curry ne tue le match à lui seul dans le money time. Les Tricolores sont donc doubles vice-champions olympiques, et s’imposent comme la menace principale pour Team USA à l’avenir, aux côtés du Canada.

Les Bleuets cartonnent avec deux titres au compteur !

Comme si cela ne suffisait pas, les prochaines générations en couveuse dans les sélections de jeunes regorgent également de talents variés, en qualité comme en quantité. Si les résultats sont habituellement en dents de scie dans ces compétitions estivales, les Bleuets ont cette fois fait honneur à leur statut de favoris dans quasiment toutes les compétitions.

Les U20, menés par le polyvalent intérieur Zacharie Perrin qui a réalisé un tournoi de patron, ont raflé l’or, s’offrant notamment le scalp de l’Espagne en quarts de finale. Les U16 du meneur de poche Aaron Towo-Nansi et d’un autre intérieur dominant, Cameron Houindo, ont roulé sur la concurrence pour ajouter un deuxième titre. Seuls les U18 ont échoué en quarts de finale, et sont rentrés bredouilles. Et ce, malgré la présence du phénomène de Saint-Quentin, Nolan Traoré, attendu dans le Top 3 de la Draft NBA 2025.





Au-delà des résultats, l’addition de talents que représentent ces équipes de jeune est exceptionnelle, et laisse entrevoir un réservoir absolument démentiel pour les prochaines années. La France manque de meneurs ? Traoré et Towo-Nansi débarquent à vitesse grand V. De soutien à l’intérieur ? Perrin et Houindo vont faire des ravages. Peu importe ce qu’il manque, une solution arrivera sous peu.

Le basket féminin suit le mouvement

Ce qui est magnifique avec le basket français d’aujourd’hui, c’est que ce constat est également valable pour les équipes féminines. Comme les hommes, les femmes ont réalisé des Jeux Olympiques fabuleux. Et ce, du début à la fin. Contrairement à leurs homologues, les filles de Jean-Aimé Toupane ont livré une phase de poules sérieuse avant de se hisser jusqu’en finale. Si l’écart de niveau avec Team USA semblait encore plus abyssal que chez les hommes, ces Bleues ont fait mentir les experts. Grâce à une défense de fer, elles auront fait douter une sélection invaincue depuis 60 matchs sur la grande scène. Il aura manqué seulement quelques centimètres à Gabby Williams pour pousser le match en prolongation.

Quatre équipes féminines pour quatre finales !

Malgré la déception, ce tournoi permet aux Bleues d’accrocher une deuxième médaille d’argent olympique de rang. Le statut des Tricolores a évolué, et la passation de pouvoir a commencé à se produire. Miyem n’est plus là, Gruda a été écartée avant de raccrocher les sneakers, tandis que Chartereau va faire une pause. Cela laisse des places à une jeunesse émergente, symbolisée par Dominique Malonga, Janelle Salaün, Marine Fauthoux et Leïla Lacan. Là encore, le réservoir est hors norme, et stimulé par des résultats étincelants chez les jeunes.

Ainsi, les filles sont passées à deux doigts de réaliser un incroyable triplé. En U20, la génération portée par Marine Dursus ou encore Manoé Cissé a fait un sans-faute avant de battre l’Espagne en finale pour réaliser le back-to-back. Les U18 de Téa Cleante et Nell Angloma en ont fait de même. Seules les U16 ont échoué en finale, battues par la Finlande. Le bilan comptable est donc exceptionnel pour les Bleuettes avec deux titres et une médaille d’argent ! En cumulé avec ce que les garçons et les seniors ont ramené, la France a raflé quatre titres et trois médailles d’argent en huit compétitions disputées. Seuls les Coupes du monde U17 (4e place pour les Bleuettes, élimination en 8e pour les Bleuets) constituent de légère des déceptions, loin d’entachées un été royal, bourré de promesses pour les prochaines années.

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