Nous suivre
Rugby à XV

Top 14 (J7) : Le Stade Toulousain impitoyable sur la pelouse de Pau

Etienne Goursaud

Publié le

Top 14 (J7) : Toulouse impitoyable sur la pelouse de Pau
Photo Icon Sport

TOP 14 2024/2025 – Pragmatique et diablement efficace sur ses situations, Toulouse domine Pau au Stade du Hameau (14-22). Après deux semaines compliquées, Toulouse a encore une fois remis les pendules à l’heure et reprend provisoirement la tête de championnat. Alors que la Section Paloise marque le pas à domicile. Et recule à la 9e place.

Au soir de la défaite contre Castres, la deuxième de rang pour le Stade Toulousain, certaines sonnettes d’alarme ont été tirées devant ce qui est une anomalie statistique. Deux semaines plus tard, les voyants sont repassés au vert. Comme quoi, il ne fallait pas faire tomber la cabane sur le chien. Encore plus ce samedi soir, après ce match bien maîtrisé et une victoire au Stade du Hameau de Pau, qui n’a jamais pu vraiment trouver de solutions. Des Palois qui peuvent se mordre les doigts, car ils ont eu les occasions de faire douter leur adversaire. Mais la différence de maitrise était tout de même flagrante dans cette rencontre.

Toulouse pragmatique et efficace dans le premier acte

Toulouse n’a pas été spécialement brillant dans ce premier acte. Le Stade Toulousain a même parfois subi les impacts des Palois. Mais voilà, Toulouse est devant au score à la mi-temps. Deux essais. Un en début de premier acte. Et un en fin ! Deux essais qui illustrent aussi toute la palette que peut offrir le rugby. Le premier sur un enchaînement de passes et un ballon qui vit. Avec des avants et des arrières en relais. Et si Paul Costes est repris avant la ligne, Jack Willis la franchit (0-7, 4e). Le deuxième, sur une bonne cocotte, après une touche. Un maul qui a inexorablement avancé, jusqu’à propulser Julien Marchand en terre promise (7-15, 34e). Pour creuser l’écart et mener de huit points à la pause.

Mais, entre temps, Pau a quand même réussi à concrétiser sa domination. Par un jeu de pick & go, jusqu’à ce que Daniel Bibi Biziwu fasse exploser son vis-à-vis pour aplatir au pied des poteaux. Alors que la défense toulousaine était sous oxygène depuis de longues minutes. Mais cela reste un maigre butin pour des Palois qui ont tenu le ballon et ont eu l’occupation. Mais ont commis beaucoup trop d’approximations, notamment dans la moitié de terrain adverse. Et pourtant, sur les impacts, la Section Paloise a été intéressante, gagnant des duels et mettant la défense toulousaine sur le reculoir. Mais Toulouse a su faire bien avec peu (15 défenseurs battus à 7 et 258 mètres parcourus ballon en main, contre 198).

Pau a manqué les opportunités de retour

Et cette inefficacité, elle se poursuit dans le second acte. Un ballon rendu à Toulouse, alors que les Palois sont dans les 22 mètres adverses (43e). Un en-avant de Théo Attissogbé à moins d’un mètre de la ligne d’essai toulousaine (46e). Tant de munitions rendues aux Toulousains qui n’en demandaient pas tant, mais qui ont été sérieux en défense (91 % de plaquages réussis), ce qui n’a pas toujours été le cas contre l’UBB et Castres. Et à force d’attaquer et de rater, les Béarnais ont fini par s’essouffler. Physiquement et mentalement. La force des grandes équipes est aussi de savoir faire le dos rond. Dans des conditions climatiques compliquées, avec les fortes pluies qui ont secoué le Béarn cette semaine, difficile de faire du jeu. Et après avoir fait le dos rond, Toulouse a porté le coup de grâce.

Entré en jeun Guillaume Cramont profite d’une merveille de « chistera » d’un Antoine Dupont qui prouve, lui, qu’il a encore de l’essence après 64 minutes, pour sa première titularisation de la saison. Et du génie dans les mains. Pour propulser son coéquipier vers le 3e essai (7-22, 65e). Et saper définitivement le moral des Palois. Et même si Thibault Daubagna parvient (enfin) à trouver l’ouverture, sur une action parfaitement exécutée des Palois (14-22 ,78e), la révolte est arrivée trop tard. Mais prive Toulouse de toute chance de chercher un bonus offensif en fin de match. Mais les Toulousains ne feront pas la fine bouche après avoir saucé les Béarnais.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *