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Top 14 (J4) : L’UBB fait tomber Toulouse et prend la tête

Etienne Goursaud

Publié le

Top 14 (J4) : L'UBB fait tomber Toulouse et prend la tête
Photo Icon Sport

TOP 14 2024-2025 – L’UBB crée la sensation en s’offrant un succès sur la pelouse Stade Toulousain, qui n’avait pas perdu à domicile depuis deux ans et demi. Une victoire 12-16, au terme d’une performance collective de haut-vol, dans un match de très grande qualité. L’affront de la finale du Top 14 est quelque peu lavé, tandis qu’il n’y a plus d’équipes invaincues en Top 14.

Si vous êtes un amateur de rugby et que vous êtes neutres, vous pouvez regretter que le scénario de la finale du Top 14 2023-2024 entre le Stade Toulousain et l’Union Bordeaux-Bègles ne soit pas le même que le match de ce dimanche soir entre les deux équipes. Car ne vous fiez pas à ce petit score 16-12. Ce match a été d’une intensité et d’une qualité digne du choc promis entre deux mastodontes du Top 14. Mais aussi à suspense. Jusqu’à la dernière minute, l’identité du vainqueur n’était pas connue.

Et, à la surprise générale, c’est l’UBB qui domine Toulouse sur sa pelouse. Au terme d’une prestation aboutie. De quoi consoler quelque peu les cœurs des supporters bordelais, encore meurtris par cette finale à sens unique. Surtout, cela permet aux Bordelais de prendre les commandes du Top 14. Il n’y a plus d’équipes invaincues en Top 14.

L’UBB renverse le premier acte en trois minutes

Le Stade Toulousain avait-il envie de faire revivre le cauchemar aux Bordelais ? C’est ce que la première séquence du match a pu laisser penser. Plus de six minutes de possession quasi non-stop des Toulousains. L’UBB est sur le reculoir et concède des pénalités. Sur l’une d’entre elle, Ugo Boniface, le pilier de l’UBB, écope d’un carton jaune. Il s’est rendu coupable d’un plaquage en position de hors-jeu et proche de sa ligne d’essai.

Double coup dur pour l’UBB qui encaisse un essai dans la foulée. Sur la touche, le maul se structure, mais le ballon est rapidement écarté. Thomas Ramos prend le périphérique bordelais et trouve sur l’aile gauche Blair Kinghorn (7-0, 7e). On doit l’avouer, au vu de l’intensité mise par Toulouse, on a un peu peur pour les Bordelais.

Cet essai sera les seuls points toulousains de ce premier acte. Car ils vont quelque peu relancer l’UBB, qui elle, n’avait vraiment pas envie de prendre une rouste. Toulouse fait des erreurs, à l’image de ce carton jaune évitable de Blair Kinghorn, coupable d’un plaquage haut sur Arthur Retière (16e). Un carton jaune qui va coûter cher. Puisque l’UBB va exploiter les erreurs adverses.

Deux relances un peu présomptueuses qui se traduisent en deux turnovers bordelais. Ajoutez-y toute l’inspiration de Louis Bielle-Biarrey et vous avez la recette d’une mi-temps qui se renverse. Celui qui a été repositionné à l’arrière ce dimanche soir, perce le rideau adverse et s’arrache pour inscrire le premier essai de l’UBB (7-8, 19e). Puis hérite d’un ballon et met de nouveau les gaz, avant de retrouver Maxime Lucu, qui n’a plus qu’à aplatir (7-13, 22e).





Toulouse tentera bien de se remettre la tête à l’endroit. En tentant de reproduire ce qui avait marché en début de match. Mais symptomatique de leur impuissance, Paul Graou commet un en-avant tout proche de la ligne d’essai de l’UBB. Offensivement, comme défensivement, ce fut bien compliqué pour les Toulousains. Alors que l’UBB fait le match qu’il faut et sait exploiter tout ce que son adversaire lui donne. En faisant preuve de sérieux et surtout de discipline, hormis sur les sept premières minutes.

Une dernière défense héroïque de Bordeaux

C’est l’éternel débat du sport. Une équipe défend-elle bien parce que l’autre attaque mal ? Ou une équipe attaque-t-elle mal parce que l’autre défend bien ? Le fait est que la bataille est remportée par l’UBB en ce début de second acte. Et s’ils passent la majeure partie de ces dix premières minutes à défendre, ils se montrent à la fois vaillants et disciplinés. Arthur Retière, arrivé en provenance de la Haute-Garonne cet été, gratte un ballon précieux dans ses 22 mètres, qui anéantit une longue séquence du Stade Toulousain (46e). Dans la foulée, les Toulousains perdent de nouveau le ballon, dans les 22 mètres adverses. Maxime Lucu les repousse à 80 mètres (48e). Et les minutes s’égrènent et le piège bordelais semble se refermer sur Toulouse. La possession et l’occupation ne sont pas en faveur de l’UBB, mais le score l’est toujours.

Forts de cette belle défense et du score en leur faveur, les Bordelais s’enhardissent et commencent à occuper. Et il faut un retour défensif exceptionnel de Romain Ntamack pour propulser Enzo Reybier en touche, alors qu’il filait à l’essai (61e). Quel retour défensif de l’international tricolore. En football, on parle parfois d’un arrêt qui vaut un but. On est clairement dans une situation analogue.

C’est un premier tournant du match. Toulouse renverse la vapeur. Et la défense si solide des Girondins se fissurent. Les pénalités s’enchaînent. Et Peato Mauvaka conduit et conclut un maul victorieux. Mais l’UBB est encore devant, car Thomas Ramos ne transforme (12-13, 70e). Le second tournant, c’est la pénalité monumentale de près de 55 mètres, transformée par Mateo Garcia, entré en jeu (12-16, 75e). Pourtant, le Stade Toulousain a tenté de se ruer en touche. Mais comme un symbole, le maul, qui avait été à l’origine des deux essais toulousains dans la partie, a été défendu à merveille par les Bordelo-Béglais. Et quelque temps de jeu plus tard, ils récupèrent une pénalité. On est dans le temps additionnel. C’est la délivrance.

Une première défaite à domicile depuis deux ans et demi pour le Stade Toulousain. Après 33 matchs sans revers sur sa pelouse. Et ce n’est pas volé pour l’UBB.

 

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